Electrolab Il faut utiliser les choses comme elles doivent etre utilisees… ou pas !

7Oct/15Off

Flash and the van

Posted by Eric

Des souhaits ou desseins parfois formulés depuis des lustres et dont on a la doucereuse impression qu'ils soient tombés en désuétude ont l'étonnante faculté de pouvoir se réactiver en un éclair, comme par enchantement.
Par exemple, l’amélioration des techniques de réalisation de circuits imprimés  (aussi appelé PCB) est un projet historique et de longue haleine de notre association. Les moyens de réalisation de PCB dont dispose le lab sont graduellement étendus pour offrir des produits dont la qualité ne cesse de s’améliorer.

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Exemple de que l'on sait faire de mieux en matière de circuit imprimé au lab (image datée de septembre 2013)

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Vue de l'autre coté de la même plaque. Ce circuit imprimé fait 45mm de large.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet, dès les débuts de l'Électrolab, ses premiers membres ont souhaité mettre en place un atelier de fabrication de circuits imprimés un tant soit peu professionnel. Pour rappel, un circuit imprimé est un substrat en principe plan et isolant sur lequel sont dessinées des lignes électriques conductrices appelées "pistes" qui assurent les liaisons (électriques) entre les différents composants électroniques constitutifs d'un montage. Le procédé original, inventé dans les années 30' (autres infos ici) est – sur le principe – toujours appliqué aujourd'hui. Bien entendu, de nombreux progrès technologiques ont permis en soixante dix ans, d'améliorer la qualité, la fiabilité, et la productivité du procédé.

Film-o-graphie
Par exemple, la qualité d'un circuit imprimé est très dépendante du film qui sert à la création du dessin des pistes, via un procédé photolithographique. Les paramètres les plus influents sur la qualité de la reproduction du dessin des pistes sont le contraste et l'épaisseur de l'émulsion qui masque le passage de la lumière ultraviolette aux endroits adéquats. Si de nombreux amateurs et bricoleurs en électronique impriment désormais le dessin des pistes directement à partir d'imprimantes laser sur des papiers calques ou mylar (film polyester), ce procédé reste de performance limitée sur les deux paramètres susmentionnés. Heureusement, pour de nombreux circuits imprimés basiques, la qualité obtenue par ce procédé, d'ailleurs mis en oeuvre à l'Électrolab, est en principe suffisante. Toutefois chez nous, le taux de réussite n'est que d'environ 60% et de surcroît, la diminution régulière des dimensions des composants font que cette méthode convient de moins en moins souvent à cause d'exigences sans cesse accrues.

Contrôleur de fer à souder Weller

Impression du tracé des pistes sur papier calque à l'aide d'une imprimante laser

Sous-traitance
Heureusement, de nombreux prestataires offrent des services de réalisation de circuits imprimés de qualité irréprochable, même si les délais d'attente pour obtenir un prix acceptable sont hélas importants (souvent plusieurs semaines). Dans certains cas, ces délais peuvent s'avérer difficilement compatibles avec le planning de projets « express ».
Si les moyens de fabrication de circuits imprimés de l'Électrolab sont clairement adaptés à la fabrication rapide de prototypes uniques, la production en série reste idéalement l'apanage de sous-traitants professionnels.

Agrandisseur
Une méthode décisive pour améliorer le procédé de réalisation des circuits imprimés consiste préalablement à dupliquer le dessin des pistes sur un film photographique dit "orthochromatique", à basculement de contraste très raide. Pour cela, deux de nos valeureux membres ont parcouru en décembre 2010 plus de deux mille kilomètres en camionnette pour acquérir un banc de reprographie, qui est une variante d'agrandisseur, adapté à l'utilisation de ces films spéciaux. Hélas, ce banc de reprographie est toujours bien rangé sur sa palette de stockage et la raison en est fort simple : il est illusoire de faire de la photographie technique de qualité dans un environnement poussiéreux. Les nombreux travaux d'aménagement du lab – toujours en cours – n'ont jamais permis de garantir un très faible niveau de poussière dans une pièce. Mais en 2016, la réalisation dans nos locaux de plusieurs zones à atmosphère contrôlée dites "salles blanches" va évidemment permettre de changer de paradigme.

No film please, we're minimalists !
Le procédé actuellement utilisé par les professionnels du circuit imprimé – qui est encore plus performant – a même l'outrecuidance de se passer complètement de film! En effet, le principe du "Computer To Plate" (CTP) consiste en une exposition directe du circuit imprimé photosensibilisé par une image haute résolution du tracé des pistes. Un projet de mise en oeuvre du procédé CTP est même en cours dans nos locaux.
Même si des moyens relativement modestes permettent de s'initier au procédé CTP, cela reste une solution qui à l'échelle du lab, ne résout pas vraiment le problème de fiabilité dont on souhaite définitivement se débarrasser.

On the road again
Récemment, deux membres ont – une fois de plus – loué un petit camion pour un modeste périple de seulement cinq cent kilomètres. Ceci dans le but de rapatrier une photocomposeuse numérique et son système de développement de films, tous deux récemment acquis par le lab.
Ces achats sont une étape majeure dans la mise en place à l'Électrolab d'une chaine de conception/réalisation de circuits imprimés de grande qualité dont font déjà partie la perceuse inversée et la plastifieuse pour films photosensibles autocollants.

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Perceuse inversée dédiée au perçage haute vitesse (40 000 trs/mn) des circuits imprimés

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Précision maximale du positionnement grâce au système optique à agrandissement (X10) et à intensification de constrate installé sur la perceuse inversée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La photocomposeuse qui vient d'arriver au lab permet de mettre en œuvre le procédé dit "Computer To Film" (CTF) qui consiste à exposer un film photographique de telle manière à ce que l’image représentée sur ledit film corresponde exactement au dessin des pistes. Cela fait trois ans que l'on guettait les offres de ventes pour l'acquisition d'une photocomposeuse en bon état et à prix raisonnable. Cet appareil est aussi connu sous le terme de "flasheuse" ("imagesetter" en anglais). L'appareil acquis expose le film sur une largeur maximale de 14" (35,5 centimètres) et dispose d'une résolution de 3000 dpi, soit 1181 pixels par centimètre, ce qui est suffisant pour un dessin de pistes de finesse dit de "classe 7" (autres infos sur les classes ici).
Pour votre gouverne, sachez que le circuit imprimé à l'intérieur du mouchard électronique que vous avez toujours sur vous, plus connu sous le nom de smartphone, est a minima réalisé dans une finesse correspondant à la classe 8.
La classe quoi !

Photocomposeuse pour films orthochromatiques

Photocomposeuse pour films orthochromatiques en cours de déchargement

Machine de développement automatique pour films orthochromatiques

Machine de développement automatique pour films orthochromatiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bientôt des news
Dès la flasheuse déchargée, un audit fonctionnel et technique de l'appareil a été initié par plusieurs spécialistes du cru. On vous tiendra bien entendu au fait des premiers résultats. Il est fort à parier que le pôle circuits imprimés de l'Électrolab puisse à moyen terme produire grâce à ces nouveaux équipements, des circuits imprimés de qualité très supérieure à ce qu'il est possible de faire par soi-même, avec des caractéristiques qui soient désormais en phase avec les exigences des projets les plus ambitieux des membres de l'association.

