Electrolab Il faut utiliser les choses comme elles doivent etre utilisees… ou pas !

19Nov/17Off

Our next rocket: Betelgeuse

Posted by Damien Hartmann

Le travail a commencé sur la prochaine fusée expérimentale de l'Electrolab, baptisée Bételgeuse, du nom d'une étoile située dans la constellation d'Orion. Au passage, l'équipe "fusex" a été renommée Electrolab Ad Astra, et compte maintenant une dizaine de membres, ainsi que sa propre page Facebook.

Forts de l'expérience accumulée avec le lancement de l'Alpha Rocket, et de nouveaux membres dans l'équipe, nous avons des ambitions à la hausse pour Bételgeuse. Lors d'une visioconférence qui s'est tenue le 30 octobre dernier, nous avons statué sur les différents segments de cette fusex. 3 éléments en particulier seront novateurs pour nous :

  • un système de séparation, qui permettra de détacher à l'apogée la coiffe du premier étage. L'objectif est de commencer les études sur une fusée bi-étage, et en 2019 passer à une fusée avec un deuxième étage propulsé.
  • un parachute contrôlé pour la descente, avec pour objectif de pouvoir atterir sur un point précis au sol.
  • une charge utile dans la coiffe qui n'est pas développée par l'équipe, mais par des élèves de BTS du lycée Jean Perrin à Saint-Ouen-l'Aumône. Deux modules sont prévus, un tube pitot pour la mesure d'accélération, et un module de trajectographie.

Jusqu'à fin décembre, le travail est maintenant principalement consacré au design des différents segments. La méthode empirique de design est d'ores-et-déjà utilisée au lab pour la conception du parachute, inspiré par une voile rogallo du type de celle du parachute Beamer. Merci aux différents contributeurs occasionnels qui se joignent aux travaux, pour contribuer à une tâche ou une autre !

  

 

Derrière les travaux sur Bételgeuse, nous avons maintenant un objectif long terme qui oriente nos travaux et la conception des fusées : développer un lanceur open source permettant de mettre en orbite basse des nano satellites. C'est un objectif ambitieux, et la partie du moteur est un sujet épineux à traiter. Mais s'il y a bien une chose que nous avons apprise avec l'Alpha Rocket, c'est qu'avec de la persévérance et de la passion, on peut atteindre n'importe quel objectif !

 

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29Juil/17Off

We have a lift-off!

Posted by Damien Hartmann

Après deux ans de travail et au terme d'une semaine de travail acharné et d'ascenseurs émotionnels violents, nous y sommes arrivés : la fusée expérimentale Alpha Rocket de l'Electrolab a décollé !

Il n'y avait pas forcément grand monde qui y croyait : lors de la dernière Rencontre des Clubs Espace de l'année, le point de passage organisé par Planète Sciences (PlaSci) pour valider que les projets de fusée pourront être lancés lors de la campagne nationale C'Space de mi-juillet, notre suiveur de projet nous avait fait remarquer que ce serait seulement au prix d'un immense coup de collier dans la dernière ligne droite que nous arriverions à lancer. Et il est clair qu'en voyant encore à l'époque les quelques pièces éparses, nous n'étions nous-mêmes pas hyper confiants sur notre capacité à défier la gravité...

Mais c'était sans compter l'esprit de combativité qui a animé l'équipe, qui s'est battue comme Rocky Balboa pour sortir des cordes et arriver au bout des nombreux obstacles qui restaient encore. L'un des gros sujets a été la découpe de la porte d'éjection du parachute, réalisée par découpe plasma, et sur laquelle j'ai dû longuement m'exercer avant de me lancer, rempli d'appréhension, dans la découpe du tube final. Je n'avais pas le droit à l'erreur, nous n'avions pas de tube de remplacement !

Finalement, avec le support psychologique de Nico et Zakaria, le résultat s'est avéré OK - découpe pas très propre, mais la forme générale était bien là, et l'écart entre la trappe et le tube était similaire à ce que nous aurions obtenu en découpant à la scie. Reste qu'il a fallu limer un bon coup pour réduire les aspérités.

