Electrolab Il faut utiliser les choses comme elles doivent etre utilisees… ou pas !

31Juil/16Off

Various tooling machines repair actions

Posted by Eric

Comme de mise depuis les débuts de l'Électrolab, les membres consacrent une partie de leur temps à la maintenance et réhabilitation des équipements du lab. Outre la grande fraiseuse CNC Charlyrobot évoquée dans un précédent blog, plusieurs autres machines sont en cours de restauration ou réparation.
Par exemple, notre fidèle fraiseuse CNC de marque TOS FNG 40, qui mène bon train avec son poids de trois tonnes, a été upgradée ces dernières semaines avec un lot de pièces de rechange en bon état provenant d'une machine similaire.
Une poignée de membres s'est attachée à ce chantier d'envergure – environ deux cent heures – nécessitant de mettre sérieusement les mains dans le cambouis. Il convient de rappeler qu'aucun des intervenants n'est un professionnel ou un spécialiste de la réparation de machines-outil. En se documentant et en agissant méticuleusement et sans précipitation, ces travaux d'envergure peuvent être menés avec succès par des profanes sans grande expérience préalable. L'Internet regorge de howto, moocs et autres webminars de réparation mécanique qui – bien que ne s'appliquant pas spécifiquement à notre modèle de machine – contribuent à l'autoformation des membres pour réussir le challenge que constitue une telle action de maintenance.
Ainsi, le groupe hydraulique, l'écran de contrôle, le système de graissage centralisé,les plaques de parement des glissières, la règle de mesure et le lardon de l'axe Z ont été remplacés car fatigués ou en mauvais état.
De nombreuses autres pièces de rechange, tel la broche, la boîte boite de vitesse robotisée, la table rotative, le moteur et la pompe de graissage, les vis à billes, les étages de puissance, les servomoteurs et le système de compensation hydraulique, issues de la seconde machine, ont été démontées et sont désormais stockées afin de parer à bon nombre de dysfonctionnements, qu'ils soient bénins ou synonymes de réparation lourdes.

Fraiseuse CNC 4 axes TOS FNG 40

Fraiseuse CNC 4 axes TOS FNG 40 après restauration. Le capot de protection anti-éclaboussures n'a pas été réinstallé pour le moment

 

Mais il n'y a pas que les grandes machines outil qui sont aux bons soins des bricoleurs. Ainsi, le lab a récemment récupéré gratuitement une machine de thermoformage. L'appareil – quasiment neuf – était encore dans son carton d'origine et n'a jamais été utilisé par son premier propriétaire. Deux bricoleurs ont pu le réparer et le remettre en service en seulement trois heures. Les quelques menus problèmes tels qu'un défaut électrique, un moteur tombé de son socle et une pile au lithium à remplacer dans la minuterie sont les seuls points d'attention qui se sont présentés. L'équipement désormais réparé permet de mettre en œuvre le procédé dit de "formage sur moule positif par le vide" présenté ici à partir de la page cinq. Nul doute que les modélistes du lab sauront mettre à profit la possibilité de produire directement dans nos locaux des coques fines en plastique à partir de moules en plâtre ou en bois. Ce même procédé est intensivement utilisé dans l'industrie pour la réalisation de barquettes de stockage, ce qui est bien pratique si l'on doit créer des systèmes de rangement pour de petits objets de formes tarabiscotées.

Thermoformeuse récupérée par le lab. Les pannes étaient minimes et n'ont nécessité qu'une demi-journée pour la réparation

Thermoformeuse récupérée par le lab. Elle est désormais opérationnelle

Premier essai de thermoformage

Premier essai de thermoformage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit routeur CNC "(pour Computer Numerical Control", c'est-à-dire "piloté par ordinateur", pour faire simple) est également en cours de restauration par quelques membres. Comme souvent, ces machines d'une bonne vingtaine d'années ont une électronique de commande obsolète qu'il faut – sans hésiter – remplacer par du matériel moderne. En effet, le logiciel de gestion original – si tant est qu'on en dispose – et la carte de commande sont d'un autre âge et pas aisés à faire évoluer, vu que tout est propriétaire.
Plutôt que de faire fonctionner un OS MS DOS 3.11, que ce soit en natif ou dans une machine virtuelle, autant ne pas gaspiller son temps et opter d'emblée par le pilotage via un logiciel indexeur récent et des étages de puissance modernes, directement disponibles sur étagère (off the shelf, comme disent nos amis anglophones).
Une fois remis en service, ce routeur de capacité 200 x 200 mm sera dédié au perçage de circuits imprimés, notamment dans le cadre de la future mise en œuvre d'un procédé type "double-face trou métal" où le perçage des trous et vias est obligatoirement réalisé en CNC.

Mini routeur CNC en cours de restauration. Il servira exclusivement au perçage de circuits imprimés

Mini routeur CNC en cours de restauration. Il servira exclusivement au perçage de circuits imprimés

 

Le même groupe de bricoleurs termine également la remise en service d'un minuscule tour CNC. Vu les dimensions et les performances de la machine, son intérêt est plus pédagogique qu'opérationnel. Le tournage CNC de petites pièces en plastique et en bois est dans le domaine du possible. Par contre, le tournage de pièces en métal n'est pas vraiment réalisable. Autre limitation : à l'origine, la machine ne disposait pas de poupée mobile interdisant de fait le tournage entre pointes, la réalisation de perçages, et par extension, d'alésages dans les pièces usinées.
Les spécialistes de la fonderie et de l'usinage lourd du lab ont entrepris de contribuer à ce projet via la réalisation d'une contre-poupée de taille adaptée au petit tour pédagogique. Une fois réhabilité, il permettra aux profanes de découvrir de manière ludique le tournage par commande numérique, ce qui est quand même moins engageant que d'utiliser notre grand tour CAZENEUVE avec son mandrin surdimentionné ayant une capacité de serrage de 480 mm.

Mini-tour CNC. La machine a été entièrement restaurée par des membres

Mini-tour CNC. La machine a été entièrement restaurée par des membres

 

Second world war
Parfois, des matériels anciens peuvent être intéressants à restaurer. C'est le cas d'un petit tour parallèle conventionnel de précision fabriqué par la société Hardinge à Elmira, NY, qui excelle aujourd'hui encore dans ce domaine d'activité. Arrivé en France après la seconde guerre mondiale dans le cadre du plan Marshall, le tour a servi de longues années dans l'atelier d'une petite société de mécanique. Puis laissé un peu à l'abandon dans les années 2000, il est arrivé à l'Électrolab il y a quelques mois. Évidemment, en l'état, on constate le poids des ans. Mais la mécanique et solide et bien conçue. Ce tour de précision n'a d'ailleurs pas de mandrin : il utilise des pinces de serrage que nous avons reçues avec la machine, garantissant ainsi une excellente concentricité. Seul point faible, les verniers sont en mesures impériales, mais nous verrons plus loin qu'il y a des solutions pour remédier à cela.
Une fois validé le fait que les éléments essentiels de l'équipement sont tous présents et dans un état acceptable, décision est prise de le restaurer entièrement.
On commence par un démontage complet suivi d'un décapage du bloc principal – en fonte d'un seul tenant – constitué de la poupée fixe, du banc parallèle, du bac de récupération et du piètement. Après une première couche de peinture époxyde, l'effet visuel est déjà remarquable et rajeunit sensiblement la vieille machine. Plusieurs autres améliorations sont prévues : le moteur va être remplacé par un modèle triphasé récent, avec variateur de fréquence, ce qui limitera grandement le déplacement de courroie qui fait actuellement office de boîte boite de vitesse. L'ajout de règles de mesures et d'un DRO (un afficheur de position digital) palliera efficacement aux verniers gravés en pouces.
Au gré des semaines, une petite équipe de membres intervient régulièrement sur ce projet, contribuant ainsi au renouveau d'une machine-outil datant de l'immédiat après-guerre.
D'ici la fin de l'année, on pourra utiliser ce tour de précision pour toutes les pièces de petites tailles, parfois délicates à réaliser sur un grand tour parallèle, tel le Famot ou le Cazeneuve.