10Juil/15Off

It’s summertime

Posted by Eric

Dans la torpeur des journées estivales, alors que le thermomètre bat des records, l'activité semble se réduire jusqu'au zéro absolu. Pas une vis qui traîne, pas une LED ne clignote, pas un bruit d'usinage qui vienne heurter nos frêles tympans. Quelle béatitude !
Vraiment ?
Et bien non : ces longs soirs d'été où la luminosité ne baisse qu'en fin de soirée sont en réalité propices à une activité intense de bricolage et de projets, menés par les membres de l'Électrolab. Revigorés par les journées ensoleillées, l'enthousiasme est de mise pour faire avancer ses petites et grandes réalisations. Et au fur et à mesure de l'aménagement de nos locaux, de plus en plus de zones de travail, d'outils et d'équipements deviennent disponibles. Le champ des possibles s'accroît ainsi inexorablement. C'est bien grâce à cette versatilité que l'unique exemplaire du trophée de la Nuit du Hack 2015 a pu être réalisé, tel que le montre la vidéo du précédent billet.
Mais en réalité, il se passe bien plus de choses au lab que l'on ne peut le montrer en images ou le décrire en prose. Un soir d'ouverture peut être comparé à une ruche grouillant d'activité, dont quelques instantanés vous sont présentées tout au long de cet article.

Ponçage tout en douceur. À droite, une forêt de forets

Ponçage tout en douceur. À droite, une forêt de forets

Perçage d'un gabarit en bois

Perçage d'un gabarit en bois

Montage d'une antenne quad, bande UHF

Montage d'une antenne quad, bande UHF

Base roulante de robot

Base roulante de robot

Mesures sur soudeuse à point

Mesures sur soudeuse à point

Mesures sur carte à microcontrolleur

Mesures sur carte à microcontrolleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIP brunch
Nous avons accueilli récemment une trentaine de chefs d'entreprise pour une visite de nos locaux complétée d'un petit brunch déjeunatoire et d'une présentation de l'association. Plusieurs séances de formation à la cuisine moléculaire, à la couture et aux antennes ont été dispensées récemment par certains de nos membres. Quelques responsables de lieux de fabrication numériques d'Île-de-France sont venus prendre moult clichés et interviewer quelques personnes histoire de glaner çà et là quelques idées pour leurs animations futures et leurs évolutions à moyen terme.
C'est tout le paradoxe des lieux de fabrication numériques ouverts à tous (donc pas d'adhérents) qui fonctionnent en étant adossés à des structures de financement qu’elles soient publiques ou privées : il faut rendre des comptes. C'est-à-dire justifier l'existence de la structure et des emplois en relatant l'activité, les animations, les conférences de l'année passée, accueillir quotidiennement les visiteurs d'un jour, les aider dans le maniement des outils et des équipements pour réaliser leur objet créatif et évaluer régulièrement la qualité des services offerts. Pour finalement atteindre le graal, c’est-à-dire l'indépendance économique. Mais c'est un parcours semé d’embûches...

Espace confiné éphémère et privé :) surmonté d'une hotte soufflante

Espace confiné éphémère (et privé 🙂 ) surmonté d'une hotte soufflante

Eléments d'un barbecue électrostatique : les saucisses et côtelettes ont intérêt à bien se tenir !

Eléments d'un barbecue électrostatique : les saucisses et côtelettes ont intérêt à bien se tenir !

Ajustements et réglages sur le prototype de l'Électrorap

Ajustements et réglages sur le prototype de l'Électrorap

Ablocage d'une pièce de tuyauterie en vue de son usinage

Ablocage d'une pièce de tuyauterie en vue de son usinage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Neither leader nor master
À l'Électrolab –  structure totalement autonome et indépendante –  il n'y a personne à qui les administrateurs n'ont à rendre de comptes. C'est d'un triste ! 🙂 En vérité, les administrateurs rendent au moins compte au microcosme des membres de l'association, une fois l'an, ce qui n’est déjà pas si mal. Dans l'absolu, il n'y a pas non plus d'animation ou d’événement qui soit vraiment imposé pour rendre le lieu vivant. En réalité, les membres historiques tout comme les padawans animent naturellement l'Électrolab par leurs projets, leurs discussions ou les formations formelles ou informelles qu'ils dispensent. L'importance et l'efficacité de cette créativité naturelle est alimentée par deux grands orientations : la première est le fait de trouver sur place une infrastructure avec un grand nombre d'outils et d'équipement qui ne demandent qu'à être mis en service et/ou être utilisés. La seconde est que rien n'est dû à personne. Tout ce qui a été construit, amené et aménagé dans nos locaux l'a été par les membres actuels ou anciens. Et ce qui n'est pas encore réalisé ou achevé en termes d’aménagement reste donc à faire...par les mêmes. Si d'aucun estime que certains outils sont mal rangés, il prend l'initiative d'en organiser la disposition rationnelle et l'étiquetage. Telle zone n'est pas encore équipée en prises électriques? C'est l'occasion pour ceux qui ont en besoin de préparer le chantier à brève échéance, une fois le projet validé par les responsables. Les oevrants auront l'encadrement des spécialistes en électricité lors de la réalisation. Mais à tout moment c'est l'autonomie et l'autoformation qui est mise en avant plutôt que l'assistanat ou le "faire à la place de". C'est  – toutes proportions gardées  –  la transposition à notre structure d'un principe fréquemment mis en oeuvre pour le développement agricole : mieux vaut offrir les graines et former à l'agriculture une fois pour toutes, plutôt que donner chaque année de la nourriture.

 

Group on the root
Bien entendu un nouvel arrivant n'est pas laissé en plan. À chaque nouveau membre est dispensée une formation générale à la sécurité, telle que l'on peut l'observer dans bon nombre d'entreprises. Celle-ci est précédée d'une présentation des principes et modes de fonctionnement édictées ci-avant. Plus tard, l'accès aux équipements fragiles ou dangereux fera l'objet de formations dédiées dispensées par les spécialistes du domaine. Les bonnes idées qu'un nouveau membre peut amener dans l'organisation des locaux ou de l'aménagement peuvent se concrétiser à brève échéance lors des weekends de travaux auxquels il participera.
C'est donc bien l'implication de chacun qui anime et entretient l'existence et le développement de l'association.
Et quand le lab se transporte hors les murs pour une animation, un salon ou une opération spéciale, c'est bien aux membres que la structure fait également appel, de jour comme de nuit.
Et rares sont les cas où ces événements n'ont pas –  d'une manière ou d'une autre – été bénéfiques au lab.

Sans titre ;)   (N'est pas Calder qui veut)

Sans titre 😉 (N'est pas Calder qui veut)

Expérimentation avec un émetteur Bluetooth

Expérimentation avec un émetteur Bluetooth

Démontage d'une électrovanne

Démontage d'une électrovanne

CAO pour circuit imprimé

CAO pour circuit imprimé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Computer’s Cosmopolitan Caveats (CCC)
Au mois d'août, les hackeurs du lab font leur pèlerinage annuel pour aller à la rencontre de leurs pairs. En cette année 2015, la grande transhumance les mènera au Chaos Communication Camp (CCC)  en Poméranie. C'est le grand raout où sur un immense terrain, les câbles réseau courent dans la lande telles des herbes folles, et les hackeurs joutent avec bravoure dès le petit jour contre les autres hordes digitales venues des royaumes alentours.
Les soirées sont agrémentées de bals, banquets, happenings et échanges d'exaoctets de données. L'Électrolab s'y transporte en meute, équipé de tout son soûl en louvoyant de relais en caravansérails aux enseignes des grandes sociétés pétrolières, pour atteindre enfin la terre promise. Sur place, yourtes et tentes abriteront nos preux chevaliers des vents contraires et des esprits malfaisants. Ils exhiberont leurs forces et mettont à profit leur dextérité dans le maniement du clavier et du fer à souder. Ils consulteront les oracles des Terres du Nord pour écouter quel est le droit chemin. Ils boiront – cher lecteur – la cervoise  à votre santé, en ripaillant à s'empiffrer de mets si délicatement préparés.
Et une fois ce festival estival achevé, ils en reviendront emplis de gloire et de fierté.

 

18Juin/15Off

News from the Electrorap

Posted by Samuel Lesueur

Voici un peu plus d’un an que nous avons démarré cette aventure : la réalisation d’une nouvelle imprimante 3D.