Les ailerons et leur intégration ont aussi été un gros sujet. Avec la guidance et le marteau de Steve notre carrossier spatial, nous sommes arrivés à un résultat qui nous semblait satisfaisant, plus ou moins validé sur photos par PlaSci, et finalement pendant la campagne C'Space, c'est le point qui a été validé le plus rapidement. Nous avons quand même appris après le lancement qu'on avait fait rire toute l'équipe de suiveurs PlaSci avec nos ailerons redressés au marteau de carrossier....

Dans les deux dernières semaines, nous avons mobilisé nos week-ends et deux soirées par semaine, pour culminer en une journée entière au lab le 14 juillet, la veille du départ. Il restait encore la quasi totalité de l'intégration à réaliser, et Nico s'est lancé à la découverte de la découpe laser pour réaliser des structures de support des cartes électroniques en plexiglass. Pendant ce temps, Zakaria s'activait sur la télémétrie basée sur du Lora, tandis que Vivien perçait et fraisait des trous pour les jacks de mise en marche des expériences, que Mohcine finalisait de chez lui le soft de contrôle de roulis, et que je travaillais sur les derniers détails du système de récupération.

  

Et au soir du 14 juillet, bien fatigués de la journée, tout a été rangé dans le coffre de la voiture...

Le samedi, 11h de route pour arriver au Camp de Ger, base du 1er Régiment de Hussards Parachutistes près de Tarbes, où se déroulait pour la troisième année consécutive le C'Space.

Dès le dimanche matin, nous nous lançons sur les dernières tâches d'assemblage de la fusée et sur les derniers détails, dans un bâtiment d'"Assemblage Final" partagé avec de nombreuses autres équipes : il y a au total plus de 40 mini-fusées et 20 fusées expérimentales qui vont se présenter aux contrôles pour lancer pendant la campagne !

Mohcine arrive lundi matin avec le contrôle de roulis, et nous pouvons nous lancer dans les sessions de validation. Le cahier des charges défini par Planète Sciences et le CNES est épais : 93 pages de lignes de conduite à respecter, et la conformité à chacune est vérifiée avant le lancement. On nous disait qu'il fallait au moins compter 4 à 5h de contrôles avant de parvenir à la validation, et c'est en effet au minimum le temps que nous y avons passé, réparti sur plusieurs visites au bâtiment de contrôle, chaque fois avec une montée de tension lorsqu'un test ou une mesure était réalisé, en espérant qu'on soit dans les clous...

  

L'un des gros coups de massue reçus pendant les contrôles a été le rejet du système d'ouverture de la trappe du parachute : la gachette de porte sélectionnée initialement ne permettait pas un ouverture franche de la porte, et même selon la position de la fusée la gachette ne parvenait pas du tout à s'ouvrir. Nous nous en doutions déjà un peu avant d'arriver au C'Space, mais nous avions déjà passé tellement de temps sur l'année écoulée à trouver un système d'ouverture, et il nous restait tellement peu de temps sur la fin, que nous croisions les doigts pour que ça passe... et ça n'est pas passé.

Moralement, ce rejet a été très difficile. On avait peine à imaginer qu'on serait en mesure de revoir un composant aussi critique dans les moins de 3 jours qui nous séparaient du dernier jour du lancement. Nous nous sommes quand même résolus, un peu penauds, à faire le tour des autres équipes pour étudier leurs systèmes d'ouverture de trappe. En moins d'une heure, il était clair que les deux solutions les plus utilisées étaient un servomoteur ou un électroaimant. Le servo aurait été très compliqué à intégrer dans notre design existant, par contre l'électroaimant devait pouvoir passer, en usinant quelques pièces ad hoc. Par quasi miracle, l'excellente équipe de l'ESO disposait d'une petite boîte d'électroaimants, et ils ont accepté de nous en fournir un. 5h plus tard, autour de 23h30 le mardi soir, il était intégré et assorti d'un gros ressort, la trappe parachute s'ouvrait de façon franche et fiable.

Restait encore un travail significatif d'intégration de l'électronique, et quelques péripéties plus loin nous nous retrouvions le mercredi en fin de journée avec une fusée validée. Venait alors l'ultime étape avant le lancement : le vol simulé, où nous répétions devant le responsable des contrôleurs Planète Sciences et le responsable CNES des lancements la totalité de la chronologie que nous avions établie, checklist de toutes les étapes à réaliser avant, pendant et après la mise en rampe jusqu'au lancement. Pendant ce vol simulé, l'ensemble des expériences étaient effectivement testés.