 

Tour Hardinge, dans l'état où l'on l'a reçu

Tour Hardinge, dans l'état où l'on l'a reçu

Tour Hardinge. Chariot transversal

Tour Hardinge. Chariot transversal

 

 

 

 

 

 

 

 

Tour Hardinge. Une belle collection de pinces de serrage

Tour Hardinge. Une belle collection de pinces de serrage

Tour Hardinge. Mise en place d'une pince de serrage dans le porte-pince

Tour Hardinge. Mise en place d'une pince de serrage dans le porte-pince

 

 

 

 

 

 

 

 

Tour Haridinge. Une première couche de peinture lui donne déjà quelque allure

Tour Haridinge. Une première couche de peinture lui donne déjà quelque allure

8Juin/16Off

Hot(te) rodders

Posted by Eric

Le bar de l'Électrolab sert principalement des boissons, mais on dispose également d'un four traditionnel et d'un micro-ondes, afin que les membres puissent faire réchauffer leurs lasagnes chèvre-épinards et les pizzas surgelées amenées sur place. Évidement, les flaveurs artificielles ajoutés à ces plats industriels dégagent une odeur de graillon qui finit par envahir la moitié du lab. Ce qui a pour conséquence de donner faim à tout le monde 🙂 . Pour limiter ces menus^^ désagréments, l'installation d'une hotte aspirante puissante devrait résoudre le problème. Vu qu'elle ne sert que ponctuellement, un modèle d'occasion modifié pour nos besoins spécifiques fera bien l'affaire. Nous avons toutefois choisi une version "cuisine collective" en acier, dotée d'une bonne capacité d'aspiration.

Hotte aspirante du bar. Découpe de la sortie "aspiration" au coupeur plasma

Hotte aspirante du bar. Découpe de la sortie du tuyau d'évacuation à la torche plasma

Hotte aspirante du bar. Mise en place des chevilles de fixation au mur. En haut le tuyau d'aspiration en DN250

Mise en place des chevilles de fixation pour la hotte aspirante du bar. En haut le tuyau d'aspiration en DN250

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hotte aspirante du bar. Ça y est elle est fixée au mur

Ça y est elle est fixée au mur

Hotte aspirante du bar. Installation terminée avec les grilles de de maintien des filtres métalliques

Installation terminée avec les grilles de maintien des filtres métalliques

 

 

 

 

 

 

 

 

L'aménagement du bar a nécessité de nombreux autres travaux, tant en plomberie-sanitaire qu'en construction et adaptation de meubles. Tout a été réalisé sur mesure afin d'optimiser la place disponible, en maximisant les fonctionnalités et la facilité d'entretien.

Découpe du plan de travail du bar

Découpe du plan de travail du bar

 

 

 

gazétage

 

 

Il y a quelques semaines, nous évoquions sur ce blog l'installation de notre chaudière au gaz. Le raccordement audit gaz est désormais en bonne voie. Le coffret compteur-vanne-détendeur a été installé par nos soins dans le mur d'enceinte de la propriété. La tranchée arrivant de la conduite principale située dans la rue jusqu'en limite de propriété a été creusée et le tuyau d'alimentation y a été déposé. Le raccordement a été effectué à chaque extrémité dudit tuyau par un professionnel du cru.

Désormais, il reste à réaliser l'autre côté du raccordement, à savoir du coffret de rue jusqu'à la chaufferie, soit vingt bons mètres de tranchée. Les bagnards membres sont toujours partants lorsqu'il s'agit de retrouver les gestes des cantonniers d'antan, excellant dans le maniement de la pelle et de la pioche. Seuls des êtres faibles et oisifs remplacent cette saine gymnastique par un chantier sans âme ni sueur réalisé à la pelleteuse mécanique.

Lorsque la conduite de gaz sera arrivée à l'entrée de la chaufferie, la dernière étape consistera à y raccorder notre chaudière et à modifier le branchement de notre circuit d'eau chaude. Une fois les vérifications de sécurité effectuées, l'opérateur devrait prochainement nous ouvrir les vannes (de gaz). Pour l'hiver prochain, tout sera opérationnel question chauffage.

Installation par nos soins d'un coffret gaz supplémentaire dans le mur d'enceinte.

Installation par nos soins d'un coffret gaz supplémentaire dans le mur d'enceinte.

 

Le sujet "gaz" a un second volet qui – après un long sommeil – vient récemment de sortie de sa léthargie. Du temps du lab V1, il y a cinq ans, un réseau d'air comprimé (et oui l'air est aussi un gaz) a été créé et mis en service dans nos petits locaux de 150 m². Il était simplement alimenté par un compresseur premier prix acheté en GSB, qui nous a créé pas mal de soucis car nous dépassions allègrement le facteur de marche pour lequel il était prévu. Il a donc rendu l'âme à deux reprises 🙁 .

Quand le lab s'est agrandi et que les zones existantes ont changé de place, le réseau d'air comprimé originel a été en grande partie démantelé. On pouvait encore trouver, courant le long des murs, quelque tuyau en polyéthylène haute pression, se terminant parfois par un raccord, parfois par ...rien.

Le manque de fiabilité du premier compresseur nous a rapidement encouragé à acquérir un modèle sérieux, de qualité professionnelle, disposant d'une pompe à palettes performante et relativement silencieuse. Ce nouveau compresseur est installé depuis un an en zone méca lourde où un tuyau libre alimentait alternativement, et au gré des besoins, des soufflettes, la fontaine de lavage, la presse hydraulique, le système de lubrification air-huile de la fraiseuse Charlyrobot et la perceuse inversée dédiée aux circuits imprimés.
Évidemment, le nombre d'appareils utilisant l'air comprimé augmentant, promener simplement le tuyau souple d'un endroit à l'autre du lab finit par lasser. Sans compter que s'il y a plusieurs utilisateurs simultanés, on doit à chaque fois bricoler un raccordement temporaire ou bien attendre son tour...

Cette situation dégradée est désormais révolue. Quelques membres ont consacré deux week-ends weekends et quelques soirées pour construire un nouveau réseau d'air comprimé centralisé. Environ cent mètres de tuyaux ont été installés en méca lourde, méca light, impression 3D et plusieurs points de raccordement ont été posés. Tout cela est alimenté par le compresseur à palettes déjà évoqué précédemment. L'air est séché par un sécheur d'air fonctionnant sur le principe de la climatisation, ce qui limite grandement la condensation d'eau dans les tuyaux. L'air comprimé est de ce fait délivré "sec", comme on est en droit de l'attendre dans tout bâtiment industriel. Enfin, une grande cuve spéciale "air comprimé" complète le dispositif en servant de tampon. Si requis, une lubrification d'huile est ajoutée localement aux équipements ayant ce besoin. Les différents consommateurs d'air comprimé susmentionnés sont en cours de raccordement au réseau, ce qui permettra de les utiliser simultanément et sans passer par des préparatifs fastideux.