Rappel pour les nouveaux venus
Tout commence par une proposition d’achat groupé pour des Prusa I3 : à plusieurs c’est moins cher ! A plusieurs, lorsqu’on lie les compétences, ça peut aussi être différent et mieux. Et Tom, jamais en panne d’idées lorsqu’un projet lui plait, nous fait une proposition. L’approche est d’oublier les classiques courroies / tiges filetées d’entrainement pour passer en vis à billes et de dessiner un cadre vraiment rigide. Les objectifs sont simples : être d’une grande précision avec un haut rendement.
Quelques semaines et présentations plus tard, le projet est adopté : 23 imprimantes sont commandées, autant de chèques de 350€ avancés. Une petite équipe se monte, l’aventure est lancée !

Une première étape
Les débuts sont très encourageants. L’enthousiasme, la créativité, des idées claires aussi : le prototype s’améliore sans cesse sur le papier, pendant que les négociations vont bon train avec des fournisseurs chinois. Nous arrêtons le choix pour le principal élément de l’imprimante : les vis à billes sont commandées et arrivent quelques semaines plus tard.
Il est difficile, sans y être confronté, d’imaginer ce que représente un tel projet. Des premiers repères apparaissent : sachant que l’artisan principal ne ménage pas sa peine et y consacre un temps important, il faut malgré tout quatre mois pour que le premier prototype extrude ses premières pièces.

Plus nous avancerons dans l’année et plus la pression montera sur Tom et Laurent dans leur projet d’entreprise. Tom sera contraint progressivement de se détacher du projet : nous perdons une ressource précieuse.
(Depuis, Tom et Laurent ont acheté une Prusa I3… pour finir par investir dans une Ultimaker ! La première dort dans une armoire, la deuxième tourne à fond dès que nécessaire. Preuve s’il en est que nous avons fait choix intéressant.)

Transition
De retour fin septembre, j’entre à nouveau dans l’équipe. Et comme on ne fabrique pas une imprimante sans un niveau minimum de connaissances, je passe du temps à me former. Printrbot, Foldarap, Ultimaker, Sketchup, Marlin, Repetier, Slic3r, Cura, Arduino, ramps, câblages, moteurs, etc... Je me construis progressivement un background notamment au travers de nombreuses discussions avec les membres du lab (work in constant progress).
La période semble donc être un temps creux pour le projet (c’est à ce moment que commencent les « Alors ? Ça imprime » un poil ironique en guise de bonjour : amusant au début…). Elle sera en réalité nécessaire pour prolonger mon implication jusqu’à maintenant.
Un résultat tangible tout de même : la naissance de l’extrudeur qui équipera l’Electrorap. Fork d’un modèle alu de chez Printrbot, il est simple à imprimer et à monter. Et redoutablement compact. Les hotends standard s’y plug facilement.
Le chariot se déplaçant en X change également : nous décidons qu’il sera un porte-extrudeur (donc séparé), ce qui laissera une grande marge de manœuvre pour avancer par la suite dans ce domaine.
Voici le montage final avec un hotend E3D :

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Un nouveau regard
Sans compétence mécanique, le projet piétine dans ce domaine. Les échanges sur le sujet se font plus nombreux en fin d’année et Zenos finit par rejoindre le bateau. Fort du grand défrichage opéré par Tom (encore merci !) et armé d’un regard différent donc complémentaire, la structure de l’Electrorap va connaitre une transformation.
Il est principalement question de rigidité et de simplification : les angles imprimés sont remplacés par des angles alu, les montants restent en acier mais maintenant en L, la jonction sous le plateau n’est plus nécessaire et est supprimée. J’en oublie surement mais voici le résultat :

Le chassis du prototype 2 de l'Electrorap

Le chassis du prototype 2 de l'Electrorap

Et pour avoir participé au montage, je confirme : c’est simple et très très solide. Cette base est indéniablement bonne et prometteuse.
Une grande partie des pièces imprimées sont également reprises : il faut s’adapter au nouveau châssis, améliorer la robustesse et penser à la future production. Pour ne pas devenir un cauchemar, la production de kits nécessite d’être anticipée dans le design. Il est d’ailleurs envisagé d’avoir deux déclinaisons des pièces d’assemblage : une pour usinage avec les moyens du lab ou en externe et une dans l’esprit reprap, à imprimer.
Nous travaillons également sur le lit chauffant et Zenos trouve LA colle qui servira pour joindre la plaque et le lit silicon (en 220V, pour une chauffe aussi rapide que l’extrudeur !) : le nom m’échappe mais c’est la seule sourçable par tout le monde et qui accepte 200° (température nécessaire pour imprimer en nylon, un des objectifs initiaux).

Côté élec, on remet également tout à plat avec Raoul. Le principal changement à ce niveau c’est d’arrêter de balancer du 24V dans un circuit pas prévu pour… On repasse donc en 12V et on sécurise un peu le montage temporaire en utilisant une planche pour caler les éléments. Ça reste malgré tout un bon bazar de fils : le câblage final devra être bien pensé.
Tous ces changements constituent le deuxième prototype que voici dans sa totalité :

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What’s next ?
A l’utilisation, des contraintes apparaissent.
Nous constatons dans un premier temps que l’extrudeur oscille lors de ses déplacements. C’est une mauvaise surprise ! Après analyse, les vis à billes sont incriminées : nous ne pourrons pas nous appuyer structurellement dessus, il faut revoir nos plans. La décision est prise de renforcer les guides linéaires en passant à un diamètre de 10 et en sourçant un alliage de meilleure qualité. C’est aujourd’hui la principale cause de ralentissement du projet. Alors que les fournisseurs chinois répondent en quelques heures à n’importe quelle demande (mais sur une qualité ne correspondant pas pour ces guides), leurs équivalents Français doivent être harcelés.
Avec les premières impressions, nous connaissons également des pertes de pas sur des vitesses de déplacement plutôt standard. Les causes possibles sont multiples : sur-contrainte des vis à billes, élec+moteurs pas adaptés, paramétrages du firmware à modifier…

Le premier point sera traité par le renforcement des axes linéaires et l’utilisation des vis à billes uniquement en entrainement (nous passons d’ailleurs d’un diamètre 16 à 12 pour x et y). Il est également question de se passer des fameux pololu qui ne répondent pas à nos attentes. Je travaille pour ma part sur les paramétrages firmware et toute aide est la bienvenue.

Enfin, à l’usage, nous percevons d’autres faiblesses sur différentes pièces imprimées : support des moteurs z, fixations hautes des vis à billes z, jonctions plateau guides linéaires. Autant de temps à passer pour changer les dessins tout en tenant compte des évolutions en cours.
Il n’en reste pas moins, qu’en termes d’impressions, les résultats sont plus qu’encourageants. Voici une de nos pièces test fétiches, imprimée en PLA, couches de 0.2mm, deux « murs », aucun remplissage et sans ventilateur. Je vous laisse apprécier la finesse de certaines courbes :

IMG_1064

Il restera ensuite à avancer sur le câblage et le placement dans le châssis de la carte, de l’alimentation (à sourcer) avec une ventilation adéquate. Toute aide est également bienvenue !

Mais Alors ? C’est pour quand ?
Question bien légitime, à laquelle j’ai pris l’habitude de ne plus répondre !
Vous le savez maintenant, il reste du chemin à parcourir. Pour autant, les contraintes de production de kits peuvent ne pas s’appliquer pour la production des premières imprimantes. J’ai donc décidé avec moi-même (j’espère que le CA n’en prendra pas ombrage, sinon… tant pis !) d’avancer sur une version intermédiaire. L’avantage est que je n’aurais qu’à solliciter ponctuellement les savants et moins dépendre de conditions externes (les charges de chacun sur tant d’autres projets).