Nous voilà arrivant à 23h mercredi soir devant les contrôleurs, complètement crevés... et avec une chronologie complètement bancale. On doit faire tellement de modifications en direct, les opérations sont tellement peu fluides, que les contrôleurs décident de nous renvoyer revoir notre copie, prendre une bonne nuit de sommeil, et repasser le lendemain matin avec la chronologie bien répétée et huilée. On se rend en plus compte à ce moment que la télémétrie, l'une de nos expériences principales, ne fonctionne pas correctement, et la nacelle qui contient les cartes électroniques du nez de la fusée commence à souffrir des démontages / remontages répétés, avec deux pas de vis sur 4 déjà cassés. Au bout du rouleau, nous continuons quand même à revoir et à perfectionner la chronologie dans notre dortoir jusqu'à 1h30, avant de tomber dans un sommeil troublé.

A 7h le jeudi matin, le réveil sonne, nous prenons un petit déjeuner en 4e vitesse et retournons à la salle d'intégration avant 8h. Nous avons 3 plans pour faire fonctionner la télémétrie correctement, si à 9h30 elle ne fonctionne toujours pas nominalement nous la désactiveront purement et simplement. Zakaria travaille sur le sujet sous grosse pression, pendant que Nico et Vivien cherchent comment lancer la GoPro embarquée sans avoir besoin de démonter la nacelle.

11h, nous nous dirigeons vers la salle de contrôle du vol simulé. La télémétrie fonctionne, notre chronologie a été simplifiée et répétée... Après encore une petite frayeur et un ajustement de dernière minute sur le déploiement du parachute au bout de la sangle, notre fusex est validée pour le lancement ! Je vis le moment solennel de signature du cahier des charges par Planète Sciences et le CNES comme en flottant, toute la tension des derniers jours semblant être tombée d'un coup, et en même temps une nouvelle excitation mêlée d'appréhension montant en moi.

Nous arrivons sur la zone de lancement autour de 13h30, et c'est à l'arrière d'un camion de l'armée, bien secoués sur les chemins agricoles, que nous sommes transférés vers la rampe.

Les opérations de mise en rampe se passent nominalement, et c'est le moment où l'on se rend compte de toute l'importance de la chronologie : on est tellement pris par la fatigue, l'émotion et l'excitation que sans cela, on aurait forcément oublié des étapes ! Une fois la fusée en rampe, nous retournons vers le pupitre de lancement, à environ 200 mètres de la zone de lancement, tandis que les pyrotechniciens du CNES vont installer le propulseur dans la fusée.

Quand ils reviennent, l'un d'entre eux me tend un boîtier de contrôle, il tient un bouton appuyé, je dois appuyer sur l'autre lorsque le décompte final se termine... 3, 2, 1, lancement ! La fusée s'envole et disparaît dans les nuages 300-400 mètres au-dessus de nous en moins de 3 secondes. Dans le silence imposé pendant un lancement, on entend une dizaine de seconde plus tard le "plop" qui annonce le déploiement du parachute. 40 ou 50 secondes plus tard, qui nous semblent des heures, on aperçoit la fusée qui sort des nuages, en train de faire des spirales sous parachute, à une vitesse de descente qui semble nominale. La vague de soulagement et de joie qui nous parcourt est phénoménale, conclusion de deux ans d'efforts et de persévérance, et d'une semaine de folie !

 

Le reste de l'après-midi se déroule comme sur un petit nuage, et se conclut vers 19h par la récupération de la fusée, tombée à peine à 300m de la rampe de lancement, un peu amortie par un lit de fougères. Si le tube en plexi s'est sectionné au moment de l'atterrissage, toute la partie en alu a parfaitement résisté : le système de contrôle de roulis est même encore parfaitement opérationnel !