Réseau d'air comprimé centralisé du lab. Réalisation à l'aide de tuyaux de polyéthylène

Réseau d'air comprimé centralisé du lab réalisé en partie à l'aide de tuyaux en polyéthylène

Réseau d'air comprimé centralisé du lab. Le sécheur d'air supprime quasiment toute l'humidité de l'air distribué. Un équipement indispensable tant l'air comprimé humide est problématique

Le sécheur d'air supprime quasiment toute l'humidité de l'air comprimé distribué. Un équipement indispensable tant l'air comprimé humide est problématique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le réseau d'air comprimé "sec" va encore s'étendre prochainement vers les zones projets, élec et élec avancée.
À moyen terme, il est prévu de mettre en service notre grand compresseur de 10CV à pompe rotative, permettant ainsi le raccordement de gros consommateurs, tels les équipements de sablage.
Et une fois le réseau d'air comprimé complètement achevé, on pourra sereinement planifier puis réaliser un nouveau chantier du même acabit : le réseau centralisé de vide^^.

 

(Laser) show off
Récemment, le lab a récupéré une découpeuse laser d'entrée de gamme de seconde main. La machine de fabrication asiatique aux fonctionnalités classiques dispose d'un laser CO2 de 70W à excitation haute-tension permettant toutes sortes de découpes et gravure sur planches de bois et plaques de plastique. Les premiers essais semblent plutôt concluants même si des logiciels spécifiques et un peu anciens sont requis pour piloter les moteurs pas-à-pas. Cela étant, si la mécanique et l'optique sont encore en bon état, il n'est pas exclu que la partie logicielle soit mise prochainement au standard 2016, ce qui accroîtra accroitra sa facilité d'exploitation.
Un tel appareil complète indéniablement les autres équipements de découpe du lab (cisailles et scie à ruban) et sera fort utile pour les activités tels les loisirs (ré)créatifs et le modélisme.

Découpeuse laser CNC à tube CO2 de 70W

Découpeuse laser CNC à tube CO2 de 70W

Pièces découpées au laser dans une plaque de plastique transparent

Pièces découpées au laser dans une plaque de plastique transparent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'ailleurs, on est en droit de se demander pourquoi un tel équipment n'arrive que maintenant à l'Électrolab ? Alors que notre structure a déjà cinq années d'existence! Et bien, l'Électrolab étant un hackerspace, il n'a pas vocation a concurrencer ou imiter ce qui se fait usuellement dans les fablabs, désormais nombreux en Île-de-France.
Les différences entre fablabs et hackerspaces sont certes subtiles et donc parfois délicates à expliquer. L'une des plus remarquable à nos yeux est qu'un hackerspace limite l'acquisition d'équipements neufs tel que défini dans la charte des fablabs du MIT afin de privilégier l'acquision de machines d'occasion, qui seront réparées puis remises en service par les membres de l'association. De même, nous encourageons fortement la conception et la fabrication de nos propres équipements, ce qui – dans de nombreux cas – permet d'obtenir des machines aux qualités raisonnables tout en maintenant la dépense au minimum.
Pour en revenir à la découpeuse laser, le fait de ne pas en disposer a sciemment permis d'éviter l'effet "membre d'un jour" qu'ont observé certaines structures mettant en avant la présence d'un tel équipement dans leurs locaux, ce qui a dans certains cas engendré de véritables files d'attente pour les travaux de découpe laser. Mais bon nombre d'utilisateurs ne venaient que pour cet équipement précis et ne participaient à aucune autre activité ou publication de leurs projets.
C'est bien la preuve que le besoin d'un service de découpe laser est avéré et doit être couvert par des acteurs économiques qui souhaitent le promouvoir. A contrario l'Electrolab n'a pas vocation à fournir de services à tiers, que ce soit en découpe laser ou autre : l'usage des équipements est réservés aux membres.
Mais finalement, n'est-il pas plus intéressant de concevoir sa propre découpe laser plutôt que de simplement se servir d'un modèle commercial? Dans ce domaine, on a deux projets dans les cartons et celles et ceux que cela intéresse peuvent prendre contact avec nous pour une petite visite. Inscrivez-vous sur contact [AT] electrolab [POINT] fr

 

World Wide Meb
Les équipements hors normes – vous le savez déjà – ont indéniablement leur place à l'Électrolab. Et bien, nous venons enfin d'entrer dans le cercle très fermé des hackerspaces disposant d'un "MEB", un Microscope Électronique à Balayage ("SEM", Scanning Electron Microscope en anglais). À notre connaissance, deux autres structures comparables à la nôtre disposent également d'un tel équipement, il s'agit de dɸ/dt en Californie et Pumping Station One à Chicago. Notre équipement de marque CAMBRIDGE, entièrement analogique, a un facteur de grossissement maximum de 280 000 fois ce qui doit permettre de résoudre jusqu'à 10 nanomètres environ. Comme bon nombre des équipements récupérés du lab, notre MEB a besoin d'une petite maintenance et va bénéficier de quelques modifications. Par exemple, l'ajout d'une seconde pompe turbomoléculaire directement au niveau du canon à électrons permettra l'obtention plus rapide d'un vide poussé. Le remplacement du tube photomultiplicateur par un modèle récent beaucoup plus sensible est aussi à l'étude.

Manifestement, les microscopes électroniques des autres hackerspaces précédement cités sont peu ou prou de la même époque que le nôtre : les années quatre vingt dix. Ils sont sortis du service actif du fait que les entreprises et institutions qui les utilisaient les ont désormais remplacés par des équipements plus performants tel les microscopes à force atomique (AFM) ou les microscopes à effets tunnel (STM), dont un superbe exemplaire combinant ces techniques, est mis en oeuvre à l' ESPCI de Paris.
À l'Électrolab, on se contentera d'un vénérable MEB d'ancienne génération, mais qui dans les prochains mois devrait néanmoins nous livrer quelques images intéressantes. Stay tuned, comme on dit 🙂

 

Microscope électronique à balayage. En cours de remise en état, afin de bientôt scruter l'infiniment petit. Pour parfaire le vide, on pense déja à lui rajouter une seconde pompe turbo-moléculaire

Microscope électronique à balayage. En cours de remise en état, il permettra bientôt de scruter l'infiniment petit

 

24Mai/16Off

Rent Space in our hackerspace: box 3 available now

Posted by Clement

Comme vous le savez, l'Electrolab V2 a la capacité d'accueillir trois startups ou projets en son sein pour leur permettre de mener à bien leurs projets dans de bonnes conditions.

En plus des bureaux et des aménagements classiques d'une pépinière d'entreprise (accès 24/7, internet très haut débit, espace de détente convivial, salles de réunion, machine à café etc), les locataires bénéficient (après formation et sur réservation) de l'accès aux équipements dont le lab dispose, ce qui leur permet de prototyper facilement leur projet de manière efficace, sans avoir besoin d'investir dans tout l'équipement, qui est ici mis à leur disposition pour un prix modique.

Après Immersive Robotics, victime de son succès qui avait du déménager vers plus grand, c'est au tour des occupants du box 3 de voler de leurs propres ailes. Arrivés en octobre 2015 à 3 personnes, ils sont aujourd'hui 6, avec 4 recrutements additionnels en cours : c'est tout le mal qu'on leur souhaitait en un peu plus de six mois !