Je pense ainsi pouvoir avancer plus rapidement sur la partie mécanique. Je précise qu’il ne s’agit pas de faire des concessions sur nos objectifs. Mais s’adapter à la situation en utilisant des solutions fiables qu’on ne peut envisager sur une grande production d’imprimantes.
J’écris ces lignes le dimanche 31 mai. Il est trop tôt encore pour vous présenter les choix effectués : c’est en cours de validation. Mais promis, je vous tiens au courant rapidement ?
Vous pouvez me solliciter si vous avez des questions ou commentaires. De préférence par mail : j’essaie au maximum d’utiliser mes temps de présence les mardi et jeudi soir à avancer.

Vincent

Télécharger la vidéo : Version Sd / Version HD

Remplis sous: News, Technology Commentaires
12Juin/15Off

Enlarge your electronics lab

Posted by Eric

La zone « électronique » historique de Électrolab se voit désormais agrandie d’environ 25m² pour atteindre une surface de 100m². Les luminaires à LED bas profil sont déjà installés. Les réseaux électriques, informatiques et air comprimé seront mis en service dans les prochaines semaines. Entièrement réorganisé, ce véritable laboratoire d’électronique générale dispose de dix postes de travail « électronique générale », au lieu de huit précédemment.

Luminaires à LEDs

Luminaires à LEDs intallés dans l'extension de la zone électronique

T&M
Comme pour tout labo, étoffer et renouveler le stock d’équipements est une charge capacitive permanente. Et l’année 2015 sera incontestablement celle d’un chantier conséquent d’amélioration de l’équipement de mesure. Les matériels les plus anciens (parfois âgés de 50 ans) et ceux en panne qui requièrent trop d’heures pour être réparés seront progressivement remplacés par des appareils plus modernes et plus performants. A minima, chaque poste de travail disposera d’une alimentation de laboratoire, d’un oscilloscope et d’un générateur de fonctions. Deux autres paillasses situées dans la même salle sont dédiées au montage de composants électroniques miniatures appelés« CMS », acronyme de "Composants Montés en Surface" (en anglais « SMD »). Ces postes dédiés seront équipés de d’outillages spécifiques tel un système de placement manuel de composants, des loupes de table, des lunettes binoculaires, des fours à refusion et moult autres accessoires adaptés à la manipulation et au soudage de ces de minuscules composants.
Mais d’autres changements sont prévus dans l'actuelle zone électronique. Par exemple la paillasse dédié à l’électronique «haute fréquence» ainsi que le stock de rebuts informatique, sont déplacés en d’autres endroits du lab. De vastes étagères nouvellement installés sont désormais dédiées aux appareils de mesure à usage libre ou contrôlé.


Semiconductor storage

Outre des appareils de mesure, le lab glane depuis ses début des stocks anciens de composants électroniques. Pour le moment, cela a simplement été rangé sans pouvoir exploiter vraiment ce dont on disposait. En effet, un tel stock n'est exploitable que s'il est parfaitement inventorié et rangé de manière parfaitement organisé. Tout écart face à cette assertion rend le stock complètement inutilisable et sans valeur aucune. Pêle-mêle, il ne représente qu'un badwill au regard de la place de stockage indûment consommée.

Pour ariver à une situation saine, le maître mot s'appelle rationalisation. Chaque composant électronique est à identifier avant d'être rangé dans le tiroir adéquat pour que l'ensemble des composants identiques (même type, même référence, même technologie) se trouvent ensemble dans un endroit dédié parfaitement localisé. Le rangement "utile" de composants électroniques requiert ainsi de disposer d'un nombre conséquent de contenants. L'idéal étant les meubles de type Tiro Clas® ou des petits meubles à tiroirs plastiques miniatures. Par chance, la constitution au fil des années du stock de composants électroniques du lab s'est doublé d'un apport concomittant de petits meubles à tiroirs.
Bien que la tâche soit loin d'être passionnante, un petit groupe de personnes a pris ce challenge à bras le corps et passe des journées entières à recenser et ranger consciencieusement des centaines de composants afin qu’ils soient aisément accessibles pour l'ensemble des utilisateurs du lab. Leur engagement, leur persévérance et leur constante minutie dans ce travail laborieux se doit d’être saluée.

 

Casiers pour composants électroniques passifs. Vue en contre-plongée

Casiers pour composants électroniques passifs. Vue en contre-plongée

Casiers pour composants électroniques et accessoires divers

Casiers pour composants électroniques et accessoires divers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Drawer power
Bien que l'on dispose d'une quantité relativement importante de petits tiroirs de rangement, il reste une étape d'importance avant de pouvoir s'en servir à nouveau : il faut tous les laver un à un. C'est passionnant ! Régulièrement, une campagne de lavage est organisée sur le parking du lab pour nettoyer un lot de deux à quatre cent tiroirs miniatures. Une fois rincés, le séchage se fait "au soleil" comme le montrent les images ci-dessous.

 

Séchage des boîtes et tiroirs de rangement

Séchage des boîtes et tiroirs de rangement

Séchage des boîtes et tiroirs de rangement

Séchage des boîtes et tiroirs de rangement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Advanced electronics den
D'ici l'automne, on espère également pouvoir disposer de la nouvelle zone "électronique avancée" dont l'emplacement occupera une bonne partie de l'ancienne zone convi du lab V1. En effet, comme pour la mécanique, l'atelier d'électronque est scindé différentes zones adaptées au degré de complexité des projets et au niveau de compétences des utilisateurs. Si le plus grand espace de travail est dédié aux profanes en électronique, quelques arpents ont été dédiés aux bricoleurs avertis. Pour ces originaux, il faut des tables de travail plus larges et plus profondes, des appareils de mesure exotiques en grandes quantités, ainsi qu'un stock de composants électroniques spécifique tant récents qu'obsolètes. Des jeux d'accessoires particuliers sont également indispensables pour mener à bien les projets de conception ou de réparation les plus exigeants. Le rangement ne doit pas être en reste avec la présence d'armoires et de meubles à tiroirs en quantité suffisante, parfois dotées de propriétés antistatiques.

Ainsi, tels que le prévoient les plans du lab, la zone "électronique avancée" sera dotée de deux paillasses généralistes, une paillasse dédiée aux hyperfréquences et micro-ondes, et une autre orientée électrotechnique. Cette dernière a vocation à faciliter la réalisation d'essais de moteurs électriques et autres variateurs triphasés. Il convient d'admettre que la réparation récurrente de machines outils et d'appareils électroportatifs appartenant au lab justifie l'existence d'un espace de test dédié à ces équimements, doté de tous les accessoires et outils spécifiques requis pour les essais en toute sécurité effectués directement sur le secteur.

From the electronics lab to the clean rooms
Toutefois, la totalité de la mesure électronique avancée ne sera pas installée dans la zone décrite ci-avant. En effet, les mesures de haute précision et l'étalonnage tant pour les grandeurs physiques qu'électriques se fera spécifiquement dans la future salle grise, où la quantité de poussière, la température et idéalement l'humidité seront finement régulées. Si les moyens financiers nous le permettent, on envisagera même une isolation électromagnétique de la salle grise, telle une cage de Faraday.
Le planning actuel prévoir de mettre en oeuvre cette salle grise et la salle blanche de classe 1000 mitoyenne en 2016. Mais d'ici là, on aura certainement l'occassion d'affiner nos exigeances sur ce que l'on voudra réellement construire. Le fait de laisser un peu de temps avant de s'y lancer permetta en outre de profiter d'une éventuelle récupération de matériel dans ce domaine, sachant que l'on dispose déja d'une partie du système d'ultra-filtration de poussières. Si des industries ou des organismes démantèlent ce genre de matériel très spécifique, on est – comme d'hab – largement preneurs.