La devise de notre participation à la campagne C'Space : "no pain, no gain!" Après les efforts à fournir tout au long de ces deux années, la persévérance nécessaire pour continuer à prendre sur nos temps personnels respectifs au-delà de la décision en juin 2016 de repousser à l'année suivante notre participation à la campagne, le dernier mois de travail au lab très intense et la semaine de C'Space complètement folle, la satisfaction et l'enthousiasme retrouvés dépassent largement tout ce que nous avons eu à dépasser pour en arriver là ! Et au-delà d'avoir vécu des expériences personnelles extrêmement enrichissantes, en tant qu'équipe nous avons forgés des liens très proches, aussi bien dans le "core group" des 5 participants au C'Space qu'avec l'équipe élargie au sein de l'Electrolab qui nous a soutenus et directement aidés et conseillés. Après tout ça, nous comptons bien continuer le travail et commençons déjà le brainstorming autour de la "Beta Rocket" !

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8Avr/17Off

Moving forward, before moving upward

Posted by Damien Hartmann

Nous sommes toujours en course pour lancer l'Alpha Rocket de l'Electrolab en juillet prochain : il reste à peine plus de trois mois !

Parmi les nouvelles du projet depuis fin octobre, nous sommes très heureux d'avoir été rejoints par Zakaria et Vivien, qui apportent chacun des compétences précieuses en électronique, et une nouvelle dynamique à l'équipe.

Plein d'avancées ces derniers mois :

  • du côté de la télémètrie, nous avons finalement abandonné le Xbee, notamment parce que l'un des deux modules acquis initialement était en panne et qu'il n'était plus disponible à la vente. Nous sommes passés au protocole LoRa, avec deux modules dont la portée a été testée avec succès lors d'une froide soirée de janvier jusqu'à une portée de près d'un kilomètre. Avec une apogée autour de 1,5km, et compte tenu de la position du centre de contrôle et de la descente sous parachute, nous estimons avoir besoin d'une solution dont la portée atteint 3km.

Le test en cours d'un module LoRa : on ne voit pas Zakaria sur la photo, frigorifié 1 km plus loin au bout de la rue !

  • La partie mécanique du système de contrôle du roulis est prête, il ne manque que les ailerons. Et côté logiciel, il manque le logiciel !

  • Des tests ont été faits pour l'impression du support du miroir en forme de cône qui va permettre la prise de vue à 360°, à partir d'une simple mini-caméra 2D.

  • Le parachute a été découpé, cousu, et testé avec succès !

Ça aurait pu s'appeler "Atelier couture pour l'espace" !

La soufflerie dernier cri de l'Electrolab

  • Le PCB du séquenceur est prêt, le buzzer intégré, et nous avons enfin trouvé le dispositif final qui permettra l'ouverture de la porte d'éjection : une simple gâchette de porte, qui grâce à un ressort intégré se comporte exactement comme nous le voulons (ce n'était pas le cas du précédent solénoïde).

  • Le support et la case éjectable du parachute sont prêts, après de multiples tentatives d'impression 3D infructueuses : un grand merci à Vincent et Xavier pour leur aide et leurs conseils sur le sujet !

  • Et enfin, l'électronique de la trajectographie a fait un bon en avant, permettant en passant à Vivien de découvrir un nouveau pan des mathématiques qu'il ne connaissait pas  (le quaternion), tout en contrôlant que tous les composants acquis il y a plus d'un fonctionnent encore. Plus de détails sur le sujet dans le wiki.

Le schéma du système de trajectographie

La prochaine grosse étape, c'est l'intégration de tous ces éléments. Une réunion de toute l'équipe est prévue sur le sujet au lab le 29 avril prochain, puis nous aurons en ligne de mire la 3e rencontre des clubs espace des 3 et 4 juin où Planète Sciences donnera le go / no go pour la participation à la campagne de lancement.

Ces avancées sont super enthousiasmantes : nous comptons bien porter les couleurs de l'Electrolab plus haut qu'elles ne sont jamais allées d'ici le 21 juillet prochain !

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28Oct/16Off

How far from the rocket launch?

Posted by Damien Hartmann

Des tubes d'alu par ici, de la toile de parachute par là, des restes de tentatives d'impression 3D de supports pour case éjectable à d'autres endroits, de temps à autres des cris de joie après le "clac" d'une tige métal tirée au sein d'un solénoïde... La plupart des membres du lab sont au courant du fait que depuis un certain temps, une petite équipe travaille sur la conception et la fabrication d'une fusée expérimentale ("fusex").