Le troisième box entreprise de l'Electrolab, maintenant disponible à la location !

Le troisième box entreprise de l'Electrolab, maintenant disponible à la location !

Si vous souhaitez louer cet espace de 55 m² pouvant recevoir jusqu'à 8 personnes dans un lieu unique pour y développer votre entreprise, n'attendez pas : contactez nous rapidement, il n'y en a qu'un seul de disponible ! Il sera disponible dès juillet.

A noter que nous proposons toujours une adhésion pour les entreprises, leur donnant accès à notre local et à nos ressources même si elles ne sont pas locataire d'un box à part entière.

Remplis sous: Non classé Commentaires
7Mai/16Off

Another click on the wall

Posted by Eric

Les écrans tactiles sont désormais systématiquement utilisés lors de la mise en œuvre de logiciels de point de vente (POS pour "Point Of Sale" en anglais). Une dalle digitalo-tactile^^ est plus pratique que le couple clavier + souris : le logiciel présente directement les différents produits vendus sous forme de boutons et/ou d'aplats de couleur. L'interface graphique se manipule "aux doigts" : c'est rapide et d'un apprentissage très simple. Pour ce que soit agréable d'utilisation, la dalle tactile doit être bien fixée et ne pas vibrer ou bouger lorsqu'on appuie frénétiquement sur la surface sensible. En conséquence, les pieds de ces écrans tactiles sont particulièrement massifs et lourds. Pour notre bar ("des sciences", donc sans alcool 🙂 ), nous avons souhaité fixer l'écran tactile au mur : cela évite d'encombrer le zinc ou le plan de travail.
Les supports muraux pour écran sont aisés à approvisionner: moult revendeurs en proposent de nombreux modèles à la vente. Mais est on certain que celui que l'on aquière est à la fois compact, rigide et néanmoins aisément orientable? Bien entendu, on peut retourner un produit qui ne convient pas et se faire rembourser dans la foulée. Mais cela ne fait pas avancer le schmilblick et on reste finalement avec son problème en les mains. D'autre part, il existe de nombreuses configurations de position des vis qui assurent la fixation de l'écran au plateau orientable, pour lequel le standard "VESA" est le plus connu.
En conséquence, il a été acté que fabriquer notre propre support mural à partir de plats d'acier et tuyaux de chauffage complété d'une rotule récupérée sur un pied de moniteur, serait tout à fait réaliste. La découpe des bruts se fait à la scie à ruban à arc incliné, l'assemblage mérite la soudure TIG DC, la plus propre qui soit. Une fois le corps monté, on poursuit par le percement et le taraudage les trous de fixation de la rotule. Le travail s'achève par un dégraissage complet et deux couches de peinture.
Le support réalisé n'est certainement pas un summum en matière de design, mais il est robuste et fonctionnel. On n'en demande pas plus.

Bras de maintien réalisé sur mesure et sciemment surdimensionné pour l'écran tactile du bar

Bras de maintien réalisé sur mesure pour l'écran tactile du bar

Logiciel POS installé sur l'écran tactile

Logiciel POS installé sur l'écran tactile du bar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Large size CNC router
Le lab a récupéré voici quelques semaines une nouvelle fraiseuse CNC à portique de marque Charlyrobot. Ce modèle est de conception similaire à la machine dont on dispose déja et qui nous rend bien des services. Ce qui change, c'est la surface de travail qui avec 700 x 1000 mm est nettement plus conséquente et permet de ce fait l'usinage de planches de taille moyenne, tel les portes de meubles de cuisine. Actuellement cette machine oversized est démontée, nettoyée et remise au goût du jour. Le système de pilotage des moteurs original fabriqué par la société Isel est technologiquement obsolète. En conséquence, comme ce fût le cas pour la première Charly, on ne garde que la mécanique sans réutiliser le module de pilotage, préférant à ce dernier un système réalisé par nos soins par intégration de modules récents, qui ont l'avantage d'être immédiatement disponibles sur étagère. Disposer d'un système de pilotage identique pour les deux fraiseuses à portiques CNC – tant sur le plan matériel que logiciel – simplifie leur exploitation, leur maintenance et la gestion des pièces de rechange.

Une fois démonté l'ensemble des éléments mécaniques et autres sous-ensembles, il convient d'auditer chaque pièce afin de vérifier sa fonctionnalité et son état. Certains des paliers linéaires à billes sont manifestement défectueux : leur déplacement sur les arbres cylindriques en acier rectifié n'a plus la douceur et légèreté attendue : on ressent clairement des points de friction lorsqu'on déplace le chariot manuellement. Ces éléments n'étant pas réparables, un nouveau jeu de guides linéaires a été monté en lieu et place du système à barres rectifiées.

Il reste également à choisir un moteur de broche performant. Les expériences précédentes ont montré que les défonceuses que nous utilisions, toutes conçues sur la base d'un moteur dit "universel" – même si elles affichent 1 kW de puissance absorbée – sont très limitées. À faible vitesse, le rendement et le couple deviennent dérisoires : le moteur peine dès que l'on doit usiner ne serait-ce qu'une simple plaque de Duraluminium® et il donc difficile de définir un couple vitesse de broche et avance convenable.
Pour une telle fraiseuse, l'idéal est de disposer d'un routeur brushless triphasé de 3kW avec refroidissement liquide, variateur électronique et changeur d'outil automatique qui offrira une capacité d'usinage en rapport avec les dimensions et performances de la partie mécanique de la machine.

En dépit de la charge de travail conséquente – de l'ordre de deux a trois cent heures-homme – la réhabilitation de cette seconde fraiseuse à portique avance à grand pas. C'est grâce à l'implication assidue et régulière d'une poignée de membres que l'on a bon espoir de pouvoir mettre en service ce nouvel équipement d'ici l'été 2016.

Restauration du routeur CNC grand modèle de marque Charlyrobot. En haut de l'image on distingue la vis à billes logée dans le portique transversal

Restauration du routeur CNC grand modèle de marque Charlyrobot. En haut de l'image on distingue la vis à billes logée dans le portique transversal

Restauration du routeur CNC grand modèle de marque Charlyrobot. Envers de la table de fraisage

Envers de la table de fraisage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restauration du routeur CNC grand modèle de marque Charlyrobot. Remontage du piètement

Remontage du piètement

CharlyBig_Avec PanneauxDeCartérisation_30466

Les panneaux de cartérisation latéraux sont désormais en place. Sous la table, un tiroir à copeaux a été confectionné sur mesure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'électronique de commande de la fraiseuse a été entièrement repensée pour qu'elle soit en phase avec les attendus actuels. L'ensemble du système de pilotage est groupé dans un rack 19" 4U qui intègre le PC, les étages de puissance, la gestion de l'air comprimé pour le refroidissement et la lubrification des outils ainsi que toutes les alimentations électriques.