4Juin/15Off

Some more equipement deliveries

Posted by Eric

Non contents d'avoir accru il y a moins d'un mois l'équipement destiné à la découpe et au façonnage de tôles, voilà que ces insatiables hackers de l'Électrolab en remettent une couche. Une quantité non négligeable d'appareils de mesure viennent d'être récupérée auprès d'une société qui a entièrement renouvelé son parc de matériel de mesure. Les appareils qui sont cédés au lab commençaient à prendre un peu d'âge.
En effet, au-delà de quinze ou vingt ans après la date de début de commercialisation, les constructeurs d'appareils de mesure n'assurent plus le support de leurs produits. Or en entreprise, bon nombre de ces appareils doivent faire l'objet d'une vérification annuelle afin de garantir que leur précision n'est en rien altérée. En cas de dérive par rapport aux valeurs nominales, l'appareil doit être réparé puis calibré. Même auprès de prestataires tiers, la vérification annuelle ou la calibration dévient délicate à obtenir après que le support officiel du constructeur se soit interrompu. Bien sur, on peut toujours tirer sur l'élastique mais on gagnera au mieux une poignée d'années. Au-delà de cette prolongation, l'appareil est vraiment considéré comme "vintage" et en entreprise, son remplacement est inévitable. D'un point de vue comptable, il est d'ailleurs amorti depuis belle lurette (en principe on amortit sur cinq ans).

Appareils de mesure

Appareils de mesure en attente d'inventaire

Mais un équipement qui n'est plus de mise en entreprise est encore parfaitement utilisable à l'Électrolab. Et justement, cette livraison conséquente – dont nous avions connaissance depuis des mois – tombe au meilleur moment puisque l'extension de la zone "électronique" se termine doucement et les travaux d'aménagement de la nouvelle zone "électronique avancée" viennent de débuter. Selon les plans actuels, on disposera en tout d'une quinzaine de postes de travail "électronique", répartis entre électronique basique, électronique avancée, montage de composants en surface et électrotechnique qu'il convient de doter honorablement en équipements de mesure.

Appareils de mesure

Appareils de mesure en attente d'inventaire

 

Les membres de l'Électrolab familiers de ce genre de "bécanes", secondés par quelques ...seconds-couteaux, se sont attelés à découvrir le contenu de cet arrivage très hétéroclite. Alimentations, générateurs, analyseurs et autres mesureurs sont recensés et mis en marche brièvement pour avoir une appréciation – certes imparfaite – de leur état. On met d'emblée de côté les quelques appareils "sans intérêt" qui souvent sont des réalisations "sur spécifications" et qui n'ont ni utilité ni valeur marchande. Sont aussi écartés les "irréparables", tel que ceux qui ont manifestement  chuté d'une table – voire de plus haut 🙁 –  et dont on ne peut que constater qu'ils sont "en pièces".

Dans un second temps, les appareils dignes d'intérêt sont repris un à un, pour une vérification complète. Comme cela prend un temps non négligeable (parfois plus d'une heure par appareil), on réalise cette action prioritairement sur les équipements les plus utiles, c'est-à-dire ceux qui auront une place à demeure sur une paillasse "électronique". Les autres restent à disposition dans la zone de stockage qui leur est dédiée. Outre la vérification fonctionnelle, on remet à jour le micrologiciel et commande les accessoires manquants indispensables à une bonne utilisation.
D'ici la fin de l'été, la zone électronique – dans sa version étendue – sera entièrement opérationnelle et le récent arrivage d'appareils contribue notoirement à la doter d'équipements de qualité, certes pas dernier cri, mais acquis et remis en service pour un coût minimal. Le parc sera complété le cas échéant par l'acquisition de quelques appareils neufs ou de belles occasions. Bien entendu, rien n'interdit aux membres d'amener au lab leurs propres équipements et outils, s'ils préfèrent utiliser les leurs parce que plus performants et/ou plus récents.

A ticket to ride
L'Électrolab dispose désormais de son propre système d'inventaire des équipements entièrement conçu par des membres. La mise en oeuvre de plusieurs sous-ensembles (imprimante à étiquettes, scanner pour codes-barres) récupérés çà et là, a permis – associé à des outils web et une base de données dédiée – de concevoir un système de gestion de parc et de stock simple, performant et bien adapté à nos besoins. Le contenu de chaque étiquette, y compris le logo de l'association, a entièrement été défini en programmant l'imprimante, qui dispose de son propre langage de programmation interne.

Impressions d'étiquettes pour inventaire

Impressions d'étiquettes pour inventaire. Lecture des codes-barres par scanner

3Juin/15Off

Have a drink, soon !

Posted by Eric

Pour celles et ceux qui ont eu l’occasion de visiter récemment les locaux de l’Électrolab, ils ont pu constater qu'une bonne partie de l’espace convivial est déjà aménagé. Tables, chaises et triclinums moelleux rendent la pause agréable et l’en-cas festif. Bien entendu, quelques raffinements seront encore ajoutés dans les prochaines semaines. Par exemple, les experts en réseaux informatiques haut débit du lab ont finalisé la qualification de petites prises murales à quatre ports Ethernet POE du plus bel effet que l'on commence à installer en zone conviviale et un peu partout ailleurs. Ces modules sont reliés aux commutateurs (switch) Ethernet du lab par fibre optique. L'Électrolab étant par nature un environnement industriel, l'immunité électromagnétique intrinsèque des liaisons par fibre sont évidemment bénéfiques pour maximser la fiabilité de l'infrastructure réseau.

Bloc de quatre prises Ethernet POE

Bloc de quatre prises Ethernet POE

 

Barbares au bar
L’espace convivial sera à terme animé à partir du bar, idéalement situé en son centre. Sa construction avance sereinement : une fois les murs tombés à mi-hauteur pour la future pose d’un zinc en zinc, le sol a été meulé afin d’amenuiser une bosse d’un centimètre de hauteur présente sur une surface d’environ 3 m². Une telle excroissance s’avère pénalisante pour la pose de carrelage. Cette surépaisseur existe probablement depuis le coulage de la dalle de béton, voici quelques dizaines d’années. Il y a donc prescription 🙂 ). Mais cette bosse doit quand même disparaître !
Eu égard aux innombrables problèmes que nous a causé la dalle de sol de notre local – détaillés extensivement sur plusieurs articles de ce blog – résorber un problème ponctuel de planéité édiaphique est l’affaire d’une heure de travail pour les spécialistes es sols du lab. Deux mètres plus loin, c'est une lacune qui a été comblée par ragréage. L'effort consenti pour avoir un sol plat facilite grandement la pose du carrelage.

Carrelage du bar

Carrelage du bar

Entièrement élaboré par nos virtuoses du placoplatre©, le « haut de bar » est moderne et sans fioritures particulières. Un coffre identique est en cours d’installation au-dessus de la seconde ouverture, en direction de la zone méca. D’ici l’été, il reste encore moult travaux à accomplir pour in fine, disposer d’un bar (« des sciences », donc sans alcool 🙂 ) digne de notre hackerspace. Avant de pouvoir y lever le coude, il faudra encore de nombreux bras pour le réaliser : maçonnerie, faux-plafond, électricité, éclairage, eau courante, évacuation, menuiserie, peinture, serrurerie, réseaux informatiques et domotique sont déjà planifiés.
Pour que dans un avenir pas si lointain, vous puissiez commander une consommation au bar de l’Électrolab, venez nombreux pour nous aider à le construire !