La fabrication de fusées amateurs est très encadrée en France. C'est l'association Planète Sciences qui a reçu la délégation du CNES (l'agence spatiale française) pour encadrer et suivre les projets et organiser la campagne de lancement annuelle, baptisée C'Space. La prochaine, au cours de laquelle nous comptons lancer la "Alpha Rocket" de l'Electrolab, aura lieu du 16 au 22 juillet 2017.

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Rendu de la fusée finale (environ 2m de longueur / 10cm de diamètre)

Notre équipe a officiellement commencé à travailler sur cette fusée en été 2015, avec l'objectif initial de lancer lors du C'Space de juillet 2016. Entre temps nous avons eu l'occasion de découvrir une bonne partie du sens de "It's rocket science" (les sous-systèmes ne fonctionnent pas comme ils devraient entre 95% et 99% du temps, ils tombent en marche 1 à 5% du temps...), ainsi que du fait que combiner activité professionnelle et/ou études en plus de l'activité fusex rend compliqué la tenue des échéances. Nous avons donc dû décider en juin 2016 de décaler le lancement à 2017.

Début octobre, au cours d'une réunion de re-lancement du projet pour la nouvelle année scolaire, nous avons fait le point sur les différents éléments à compléter :

  • organisation générale : nous utilisions jusque là la plateforme collaborative de gestion de projet Asana, finalement jugée pas naturelle pour la plupart des membres.  Nous allons désormais tenter d'utiliser les threads Google Groups comme base par sous-système, en gardant le fil pour un sous-sytème donné. L'autre point organisationnel, c'est d'essayer au maximum d'assigner les sous-systèmes par binôme, plutôt qu'à une seule personne jusqu'ici, afin d'entretenir la motivation mutuelle.
  • séquenceur (qui commande l'ouverture du parachute n secondes après le décolage) : il restait à la date de la réunion à débugger le circuit, ce qui a était fait entre temps. Le circuit est maintenant opérationnel, après plusieurs mois d'échecs (et d'apprentissage !) répétés.

Circuit du séquenceur

Vue du circuit du séquenceur sur breadboard, avec dans le fond le solénoïde et sa tige.

  • PCB pour le séquenceur : nous prévoyons de nous inscrire tous à une formation PCB du lab avec Philippe "pda" et d'en profiter pour réaliser le PCB final.
  • Support interne pour carte électronique du séquenceur  : pourrait être intégré au support du contrôle de roulis, Nicolas et Mohcine vont le concevoir ensemble pour que le tout s'intègre dans le raccord entre le segment bas et le segment central de la structure.
  • Parachute : après plusieurs tests de différents types d'accrochage des suspentes à la toile de spi, nous avons finalement trouvé cette semaine une solution qui a l'air de fournir la résistance satisfaisante. La prochaine étape est de coudre la toile finale, ronde, de la même façon.

Test couture toile de spi

Le dernier test de couture de la toile, avec bride intégrée dans la bordure, à laquelle les suspentes seront attachées.

  • structure interne (bagues d'alignement du moteur) : les bagues sont déjà conçues, il ne reste qu'à les imprimer via imprimante 3D.
  • structure interne (supports PCB) : reste à concevoir le support du PCB du système de prise de vue à 360° et de la télémétrie. Ce dernier sera intégré à la coiffe, qui sera imprimée 3D. Ils peuvent aussi être montés dans le raccord entre le segment central et le segment plexi haut, avec plancher et épaulement, comme le montre le schéma ci-dessous.

schema-raccord-support-pcb

Possible conception du support PCB.

  • Système de prise de vue à 360° : la prochaine étape est le montage à faire du cône pour tester la qualité de la caméra et du miroir.
  • Contrôle de roulis : il reste à ré-alèser les coupleurs, à re-designer et fabriquer les ailettes, et à redesigner le support avec intégration dans raccord.
  • Télémétrie : Antoine et Raphaël doivent revérifier le dernier montage xBee.
  • Coiffe : à designer.
  • Ailerons : on les garde pour la fin, afin de pouvoir les ajuster selon le poids final de la fusex et son centre de gravité.