Fraiseuse Charlyrobot grand modèle : réalisation du rack de pilotage. Il intègre le PC de pilotage, les étages de puissance, la gestion de l'air comprimé pour le refroidissement et la lubrification des outils ainsi que toutes les alimentations. Pour fabriquer un tel sous-ensemble, comptez 100 heures de travail

Réalisation du rack de pilotage de la fraiseuse à portique Charlyrobot grand modèle. Comptez cent heures de travail pour intégrer tous les éléments d'un tel sous-ensemble et installer/paramétrer tous les outils logiciels

Susstudio
Notre zone convi et ses canapés moelleux permet d'organiser facilemement de petites présentations – tels les "lightenig talks" – ou formations pour un public de dix à vingt personnes. Afin que le speaker ne doive pas s'époumonner en cas de bruit de fond intempestif, quelques membres ont eu le bon goût gout d'installer une petite chaîne chaine d'amplification audio. En effet, il n'est pas exclu que de la pièce d'à-coté sourde la dissonante élégie d'une meuleuse dont le plateau abrasif égalise un lopin d'acier, dans un panache d'étincelles dorées. Le grondement sourd d'un transpalette ou une discussion animée sur ce qui se passait avant le big-bang, a également la fâcheuse tendance à brouiller le message du speaker et obérer l'attention de son auditoire.
Comme notre zone convi n'a pas la configuration d'un théâtre antique – où architecture et acoustique sont intimement liées – il faut trouver un autre moyen pour que celui qui parle puisse se faire entendre. En un mot il faut amplifier. Mais amplifier la voix de l'orateur n'est pas suffisant. Il faut aussi pouvoir diffuser le son des vidéos de présentation, mixer l'ensemble pour une diffusion en direct par Skype, enregistrer le tout pour une numérisation audiovisuelle ou pour la création d'un flux destiné à la baladodiffusion.
Évidemment, on ne s'improvise pas régisseur ou ingénieur du son du jour au lendemain. D'où quelques tâtonnements et petits ratés d'enregistrements voire de diffusion. L'inexpérience ajouté au fait que le matériel récupéré çà-et-là ne suffit ou ne convient pas imposait de réagir. En effet, les enceintes un peu vieillissantes manquaient de jus et nécessitaient d'être remplacées par des neuves sélectionnées dans la gamme d'un constructeur de référence. L'absence de micros propres au lab ne pouvait plus être compensé par les prêts des membres, car le besoin est récurrent et imposait de fait l'acquisition – dans un premier temps – de quelques exemplaires filaires. Les modèles sans fil, ce sera pour plus tard.
Au bout de quelques mois, le pilotage par ordinateur de la régie son s'affirme. La fiabilité, les fonctionnalités et la qualité de restitution en direct et en enregistrement s'améliorent. On est sur la bonne voix voie. À moyen terme, l'Électrolab va encore étoffer son équipement audio et vidéo tant pour un usage interne – tel la visioconférence – que pour un usage externe, par exemple pour la sonorisation et l'animation de stands lors de foires ou autres événements ponctuels auxquels notre association participe régulièrement.

Régie audio provisoire du lab

Régie audio du lab

 

 

 

3Mai/16Off

The Electrolab is part of the soul of Nanterre

Posted by Samuel Lesueur

L'émission "Cité Gagnant" sur la chaine LCP présente une sélection de villes dynamiques et originales en mettant l'accent sur les initiatives citoyennes qui sont moteur au sein de la communauté.

Cette édition de l'émission était sur notre ville de Nanterre, et ils sont donc venus nous rendre une petite visite 🙂

Voir l'émission complète sur le site de LCP

Voici le petit extrait qui se passe chez nous

Télécharger la vidéo : Extrait Electrolab / Emission Complete

Un grand merci à Aida Touihri et toute l'équipe de cité gagnante pour leur gentillesse !

Remplis sous: News Commentaires
10Mar/16Off

Smoking is not littering

Posted by Eric

La cigarette électronique, vous en avez certainement entendu parler, vu le nombre d'usagers qui vapotent et de boutiques spécialisées qui commercialisent ces produits. Mais saviez-vous qu'il existe aussi des cigarettes électroniques jetables ?  En cherchant un peu sur le Net, on peut trouver une évaluation d'un tel dispositif.

Mais pourquoi s'intéresser à un tel produit?
Il se trouve que le lab a à disposition une cinquantaine de cigarettes électroniques jetables, manifestement neuves mais qui ne fonctionnent pas, car leur pile interne est vide. Elles ont été trouvées par terre, éparpillées sur un trottoir d'une commune altoséquanaise 🙁

A battery life
En réalité, dans ces cigarettes jetables il n'y a pas de pile, mais un accumulateur Li-ion. Pourtant aucun dispositif ou connecteur destiné à la recharge n'a été prevu : l'accu est chargé "à bloc" à la fabrication, mais une fois celui-ci vide, on jette tout 🙁 . Idem pour le liquide qui produit la fumée artificielle : rien n'a été envisagé pour recharger en propylène glycol parfumé le petit linge humidifé qui sert de "réservoir". C'est vraiment un truc à usage unique. Une fois utilisé, le déchet qui subsiste n'est rien d'autre qu'un MÉGOT ÉLECTRONIQUE.
Et ça, ça ne s'invente pas !

A clever choice ?
On peut légitimement se demander pourquoi le fabricant de cigarettes jetables a sélectionné un accumulateur au lithium plutôt qu'un élement primaire. Le choix du métal est relativement aisé à comprendre : les éléments électrochimiques mettant en œuvre le lithium disposent de l'énergie massique la plus élevée, désormais supérieure aux piles alcalines. Comme l'énergie emagasinée sert au chauffage et donc à l'évaporation d'un liquide, il faut pouvoir la stocker le plus efficacement possible.
La raison du choix d'un accumulateur plutôt qu'une pile primaire est moins évidente. Les cellules primaires au lithium les plus courante sont soit au lithium-manganèse soit au lithium-chlorure de thionyle (SOCl2), ce dernier composé étant sous forme liquide. On peu arguer que la production des premières n'est pas très courante – ce qui rend l'élément coûteux – et que pour le second couple électrochimique, l'oxychlorure mis en œuvre est particulièrement corrosif, c'est qui pose un réel problème de sécurité si l'élément venait à être endommagé. Le choix d'un accumulateur Li-ion semble, in fine, raisonné et résulte d'une équation caractéristiques/coût établie en lumière d'une bonne connaissance des marchés et des technologies de stockage d'énergie électrique.

Enfin, on ne trouve trace sur la e-cig ou son emballage – un petit tube entièrement transparent en plastique – d'un quelconque symbole de recylage qui est censé se trouver sur tous les produits alimentés par pile ou accumulateur, depuis que les directives européennes ont imposé voilà une dizaine d'année, l'existence de filières de recyclage spécifiques à ces produits.

Teardown
À l'intérieur d'une cigarette électronique on trouve peu ou prou ça:

Un exemple de ce que l'on peut trouver dans une cigarette électronique jetable

Exemple de ce que l'on peut trouver dans une cigarette électronique jetable

 

Celles que l'on a récupérées semblent de construction un peu plus simpliste, mais les sous-ensembles essentiels – tels que présentés par les deux images ci-après – sont bien présents.