Pose du haut de bar

Pose du haut de bar

Haut de bar terminé avec son éclairage intégré (spots 12V), entièrement fabriqué sur mesure

Haut de bar avec éclairage intégré (spots 12V), entièrement fabriqué sur mesure

 

 

 

 

 

 

 

 

Job creation for daytime opening
Depuis les débuts, les horaires d'ouverture des locaux sont cantonnés aux mardi et jeudi soir, faute d'administrateurs disponibles en journée. La présence de permanents a toujours été souhaitée pour concrétiser la possibilité d'étendre la période d'ouverture. L'association dispose désormais d'une assise suffisante permettant de concrétiser l'embauche de notre première salariée. Depuis début janvier 2015, Éléonor vous accueille pendant les jours de la semaine selon des horaires indiqués dans le menu "Calendrier" de cette page Web. Demandez-lui conseil pour les inscriptions, les formations, les locations de salles et plus généralement les activités de l'association et l'état d'esprit qui l'anime. Notre salariée intervient également activement dans l'administration générale, le design et l'animation des sites Web et wiki ainsi moult autres actions au service de l'ensemble des membres. N'hésitez pas à la solliciter!

Notre hackerspace manager Éléonor montre sa grande capacité d'autodérision

Notre adorable hackerspace manager Éléonor nous fait une démonstration de sa grande capacité d'autodérision. En arrière-plan la fraiseuse CNC 4 axes

 

Embroidery as DIY
Parmi les nouveaux domaines d'activités du lab se sont greffés dès 2014 la fonderie et la couture. Ainsi, des actions de formation à la confection (niveau débutant) ont été mis en place. Mais certains membres ont aussi à coeur de restaurer des machines à coudre anciennes voire les modifier significativement pour étendre leurs fonctionnalités. Les images ci-dessous présentent une machine à coudre classique qui a été numérisée pour la transformer en brodeuse. Un très bel exemple de ce qu'il est possible de réaliser en seulement deux jours avec les moyens mis à disposition par l'Électrolab.

Embroiderer_proto1_01

Au second plan, la machine à coudre modifiée en brodeuse. On distingue aisément le moteur pas-à-pas et la vis à billes assurant le déplacement du cadre porte-tissus

Embroiderer_proto1_03

Première broderie réalisée avec la brodeuse CNC prototype présentée ci-dessus : concept validé !

En fait, ce petit hack n'était qu'en réalité qu'un démonstateur de faisabilité (un Proof Of Concept en anglais). Les mêmes bricoleurs s'affairent désormais à concevoir un second prototype nettement plus performant.

 

Ironing system MKII
À défaut de disposer d'une machine de repassage à commande numérique :), le repassage des rouleaux en coton de notre essuie-mains – déja présenté dans ces colonnes – s'est encore amélioré. Les crampes au poignet dues au maniement prolongé du fer à repasser ne sont plus de mise. Un support hautement perfectionné fabriqué avec quelques vis et des tasseaux de bois permet désormais de maintenir le fer à repasser sur la planche, pendant que l'on enroule le tissus.

Seconde version du système de repassage pour le tissu coton de l'essie-mains. Notez la présence d'une véritable table à repasser

Seconde version du système de repassage pour le rouleau de tissu en coton de l'essuie-mains.
Notez la présence d'une véritable table à repasser

Dans la version 3 du système, on intègre le lave-linge et la machine à repasser directement dans l'essuie-mains 🙂

28Mai/15Off

Ironworks equipement galore

Posted by Eric

Lors de la présentation succincte de notre nouvel atelier mécanique, vous aurez sans doute remarqué sur les images que l'espace dédié à cette activité n'était pas surchargé de machines : il reste de la place, ce qui n'est pas très habituel à l'Électrolab 🙂  Mais voila que de "nouvelles" bécanes viennent d'arriver. Leur rapatriement a mobilisé douze personnes durant les quatre jours d'un weekend prolongé de mai. Et quelle moisson d'équipements et de matériels! À chaque fois que l'on a le choix – et ce fut le cas ici – c'est l'acquisition d'équipements différents de ceux que l'on possède déja qui est privilégié. Cette fois, c'est en particulier l'activité de ferronnerie et de métallerie qui voit son parc de machines passer de "pas grand chose" à..."c'est un début". Jugez-en vous même.

En premier lieu voici la soudeuse à point de marque ARO. Il s'agit d'un modèle posé au sol qui inclut un système de refroidissement liquide des électrodes et du transformateur, qu'il faudra d'ailleurs complètement restaurer. On estime sa puissance à 25 KVA, ce qui est fort honorable et permet le soudage par résistance pour des tôles épaisses jusqu'à six millimètres environ. Par chance, nous disposons pour cette machine de plusieurs électrodes de formes particulières, ce qui la rend particulièrement versatile pour la réalisation de nombreux types d'assemblages. L'acquisition d'autres électrodes particulières (en tungstène ou en molybdène par exemple) est prévu à moyen terme et permettra le soudage de tôles de cuivre ou d'aluminium.

Soudeuse à point

Soudeuse à point

 

Faisons un petit tour pour présenter un petit tour conventionnel d'outilleur, nouvellement arrivé dans l'atelier. Sa conception très rigide et les nombreux accessoires (jeu complet de pinces de serrage) disponibles, implique d'office que soit faite une réhabilitation de premier ordre. C'est un équipement idéal pour la fabrication de précision de petites pièces à l'unité. Il est fort probable qu'il soit à terme équipé de règles de mesure linéaires de précision et d'un afficheur numérique. D'autres ajouts, tel un variateur de vitesse électronique et une tourelle porte-outils rapide, peuvent être envisagés.

Tour d'outilleur

Tour d'outilleur

 

Plat de résistance de cette action de récupération, voici que l'Électrolab dispose désormais d'une superbe cisaille à tôle électrique d'une capacité d'un mètre en largeur et trois millimètres (d'acier) en épaisseur. Cela fait plus de deux ans que l'on cherche à obtenir à bon prix un tel équipement : il complète idéalement notre petite cisaille manuelle (capacité : 1 mm) et la scie à ruban à archet incliné (capacité : 210 mm en rond plein). Ce parc de machines dédié à la découpe de matière brute trouve naturellement sa place dans la zone stock de l'Électrolab.

Cisaille électrique à tôles

Cisaille électrique à tôles

 

Et voici les deux presses électriques à excentrique (une 10 tonnes et une 80 tonnes) miraculeusement complétés d'un superbe lot de tampons et matrices dédiées à ces machines. Ce sont des outils idéaux pour toutes les découpes et encoches en pleine matière. L'une d'elle pourra éventuellement être convertie en marteau-pilon pour la forge.

Presse 10 tonnes à excentrique

Presse 10 tonnes à excentrique

Presse 80 tonnes à excentrique

Presse 80 tonnes à excentrique (démontée)

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de la même campagne de récupération, il a été possible de rapatrier plusieurs étaux lourds, une enclume (pas trop lourde), une petite forge, des pinces de forge, des limes, des clés et une quantité notoire de brut d'acier (tôles, carrés, ronds) y compris le rack pour les ranger pour un total (machines ci-dessus comprises) de...18 tonnes :). Impossible de tout présenter ici : venez-voir de vos propres yeux en vous inscrivant à l'une des visites organisées du lab : il y en a environ quarante par an.

Forge

Forge

 

Race against the machine
D'aucuns vous diront que l'acquisition ad nauseam de nombreuses machines très diverses est une bien curieuse stratégie. Mais dès les débuts de l'Électrolab, c'est cette orientation qui a prévalu et elle continue de s'appliquer mordicus.  Le parc de machines et d'équipement ne doit pas être dicté par les projets des membres. C'est en réalité l'étendue et la versatilité des procédés de conception, de fabrication, de mesure et de maintenance disponibles en un même lieu qui permet aux membres actuels et futurs, d'imaginer et surtout de concrétiser les projets les plus ambitieux, y compris ceux dont ils n'ont pas encore idée!
Plus il y a d'équipements, plus le lab peut répondre de manière quasi-immédiate à des souhaits, des concepts et des besoins spécifiques propre à chaque adhérent. Les administateurs de la structure ne sont ni maîtres ni parfaitement au courant de l'ensemble des projets des membres. Leur action se limite à organiser le fonctionnement d'un laboratoire d'initiative populaire en améliorant sans cesse sa versatilité, son infrastructure et les possibilités d'actions créatives qui y sont offertes.