Il nous reste encore beaucoup de choses à faire, mais forts de l'expérience de l'année écoulée nous sommes confiants sur le fait que ce soit réalisable d'ici le mois de juillet prochain !

Vous pouvez suivre les avancées du projet, et obtenir plus de détails sur les différents sous-systèmes, sur la page dédiée du wiki. Et si tout ça vous donne envie de participer, vous êtes les bienvenus ! Venez nous voir un soir d'ouverture (généralement le mardi), ou envoyez-nous un mail de contact sur fusex_electrolab@googlegroups.com.

équipe_Fusex

Nicolas, Antoine et Damien avec une partie de la Alpha Rocket

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24Mai/16Off

Rent Space in our hackerspace: box 3 available now

Posted by Clement

Comme vous le savez, l'Electrolab V2 a la capacité d'accueillir trois startups ou projets en son sein pour leur permettre de mener à bien leurs projets dans de bonnes conditions.

En plus des bureaux et des aménagements classiques d'une pépinière d'entreprise (accès 24/7, internet très haut débit, espace de détente convivial, salles de réunion, machine à café etc), les locataires bénéficient (après formation et sur réservation) de l'accès aux équipements dont le lab dispose, ce qui leur permet de prototyper facilement leur projet de manière efficace, sans avoir besoin d'investir dans tout l'équipement, qui est ici mis à leur disposition pour un prix modique.

Après Immersive Robotics, victime de son succès qui avait du déménager vers plus grand, c'est au tour des occupants du box 3 de voler de leurs propres ailes. Arrivés en octobre 2015 à 3 personnes, ils sont aujourd'hui 6, avec 4 recrutements additionnels en cours : c'est tout le mal qu'on leur souhaitait en un peu plus de six mois !

Le troisième box entreprise de l'Electrolab, maintenant disponible à la location !

Le troisième box entreprise de l'Electrolab, maintenant disponible à la location !

Si vous souhaitez louer cet espace de 55 m² pouvant recevoir jusqu'à 8 personnes dans un lieu unique pour y développer votre entreprise, n'attendez pas : contactez nous rapidement, il n'y en a qu'un seul de disponible ! Il sera disponible dès juillet.

A noter que nous proposons toujours une adhésion pour les entreprises, leur donnant accès à notre local et à nos ressources même si elles ne sont pas locataire d'un box à part entière.

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1Déc/15Off

Interview de Risebox : Une startup en symbiose avec un hackerspace

Posted by Samuel Lesueur

Depuis un an maintenant l'Electrolab a ouvert ses portes aux entreprises désireuses de concevoir, prototyper et développer un produit technologique potentiellement voué à avoir par la suite une réalité économique et commerciale. C'est ainsi que trois structures sont actuellement installées dans ce que l'on appelle des "Box entreprise" qui sont des espaces privatifs loués par ces entreprises au sein de l'Electrolab. En plus des bureaux et des aménagements classiques d'une pépinière d'entreprise (accès 24/7, internet très haut débit, espace de détente convivial, salles de réunion, machine à café etc) elles bénéficient (après formation et sur réservation) de l'accès aux équipements dont le lab dispose ce qui leur permet de prototyper facilement leur projet à bas coût et de manière efficace.

Après exactement un an de vie au sein de l'Electrolab, Risebox nous présente ses premiers prototypes et nous fait part de son retour d'expérience sur la vie d'une entreprise au sein d'un hackerspace.

Télécharger la vidéo : Version Sd / Version HD

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11Sep/15Off

M. Hardinge

Posted by Samuel Lesueur

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Historique et présentation de la machine

Il s’agit d’un tour, c'est-à-dire une machine qui sert à façonner des pièces de révolution (cylindres, cônes, sphères, …). C’est une machine de précision :
M. Hardinge a été fabriqué par l’entreprise Hardinge Brothers, située aux Etats Unis, dans l’état de New York et dans la ville d’Elmira (ville proche de Buffalo et des grands lacs).