Cigarette électronique jetable dont on a extrait l'accumulateur Li-ion

Cigarette électronique jetable dont on a extrait l'accumulateur Li-ion. Tout à gauche, on distingue le capteur de pression différentielle duquel sortent trois petits fils électriques

Partie basse de l'image : la petite spirale métallique constituée de fil résistif entoure la mèche de fibre de verre. Ce minuscule chauffage assure l'évaporation du propylène glycol et produit ainsi de la fumée...sans feu :)

Partie basse de l'image : la petite spirale métallique constituée de fil résistif entoure la mèche de fibre de verre. Ce minuscule chauffage assure l'évaporation du propylène glycol et produit de ce fait de la fumée...sans feu 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Use or re-use ?
Outre le dispositif déclencheur (probablement un capteur de pression différentiel rudimentaire) qui peut mériter que l'on s'y intéresse, le plus utile dans la cigarette électronique "jetable" est l'accumulateur.
Après les avoir quelque peu requinqués, les spécialistes du lab ont observé qu'environ deux accumulateurs sur cinq étaient encore utilisables. La capacité indiquée sur l'élément est de 280 mAh. Sûr que les membres du lab sauront mettre en œuvre ces minuscules accus dans des montages électroniques un peu moins fumeux qu'une cigarette électronique jetable.

Oreillette Bluetooth en version "steampunk". L'accumulateur rectangulaire original était défectueux. Pour faire quelques essais, on le remplace temporairement par un modèle extrait d'une e-cig jetable

Oreillette Bluetooth en version "steampunk". L'accumulateur rectangulaire original (en bas sur l'image) était défectueux. Pour faire quelques essais avec l'oreillette, on le remplace temporairement par un modèle cyllindrique extrait d'une e-cig jetable

Remplis sous: Technology Commentaires
6Fév/16Off

Feel the heat

Posted by Eric

Au fur et à mesure que le nombre de pièces disponibles dans nos locaux s'accroît, il convient de les équiper pour que le travail y soit aisé et agréable. Bien que plusieurs de ces pièces soient efficacement isolées, leur chauffage en hiver est indispensable, car même la présence de dizaines de personnes et leur naturelle chaleur humaine 😉 ne suffit pas à garantir une température agréable. Jusqu'à présent, l'Électrolab a surtout chauffé ses locaux à l'électrique, car c'est un moyen qui est efficient en cas de présence occasionnelle dans les lieux, ce qui était le cas jusqu’à un passé récent.

Désormais, le lab est ouvert toute la journée en semaine, souvent en soirée et la nuit, ainsi que le week-end, ce qui rend le chauffage électrique bien moins compétitif. Si certaines zones excentrées restent pour le moment dotés de convecteurs, les zones de grande taille à proximité de la nouvelle entrée vont désormais être équipées d'un chauffage au gaz. Plus exactement, c'est une unique chaudière au gaz naturel (= gaz de ville) qui va – à terme – alimenter plusieurs aérothermes soufflant de l'air chaud. Nous avons opté pour une chaudière récente de 170kW qui pèse un peu plus de 400 kg et qui a l’avantage appréciable de n’avoir rien coûté du tout, puisqu'il s'agit d'un appareil de récupération qui nous été aimablement offert 🙂 . Ça fait chaud au cœur.

Nettoyage d'un aérotherme de récupération au Karcher

Désembouage du circuit d'eau d'un aérotherme de récupération à l'aide d'un nettoyeur haute pression

La chaudière était rangée dans notre stock depuis quelques mois. Restait à la positionner à son emplacement définitif dans la chaufferie du bâtiment. Cette petite promenade de chaudière fut exécutée magistralement le week-end dernier. Et comme il s’agit d’une chaudière « sur pattes », elle sait aussi prendre l’escalier, enfin presque !

Déplacement de la chaudière: ça passe tout juste!

Déplacement de la chaudière: après l'escalier, ça passe tout juste en hauteur!

Ça y est, la chaudière de 400 kg est en place!

Ça y est, la chaudière a atteint son emplacement définitif !

 

 

 

 

 

 

 

 

Joke on the water
La chaudière désormais en place, il reste bien évidemment à construire le réseau de tuyauterie d'eau de chauffage.
Haha la bonne blague ! Le coût d'une telle installation effectuée par un professionnel étant incompatible avec les moyens financiers du lab, c'est donc tout naturellement que les membres de l'association s'improvisent apprentis chauffagistes avec mise en pratique immédiate dans l’objectif de construire le réseau de tuyauteries en acier entre la chaudière et les aérothermes. Il va sans dire que pour un bâtiment industriel tel que le nôtre et les exigences normatives qui s’y appliquent, toute solution à base de tuyauterie plastique (PER) tel que mis en œuvre désormais dans les appartements et maisons individuelles est inadaptée. Et il serait souhaitable que ce réseau soit terminé avant l'arrivée des véritables frimas d’hiver, qui par chance, tardent franchement cette année. Bref, une équipe soudée travaille actuellement tous les week-ends sur le chantier chauffage, climatisation et ventilation qui a encore besoin de bras supplémentaires. On embauche dare-dare.

Préparation des raccords en acier

Préparation des raccords en acier

Installation des tuyaux de chauffage

Installation des tuyaux de chauffage

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça gaze
Mais il n'y pas que la tuyauterie du circuit de chauffage à construire. Le raccordement à la cheminée impose quelques travaux de fumisterie. Plus fâcheux, la puissance de la chaudière est telle que le raccordement en gaz de ville actuel du bâtiment est sous-dimentionné: il faut une nouvelle conduite en provenance du pipeline de gaz principal qui court dans la rue, à un bon mètre sous terre. Il est donc illusoire de vouloir mettre en service notre chaudière cet hiver: la nouvelle dérivation de gaz ne sera installée que courant 2016 par une entreprise spécialisée, qui a la capacité de mener ce type de chantiers.

Et en attendant, on sautille sur place pour ne pas avoir trop froid ?
Par chance, il existe une autre chaudière dans le bâtiment qui abrite l'Électrolab et son propriétaire accepte que l'on y branche temporairement notre réseau de chauffage. Bien entendu, l'énergie soustirée sera mesurée afin que l'on puisse dédommager le propriétaire de la seconde chaudière en raison du surcroît de gaz qu'il va consommer.

On dirait un arbre de Noël tel que ceux qui surmontent les puits de pétrole. Pourtant le lab ne s'est pas (encore) lancé dans l'exploitation pétrolière. Ce n'est que le tuyau de liaison entre deux réseaux de chaleur, réalisé par des membres

Cela ressemble fort à un arbre de Noël tel que ceux surmontant les puits de pétrole. Pourtant le lab ne s'est pas – du moins pour le moment – lancé dans l'exploitation pétrolière. Ce n'est qu'un élement de liaison entre deux réseaux d'eaux de chauffage, réalisé par des membres. On distingue les vannes et le circulateur triphasé.

Heat pipe
Plus de cent mètres de tuyauteries acier en DN40 ont déja été intallées par les chauffagistes en herbe du lab. Le réseau actuel va encore être modifié et étendu de manière notoire. Mais ce qui est en place est déja opérationnel et permet de chauffer efficacement l'entrée du lab et l'ensemble de la zone convi. Le flux d'air crée par plusieurs extracteurs puissants permet d'amener cette chaleur dans d'autres pièces. De même, le passage des tuyaux (volontairement) non isolés dans d'autres zones du lab a le bon goût d'élever leur température de quelques degrés.
Certes, ces travaux de chauffage sont loin d'être terminés. Des sous-ensembles majeurs, telle la centrale de traitement d'air (CTA) sont encore en constuction et de nombreux autres tuyaux et gaines sont en attente d'installation. Dans les semaines à venir, on espère progressivement diminuer la consommation électrique nécessaire au chauffage de nos locaux, tout en étant paré contre les prochaines offensives de l'hiver.