Enfin, il convient de ne pas oublier que le projet collectif de construire et d'aménager en toute indépendance – pour ne pas dire en toute autonomie – un hackerspace de 1500 m², oblige les membres à devenir quelque peu artisans en gros et second oeuvre. Dans cet immense chantier, il y bon nombre de d'éléments qu'il convient d'adapter voire de construire sur mesure car ce qui est disponible off the shelf est souvent trop cher voire inadapté. Notre parc de machines et d'outils est incontournable pour créer ou modifier des éléments tels qu'ils sont exactement requis pour réussir l'aménagement de nos locaux, régulièrement présenté sur ce blog. Sans ces équipements disponibles sur place, aménager le lab 2.0 serait tout bonnement irréaliste.

 

Mending and reparing
Comme d'usage à l'Électrolab, les machines présentées ci-avant ne sont pas immédiatement disponibles : préalablement à leur mise en service, il convient de s'atteler à leur réhabilitation voire réparation afin qu'elles soient aisées et sures à utiliser. C'est les membres de l'association et les premiers et futurs utilisateurs qui s'attèlent à cette tâche qui, parfois, s'étale sur plusieurs mois. Des restaurations lourdes avec recâblage électrique, pneumatique et hydraulique complet, remplacement voire reconstruction de pièces défectueuses, ajout de fonctionnalités (systèmes de sécurité et de mesure), décapage complet et remise en peinture sont relativement fréquentes au lab. Cette phase de réhabilitation est particulièrement formatrice pour les personnes impliquées car c'est le moyen le plus efficace pour comprendre le fonctionnement de l'appareil et donc le périmètre de sa mise en oeuvre. On limite ainsi grandement le mésemploi des équipements, leur casse malencontreuse et plus généralemennt les accidents d'utilisation. Enfin, la maintenance faite en interne est un facteur de maîtrise des coûts essentiel à la bonne marche de l'Électrolab. Tous les membres, y compris les nouveaux arrivants, sont impliqués dans la réhabilitation et et la maintenance d'un ou plusieurs équipements du lab. Une fois l'équipement réhabilité, ceux qui y ont contribué ont la possibilité d'immortaliser cet événement en prenant un égoportrait devant la machine réparée 🙂

19Mar/15Off

Mechanic workshop revival

Posted by Eric

Du temps de l’Électrolab 1.0 et ses vastes^^ 150m², l’une des pièces de 25m² était dédiée à la mécanique. Elle accueillait les machines-outils conventionnelles (tour et fraiseuse) deux petits routeurs CNC (Charly et ID Conception) une scie à ruban pour métal et un établi. Autant dire que le confort était du style spartiate et il fallait éviter de travailler sur des pièces de grande taille sous peine de monopoliser l’ensemble de l’atelier.
Depuis environ six mois, ce petit atelier de mécanique a été démantelé et les machines qui s’y trouvaient ont été mises en stockage : il n’était donc plus possible de s’en servir.

Après un premier lot de travaux d’aménagement qui se termine sereinement – bien que cela n’aille jamais assez vite – de nouvelles zones entrent progressivement en chantier.
C’est notamment le cas de l’atelier de mécanique générale dont l’aménagement a débuté en février 2015. Semaine après semaine, on y installe exclusivement les machines-outils lourdes, tant conventionnelles que CNC, dans un espace dix fois plus vaste que précédemment. Le routeur Charly et la scie à métaux n’y ont plus droit de cité : ils sont placés respectivement en « méca légère » et en zone stock.
La nouvelle zone mécanique est désormais suffisamment grande pour que l’on puisse accéder – et c’est plus que souhaitable – de tous côtés des différentes machines, facilitant ainsi leur maintenance et les actions de nettoyage. De vastes étagères et meubles accueillent les outils et accessoires indispensable pour réaliser des usinages de qualité honorable. Dix mètres linéaires d’établis lourds sont également prévus afin de permettre aux bricoleurs aguerris de travailler dans des conditions optimales.
Dès maintenant, la zone mécanique est déjà utilisable en mode dégradé même s'il reste encore de nombreux travaux à réaliser d’ici l’été : éclairage général et ponctuel, courant triphasé et air comprimé sont à installer. Sans compter les indispensables révisions ou réparation de machines.

Nouvelle zone mécanique. Tour et fraiseuse conventionelle

Nouvelle zone mécanique. Tour et fraiseuse conventionelle

Nouvelle zone mécanique. Vue sur les machines-outil CNC

Nouvelle zone mécanique. Vue sur les machines-outil CNC

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet à l’Électrolab, chaque membre est à la fois utilisateur et contributeur : la maintenance et la remise en service des machine est à la charge des adhérents. Maîtrisent-ils parfaitement ce domaine de spécialiste? Absolument pas, mais ce n’est pas une raison valable ou suffisante pour s’en affranchir. Patiemment, méticuleusement, ils apprennent à se débrouiller dans cette activité si particulière en se documentant sans cesse et en se renseignant auprès de professionnels et de sachants. Cette démarche éminemment (auto-)formatrice est grandement encouragée dans notre association. Celui qui ne sait pas a un objectif clair : défricher, découvrir, apprendre sans cesse pour se familiariser avec de nouveaux domaines, métiers et équipements.

FANUC A06B-6055-H206

Y'a un fil qui n'est pas branché au bon endroit. Nan j'déconne !

C’est de cette culture technique et scientifique sans cesse élargie qu’émergent les projets les plus innovants et les produits les plus performants.
Maîtriser les équipements de la zone mécanique est de mise pour tout mécatronicien ou roboticien. C’est aussi un atout indéniable pour tout bricoleur un tant soit peu expérimenté. Et ce bricoleur, cela pourrait être vous !

 

Trashcan lamps (Fiat lux purgamen)
Dans ses fréquentes actions de récupération, qui permettent d'équiper nos locaux de 1500m² à un coût compatible avec les moyens modestes de l'association, le lab a pu disposer de quelques luminaires HQI initialement destinés à une installation dans un faux-plafond. Les ampoules à décharge de type HMI ou HQI ont l'avantage de consommer peu, de fournir un éclairage blanc proche de la lumière du jour et – ce n’est pas à négliger – restituent une forte intensité lumineuse. Ces luminaires spéciaux se trouvent fréquemment dans les vitrines, les magasins d'alimentation et de vêtements car leur IRC élevé garantit un rendu fidèle des couleurs.
Les spécialistes de l'éclairage du lab s’interrogeaient sur l’endroit idéal pour mettre en service ces luminaires circulaires aux qualités indéniables, mais qu'il est complétement irréaliste d'installer dans un plafond en béton vibré, comme celui qui surplombe l’ensemble de nos locaux.

Prenons par exemple notre nouvelle et vaste entrée principale, qui mérite – comme toute entrée qui se respecte – de disposer d'un éclairage puissant et moderne. Pour baigner la surface disponible d’une lumière abondante et douce, rien ne vaut un éclairage indirect, c'est-à-dire pointant vers le plafond en se servant de ce dernier comme réflecteur. Reste à transformer les luminaires HQI encastrables dont nous disposons pour permettre leur installation en saillie.
Après d’interminables secondes de réflexion, la combinaison d'une poubelle métallique de salle de bains et d'une suspente de faux-plafond permet de créer un luminaire mural moderne et bien entendu, totalement ininflammable. C’est un hacking d'objets très simple réalisé dans la plus pure tradition de l'Électrolab : concevoir exactement ce dont on a besoin à partir d'objets existants déjà en notre possession.