Ce modèle de tour a été produit entre les années 1940 et 1955, on peut donc s’imaginer que M. Hardinge a participé à l’effort de guerre. Il a peut-être servi à la synthèse de pièces mécaniques utilisées dans l’armement ou l’aéronautique, comme les systèmes de régulation de moteurs, les systèmes d’injection, les systèmes de commande hydraulique de type train d’atterrissage et enfin les tableaux de bord. Lors de la guerre, ces pièces étaient souvent réalisées par des femmes (cf. « l’effort de guerre allié », l’histoire de femmes qui réalisaient les soudures lors de la production des liberty ships, bateaux de ravitaillement produits à la chaîne).

Sans certitudes sur sa vie précédente, on sait en revanche que M. Hardinge arrive en France en 1948-49, suite au plan Marshall (plan mis en place par les USA pour relancer l’économie européenne afin d’éviter qu’elle en sombre dans l’escarcelle de la Russie).
A son arrivée, cette machine est modifiée afin de la rendre compatible avec les standards électriques français (220V triphasé). Cependant, les mesures affichées sur la machine (sur les pinces notamment) sont en pouces. Elle prends alors son service au sein des établissement Léonard pendant plus de cinquante ans, d'abord à Paris (jusque dans les années 80), puis à Marolles-En-Brie.
En 2015, Sébastien (épaulé de Lucie, sa maman) décide, plutôt que de les voir partir à la ferraille suite à une longue succession, d'offrir une nouvelle vie aux machines de l'entreprise de son grand-père en en faisant don à l'Electrolab.

M. Hardinge arrive donc chez nous au mois de mai, et, très rapidement, ils est pris en charge par plusieurs membres dont Charles, électronicien, anciennement dans le domaine biomédical et aujourd’hui autoentrepreneur ; et Denis, retraité de l’enseignement, en génie mécanique (sciences de l’ingénieur).

Projet d’utilisation
C’est une machine facile à prendre en main et qui permet la fabrication de pièces de précision. De par sa maniabilité et son format :
- elle est utilisable par tous (souvenez-vous de ces femmes pendant la guerre)
- elle représente un bon outil pour la formation / l’initiation.

Etat de la machine avant réhabilitation
Lorsqu’elle est arrivée à l’Electrolab, elle était verte mais la peinture est très écaillée. De plus, elle comporte beaucoup de traces de rouille.

- Ses 3 courroies sont à changer.
- Toute l’installation électrique est vétuste et hors d’état de fonctionnement.
- Le moteur repose sur un support en bois presque pourri.
- Le système de fixation du porte-pièce est à usiner.

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Description fonctionnelle

1. Aspect mécanique
Ce tour comporte deux modes de vitesses : un mode rapide (gamme haute) et un mode plus lent (gamme basse), avec en plus un frein et une marche arrière. Chacun de ces modes est actionnable par un levier (donc, 2 leviers de vitesse).

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La machine comporte en outre un lot de pinces (graduées en pouces), pour tenir les outils de forage ou de taille. Ces pinces sont fixées au support de la machine grâce à une manette (cette dernière est actuellement en réparation).

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Elle est également équipée d’un système de pousse barre, pour une production plus rapide. D’autre part, elle comporte un porte-pointe, pour tailler les pièces longues (ce porte-pointe peut aussi accueillir un outil de perçage) :

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Le système de taille : l’objet à tailler est approché du chariot porte-outil (l’objet à tailler étant en rotation), par un système de rail. Plus l’outil est proche de l’objet à tailler, plus la taille est grossière. La distance entre l’objet et l’outil de taille est réglée manuellement (graduation en pouces).

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La gamme de pièces façonnable par M. Hardinge est infinie (pieds de lit, corps de stylo, soupape de moteur, pièces de jeu d'échec, tête de vis, axes, entretoise…) et ce dans de nombreux types de matériaux (plastique, acier, laiton ou aluminium) On évite cependant le bois (saut cas particulier), car la sciure ne fait pas bon ménage avec l'huile vitale à toute cette mécanique.

Attention ! La taille d’objets en rotation implique la projection de copeaux (métal, bois). Il est donc nécessaire de revêtir des équipements de protection individuels (gants, lunettes de protection) et de veiller à ce que les personnes non équipées ne s’approchent pas de la machine en fonctionnement.