Installation provisoire d'un aérotherme à eau chaude dans le bar. Puissance de chauffe : 50 kW

Installation provisoire au plafond du bar d'un aérotherme à circuit d'eau chaude. Puissance de chauffe : 50 kW

15Jan/16Off

HVAC as DIY

Posted by Eric

Outre le système de chauffage à circuit d'eau chaude et aérothermes soufflants, il est nécessaire d'installer dans nos locaux un système de ventilation adapté, afin de ne pas avoir l'impression d'étouffer au bout d'une heure quand il y a quinze personnes dans une même pièce. En réalité, il est de bon aloi que le système de ventilation soit intimement lié au système de chauffage et leur constuction doit être dûment coordonnée, tant sur l'aspect études que sur la réalisation.

Jamais sans ma VMC
Depuis vingt ans au moins, toutes les constructions individuelles ou collectives sont équipées d'une Ventilation Mécanique Contrôlée, donc l'acronyme "VMC" est désormais entré dans le langage courant, qui a minima évacue l'air vicié des pièces de service, telles la cuisine et la salle de bain. L'air neuf venant de l'extérieur entre par dépression via de petites bouches réalisées dans les fenêtres des pièces dites "à vivre", à savoir les chambres et le séjour. Ce système appelé "VMC simple flux" a l'avantage de la simplicité, mais dans les régions tempérées ou froides, il est énergétiquement peu efficient. En effet, en plus d'évacuer l'air vicié, on fait – en période de chauffage – sortir la chaleur des pièces, ce qui n'est pas franchement économe.
Une solution pour éviter un tel gaspillage consiste à priviléger l'installation d'une VMC dite "double-flux", qui dispose d'un échangeur de chaleur transférant la chaleur de l'air vicié en cours d'évacuation à l'air frais entrant. Ce système de transfert thermique oblige en outre à doubler l'ensemble des tuyauteries de ventilation.

Additional challenges
Au vu de la surface des locaux de l'Électrolab, + de 1500m², le choix d'une VMC "double flux" s'impose d'elle-même pour limiter la facture de chauffage en hiver. Il convient aussi de dimensionner le système au regard du nombre de personnes pouvant simultanément être présentes au même endroit. Ainsi, les débits d'une VMC standard pour maison d'habitation sont bien trop modestes pour convenir à nos besoins (il faut un équipement bien plus conséquent). Le lab est à considérer comme des locaux industriels, les exigences en terme de ventilation sont encore spécifiques. En effet, composé en grande partie d'ateliers et de quelques bureaux, on est bien loin ici d'une configuration de type "maison individuelle", extensivement décrite sur des dizaines de sites internet, mais hélas sans grand intérêt ici. Ajoutons à cela qu'il faut prévoir des pièces en surpression – tel les salles blanches – et d'autres en dépression, comme la zone de traitement de surface, force est de constater que ventiler efficacement l'Électrolab est en réalité un challenge d'envergure qui donnerait même du fil à retordre à un climaticien de base.

No fear from DIY
Eu égard aux exigences élevées du système de climatisation du lab – dont quelques-unes sont citées ci-avant – on a fait l'économie de demander des devis à des professionnels du secteur, sachant pertinemment que la facture allait allègrement dépasser 100k€ 🙂 .
Autant consacrer du temps pour faire soi-même sa propre VMC, en compulsant les normes, calculant les débits, établissant les plans pour les passages de conduites, en tenant compte de la faible hauteur sous plafond, et organiser l'ensemble du chantier.
Ambititieux ? Certainement, mais pas infaisable pour autant. L'Électrolab dispose de suffisamment d'équipements et de machines pour conçevoir son propre système de VMC avec des performances et des fonctionnalités identiques sinon supérieures à une installation faite par un professionnel à partir de sous-ensembles du commerce. Afin de réussir ce projet et être à même de le financer, on s'attachera à respecter en permanence un mix optimal entre autoconstruction, récupération d'élements d'occasion et achat de sous-ensembles neufs.

Welding fever
Pièce maîtresse de notre système de ventilation, la Centrale de Traitement d'Air (CTA), qui contient notamment l'échangeur "double flux", est réalisée en débutant par la construction de sa structure en acier mécano-soudé, réalisé en tube d'acier carré de quarante-cinq millimètres de coté.

Préparation des pièces du bâti de la CTA avant soudage TIG

Préparation des pièces du bâti de la CTA avant soudage TIG

Centrale de Traitement d'Air (CTA) : le bâti mécano-soudé en cours de construction. Le tabouret de bar donne l'échelle.

Centrale de Traitement d'Air (CTA) : le bâti mécano-soudé en cours de construction.
Le tabouret de bar donne l'échelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les parois de la CTA sont en tôle d'acier double épaisseur, les interstices étant remplis d'un isolant incombustible : la laine de roche. Puis débute l'équipement de la CTA : motoventilateur à cage d'écureuil, batterie chaude, registres et filtres sont prévus pour rentrer au millimètre. L'étanchéité de tous les sous-ensembles est stratégique et la simplicité d'accès – notamment pour le remplacement des filtres – est un point à considérer dès la conception, afin de faciliter les régulières actions de maintenance préventive que doit subir un tel équipement.

Réalisation d'encoches dans une tôle d'acier à la grignoteuse électrique

Réalisation d'encoches dans une tôle d'acier à la grignoteuse électrique

CTA stock bar : Montage d'une paroi intérieure en tôle d'acier

La même tôle en cours d'installation sur la CTA : elle fera office de paroi interne

 

 

 

 

 

 

 

 

 
A demanding challenge
Lorsqu'on utilise des pièces de récupération pour construire un nouvel équipement, on n'a pas toujours à disposition ce dont on aurait exactement besoin. Il faut accepter certains compromis, ou alors modifier les élements existants dont on dispose pour qu'ils atteignent les caractéristiques requises. Comme on est un peu juste en termes de dimensions, pouvoir grapiller quelques centimètres ça-et-là est parfois nécessaire, même si c'est au prix d'un effort significatif. C'est ce qui a été fait sur la batterie chaude de la CTA, dont l'un des raccords d'eau a dû être déplacé. Avant sa mise en place définitive, un contrôle pour s'assurer qu'il n'y a aucune fuite dans le circuit d'eau a été réalisé avec succès.

Soudure d'un raccord sur aérotherme

Déplacement d'un raccord d'eau sur la batterie chaude de la CTA. La photo a été prise immédiatement après l'opération de soudage. Il reste à décaper et repeindre la partie modifiée

Motoventilateur triphasé à cage d'écureuil de la centrale de traitement d'air

Motoventilateur triphasé à cage d'écureuil de la centrale de traitement d'air

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HVAC Control
Si la construction mécanique est un aspect important du chantier, il conviendra de la compléter d'un important dispositif de contrôle-commande assurant un pilotage automatique de l'ensemble de la ventilation. Une bardée de capteurs vont surveiller l'encrassement des filtres, les températures et pressions dans les diffrentes zones, avec comme summum d'optimisation (et donc d'économie d'energie) une mesure du CO₂dégagé par les êtres humains. Certes, cette dernière fonctionnalité n'est pas pour tout de suite, car il faudra prioritairement se charger de la commande de vitesse des motoventilateurs triphasés et du pilotage de la position des registes et clapets à l'aide de servovérins. Le système de contrôle devra aussi prévoir une fonction de désenfumage, comme c'est le cas dans tous les systèmes de ventilation installés dans des locaux de grande dimensions.
Élaborer et construire le système HVAC du lab est un challenge multidisciplinaire que les membres du lab font fort de relever, avec l'efficacité et l'énergie qui est un facteur clé de succès de tout projet d'envergure. Ce blog consacrera, au gré de son avancement, plusieurs articles à ce chantier tout à fait original.