Luminaire HQI DIY

Luminaire HQI DIY

 

Dry environment
Les visiteurs ou nouveaux membres sont toujours impressionnés par les moyens immédiatement ou potentiellement disponibles à l'Électrolab. En effet, si tous les équipements ne sont pas opérationnels, c'est par ce qu'il convient parfois de trouver les premiers membres qui auront à s'en servir 🙂 Ceux-ci vont préalablement investir un peu de temps pour remettre en service un appareil qui bénéficiera in fine à l'ensemble des adhérents. Ces actions de maintenance/mise en service ont toujours été un facteur d'intégration remarquable et sont consubstantielles à la qualité de membre de l'association. Bon nombre de ces équipements nous ont été donnés – car anciens et dépassés – ou éventuellement acquis pour une somme modeste. Indéniablement, ils ne sont pas "dernier cri". Mais faut-il pour autant les mettre au rebut alors que leur utilité est avérée, si l'on est pas trop exigeant?
Pour illustrer cette réalité, il est possible d'évoquer la zone d'impression 3D qui a été récemment équipée d'une étuve de déshumidification ayant nécessité quelques heures de travail pour sa remise en service. Entièrement fabriquée en acier inoxydable, on y stocke désormais les bobines de fils plastique destinées aux imprimantes 3D du lab. En effet, les cadors de l'usinage additif savent depuis belle lurette que la plupart des plastiques absorbent une faible quantité d'humidité (quelques pourcents), ce qui modifie de manière défavorable la qualité d'impression.
L'optimisation du processus FDM passe donc naturellement par le stockage des consommables en atmosphère à humidité contrôlée. De nombreux particuliers disposant d'imprimantes 3D stockent leurs rouleaux de fil dans des récipients fermés avec du riz qui absorbe l'humidité, et cela fonctionne très bien. Au lab nous disposons d'une étuve adaptée qui ne nous a rien coûté. Autant s'en servir à bon escient 🙂

 

Étuve à humidité contrôlée, au-dessus une Reprap Mendel

Étuve à humidité contrôlée, au-dessus une Reprap Mendel

Stockage des fils plastiques

Stockage des fils plastiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Ironing system
L'installation récente et attendue d'un essuie-mains à tissu continu en coton dans les toilettes a néanmoins posé un problème d'intendance difficilement évitable. Une fois le rouleau de tissu consommé, il faut...le laver 🙁 Dans les entreprises et institutions, c'est bien évidemment un prestataire qui assure le chargement des essuie-mains et du nettoyage du rouleau de tissu usagé. Ces services "all inclusive" sont de fait réservés à des professionnels qui ont les moyens de les payer. L'Électrolab ne disposant pas d'une telle puissance financière, le lavage, repassage et roulage des tissus de l'essuie-mains se fait en interne par des membres 🙂
Si l'action de repassage ne requiert pas d'être diplômé BAC+8, il reste toutefois à résoudre le délicat problème de l'enroulage des 35 mètres de tissus. L'idéal étant bien évidemment d'enrouler ce long ruban au fur et à mesure de son repassage.
Afin d'être entièrement autonome, notre préposé à cette tâche stratégique a imaginé et mis en service un système d'enrouleur électrique actionné par pédale. Il comprend même un frein par injection de courant, évitant ainsi au repos, le déroulement intempestif du tissu. Le détail de l'installation vous est présenté visuellement dans l'image ci-dessous.
Rien que pour voir fonctionner régulièrement ce mécanisme, on ira se laver les mains deux fois plus souvent!

Enrouleur électrique pour tissus d'essuie-mains

Enrouleur électrique pour tissus d'essuie-mains

22Jan/15Off

Que s’est-il passe ce soir a l’Electrolab ?

Posted by jnat

Premier compte rendu de soirée de 2015 et déjà beaucoup d'activité ! Nous avons eu le plaisir d'accueillir de nombreux membres. Voici une partie des activités menées pendant cette soirée.

Le travail sur l'impression 3D est toujours un pôle d'activité où les cerveaux sont en ébullition. Calibrages, tests, peaufinage, tout le monde met la main à la pâte.

L'impression 3D, toutes générations confondues

L'impression 3D, toutes générations confondues

Le département IT se casse la tête sur l'infrastructure informatique du Lab.

Une réflexion intense...

Une réflexion intense...

Jojo et Gilles travaillent, dans la joie et la bonne humeur, sur un système d'odométrie avec des Legos. Le système permettra de régler des servomoteurs destinés à être intégrés dans un hexapod de leur fabrication.

Comment fabriquer un système d'odométrie pour calibrer des servos... avec des legos...

Comment fabriquer un système d'odométrie pour calibrer des servos... avec des Legos...

Après quelques quelques mois d'inactivité, CharlyRobot est réinstallée. Agrémentée d'un double écran pour plus de confort, elle a permis à Patrick d'usiner un petit boitier pour un projet domotique.

Notre fidèle CharlyRobot reprend du service et est opérationnel !

Notre fidèle CharlyRobot reprend du service et est opérationnelle !

Charly robot a l'ouvrage !

Charly robot à l'ouvrage !

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive. Envie d'en savoir plus ? Et si vous passiez nous voir ?

14Jan/15Off

Inventors welcome !

Posted by Samuel Lesueur

Comme nous l'avions annoncé, les box entreprise ont été terminés en fin d'année dernière ce qui nous a permis de les proposer à la location pour des start-ups ayant besoin de prototyper des projets novateurs. L'idée de disposer d'un local privatif au sein d'un des plus grands hackerspaces d'Europe et d'avoir ainsi accès aux machines et outils mis à disposition des membres a séduit plusieurs entreprises qui nous ont fait part de leur envie de participer à l'aventure Electrolab.

Parmi les prétendants nous avons donc sélectionné deux projets et deux équipes de passionnés pour essuyer les plâtres (littéralement !) des box entreprises:

* Immersive Robotics a pour projet la conception et la réalisation d'un robot étant à même de se déplacer de manière autonome en intérieur en évitant les obstacles et en cartographiant le bâtiment. De nombreux modules viennent d'ajouter à la base du robot (bras manipulateur, systèmes de télé-présence etc) qui peut être commandé à distance en réalité virtuelle. (site web à venir)

* Risebox est un éco-système vivant et connecté permettant à chacun de cultiver pour son usage personnel des légumes en aquaponie. Le défi consiste à concevoir un meuble réunissant toutes les conditions propices au développement d'un potager vertical d'intérieur dans les quels les néophytes du jardinage n'ont plus qu'à déposer les graines des légumes qu'ils souhaitent pouvoir récolter quelques semaines plus tard.

Les deux projets sont menés par des équipes faisant énormément de vulgarisation et partageant beaucoup de connaissances autour de leurs prototypes ce qui colle parfaitement avec l'esprit du lab. Tous les porteurs ont exprimé le souhait d'être membres de l'Électrolab et non juste consommateurs des ressources que nous mettons à disposition, il y a fort à parier que cette symbiose soit bénéfique pour tout le monde !

Il ne reste plus qu'à leur souhaiter à tous bienvenue et bon courage !

Pour ceux qui souhaiteraient développer leur activité au lab, même si il ne reste plus de box entreprise disponibles, les bureaux de coworking vont être ouverts à la location très bientôt (on espère mi février) ce qui va permettre aux indépendants, auto-entrepreneurs, télé-travaileurs en tout genre de disposer également d'une petite place dans notre beau hackerspace... Quoi de mieux pour travailler efficacement qu'un lieu qui n'est ni le bureau ni la maison mais qui pourtant est mieux équipé que l'un et plus douillet que l'autre ?

Pour tous les membres, sachez également que le laboratoire est désormais ouvert en journée ! Il est maintenant possible pour les membres à jour de cotisation de venir travailler sur vos projets en journée : vous serez reçus de 10h à 18h par la toute nouvelle et adorable permanente du lab qui a pris ses fonction de "fabmanager" au début d'année ! venez nombreux 🙂

Remplis sous: News, Organization Commentaires