2. Aspect électrique
Il s’agit d’un moteur industriel triphasé, pour éviter les mouvements saccadés. En effet, ce moteur comporte 3 bobines, ce qui offre plus de puissance et un couple constant (comme lorsqu’on pédale : avec 2 jambes, c’est plus fluide qu’avec une seule). La machine ne nécessite que 10 min pour être mise en route.

Mise en place de la réhabilitation
La machine a fait l’objet d’un décapage mécanique de la peinture à la ponceuse. Et d’un dégraissage chimique au white spirit.

Ce qu’il reste à faire :
- Changer les courroies,
- Changer l’installation électrique ; notamment, installer un variateur électrique de 4kW (puissance de rotation de 5-6 CV),
- Refaire un support moteur,
- Finir le décapage de la peinture et le dégraissage de la machine,
- Refaire une peinture, époxy,
- Ressouder la manette de serrage des pinces.

Stay tuned 😉

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25Avr/15Off

Interview from Mitch Altman

Posted by Samuel Lesueur

Mitch Altman est venu nous rendre sa petite visite annuelle au lab et a été interviewé "à chaud" juste après la visite par Jérémie Grojnowski. Résultat en images :

Télécharger la vidéo : Version Sd + sous titres / Version HD (sous titres intégrés)

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30Oct/14Off

Le mois de l’ESS a Nanterre

Posted by jnat

En novembre, la douce ville de Nanterre organise le mois de l'Economie Sociale et Solidaire.
La programmation complète est disponible à cette adresse : http://www.nanterre.fr/1537-le-mois-de-l-ess.htm

Il est possible d'y rencontrer les acteurs et associations de la ville, dont l'Electrolab !
Nous participons à l’événement lors de deux dates :

  • Le 12 novembre de 15h à 18h nous présentons l'Electrolab à l'Agora de Nanterre : http://www.nanterre.fr/evenement/1684/69-agenda.htm
    Venez nous rencontrer et avoir un premier aperçu de l'étendue des possibilités fournies par le lieu.
  • Le 15 novembre en journée, c'est le jour des visites ouvertes dans nos locaux! Les inscriptions se font via l'adresse habituelle (en rubrique contact)
    Nous serons très heureux de vous accueillir afin de vous faire découvrir notre espace et nos installations dans des locaux en pleine mutation
    http://www.nanterre.fr/evenement/1680/69-agenda.htm

Venez nombreux, et bon hack !

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8Oct/14Off

Electrolab V2 : Morphing in progress

Posted by Samuel Lesueur

Comme vous avez pu le remarquer, ce site manque cruellement de nouveaux contenus depuis plusieurs mois.
Cela ne veut pas dire qu'il ne se passe rien au lab bien au contraire 🙂 Cela veut surtout dire deux choses :

1) nous sommes extrêmement pris par les travaux au lab : chaque week end, plus de vingt bénévoles se relaient d'arrache pied pour construire de toutes pièces le hackerspace de nos rêves et la semaine, le conseil d'administration assisté par de nombreux membres bénévoles travaille sur le planning, le sourcing des matériaux et outils nécessaires ainsi que sur l'organisation des opérations de récupération de matériel (toujours plus nombreuses) .

2) Le site web est en cours de refonte et devrait montrer son nouveau visage d'ici la fin de l'année, du coup on ne passe plus trop de temps à mettre à jour l'ancien.

Une carte interactive du lab est également en cours de création pour permettre de suivre les évolutions du lieu et l'aménagement / inauguration des différentes zones.

Pour vous rendre compte vous même de l'étendue du chantier et pourquoi pas donner un petit coup de main, n'hésitez pas à prendre rendez vous sur l'adresse de contact, à suivre le compte twitter du lab ou encore à lire ce qu'en dit le site makery.info après avoir visité le chantier 😉

Sachez également que l'Electrolab est partenaire de la semaine de l'entrepreneuriat organisée par la communauté d’agglomérations du mont valérien comme vous pouvez le lire dans l'article paru dans le Mont-Mag17

Enfin, n'oubliez pas que le projet Lab V2 est intégralement financé sur fonds propres et que vous pouvez participer simplement en faisant une petite contribution !

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