4Jan/16Off

Industrial equipement recovery

Posted by Eric

De nombreuses entreprises, grandes ou petites se réorganisent de temps en temps. Ces adaptations au marché sont souvent l'occasion de déménagements : le regroupement d'unités sur un même site ou au contraire la séparation de services dans des lieux différents sont légion. C'est l'occasion d'emménager dans des locaux plus fonctionnels, plus modernes, plus lumineux, qu'ils soient plus grands ou plus petits.

Quand un bâtiment ou un site – souvent en location – doit être rendu, l'ensemble des services concernés est averti – en principe – des mois à l'avance. En effet, un déménagement ne peut être mené sérieusement que si les personnes qui œuvrent dans les services directement concernées préparent eux-même les cartons, ou du moins y participent. C'est l'occasion de faire le tri des rossignols qui encombrent les rayonnages depuis des lustres et autres vieilleries complètement dépassées. Mais le tri doit être fait intelligement : des équipements qui ne servent plus peuvent encore être utiles à d'autres entités de la même entreprise. En effet, outre les déménagés, une grande partie des autres services et autres unités non concernées sont informées et conviées à faire leur marché "interne" pour récupérer des équipements et matériels, avant leur mise au rebut.

Le bail, aïe aïe aïe
Les mois passent et il ne se passe...pas grand chose.
Jusqu'au jour où l'échéance de bail c'est? Ahhh mais c'est lundi de la semaine suivante! Faut tout vider. Tout de suite!
Sauf qu'un déménageur ou un débarrasseur que l'on sollicite pour vider 1000m² sous deux-trois jours, c'est no-way, et ceci quel que soit la période de l'année. À l'échéance du bail, ne pas rendre les clés en temps et en heure, se solde – c'est le cas de le dire – régulièrement en paiement de pénalités. C'est donc en ces moments que la foulitude d'objets gardés "au cas où" deviennent plus qu'encombrants. S'il y a réellement des articles ou documents à garder, le tri préalable est censé avoir été effectué, complété par un éventuel recensement. Toute cette logistique nécessite anticipation, méthode et organisation. Là on n'a plus le temps de rien si ce n'est de négocier cinq jours de rab pour la remise des clés. Mais cinq jours. Et pas un de plus! Bref, chacun fait son petit carton (pour les chefs, c'est UNE petite armoire) et TOUT le reste, c'est à la benne.
Car commander une ou plusieurs bennes pour le lendemain est en principe dans le domaine du réalisable. Étonnant, non ?

Mais ces dernières ne se remplissent pas d'elles-mêmes. Il faut des bras, beaucoup de bras, des moyens de manutention, pas mal de moyens, et même un peu d'ingéniosité pour les cas un chouïa compliqués.

- Euh Bébert, le truc-bidule qui est au troisième étage et qui fait cinq mètres de long, on le descend comment, vu qu'il passe pas dans le monte-charge ?
- Balance-le par la fenêtre, on verra bien s'il sait voler !

Dans ces situations, les collaborateurs proches ou lointains sont – et on peut les comprendre – rarement "chauds" pour aller faire du débarrassage à grande échelle sur des sites en cours de démantèlement.

Zorro est arrivé...
C'est dans ces moments de léger stress qu'intervient l'Électrolab. Souvent prévenus tout a fait offciellement du déménagement, et ceci des mois à l'avance, on attend patiemment que toutes les autres entités de l'entreprise aient pu rapatrier dans leurs locaux ce qu'elles étaient censées récupérer. Or le plus souvent, elles n'ont pas eu le temps de s'en charger, ou seulement de manière imparfaite, ce qui fait que quelques jours avant l'échéance du bail, il reste une montagne de matériels et d'équipements sur le site à libérer d'urgence. Evidemment, le jour de la restitution des clés, le propriétaire s'attend à voir des locaux propres et...vidés.

Console de commande de machine Appareil récupéré dans une entreprise lors de la réorganisation d'un site industriel.

Console de commande de machine.
Éqipement récupéré dans une entreprise lors de la réorganisation d'un de leurs sites industriel.

 

C'est souvent peu de temps avant le tour du propriétaire – ou de son mandataire – que tombe sur nos téléscripteurs 🙂 l'autorisation donnée à l'association de faire de la récupération sur le site incriminé.
À brève échéance, une première équipe restreinte du lab se rend sur place pour évaluer l'intérêt de la récupération en identifiant les matériels et en étudiant l'ensemble des aspects logistiques. Une telle visite dure en principe de quinze minutes à une heure. Dès cette visite terminée, l'escouade d'éclaireurs rend compte aux autres membres afin de préparer – si intérêt il y a – d'initier l'opération extérieure (OPEX). En seulement deux ou trois jours – pour les cas d'urgence absolue – l'Électrolab sait mobiliser des effectifs significatifs (jusqu'à vingt personnes) dûment équipés en EPI, outils de démontage, moyens logistiques et sachant arriver sur place à l'heure dite pour débuter la récupération.

En effet, rappelons qu'un hacker digne de ce nom n'est à la botte de personne, ce qui lui permet d'arriver au débotté sur un théâtre d'opérations, botté de ses chaussures de sécurité.

Les récupérateurs associés
Alors évidemment, l'Électrolab ne fait pas le débarras complet d'un site. Nous ne prenons que ce qui est intéressant et qui – en conséquence – nous est utile. Mais comme le lab a besoin de beaucoup de choses et que son évolution, tant en équipement qu'en aménagement est très largement tributaire de ces récupérations, ce que l'on emmène peut rapidement se compter en mètres cubes, voire en camions entiers.
C'est autant dont l'entreprise qui libère le site n'aura plus à s'occuper. Les spécialistes du démontage et de la récupération du lab sont le plus souvent totalement autonomes et ont l'habileté suffisante pour ne rien casser et laisser les locaux propres si cela est requis. Dans certains cas, le matériel est immédiatement recensé et/ou trié par nos spécialistes au moment de son emballage sur place afin de faciliter – de notre coté – la gestion de notre propre stock.

Moteurs asynchrones triphasés récupérés lors d'une OPEX

Moteurs asynchrones triphasés récupérés lors d'une OPEX

 

Récupération, démontage et recyclage
Les récupérations de ce genre ont lieu plusieurs fois par an, et au gré des interventions, un nombre de plus en plus important de membres a l'expérience de ces OPEX et savent participer méthodiquement et efficacement à ces actions.
Parfois ce que nous récupérons est gardé tel quel, parfois on le démonte pour n'en garder que les parties qui nous sont utiles, le reste étant apporté au recyclage ou en déchetterie. Si nécessaire, l'association Électrolab vous fournira tous les documents adminstratifs nécessaires pour contractualiser la cession à un prix symbolique de vos équipements, permettant ainsi de les sortir de vos immobilisations comptables. Enfin, en cas de double voire triple emploi, nous offrons occassionnelement les surplus à des hackerspaces et fablabs amis.

Appareils de mesure

Appareils de mesure récupérés dans une entreprise du 92 qui renouvelait entièrement l'équipement de son service de R&D

Appareils de mesure

Appareils de mesure, provenant de la même source que ci-contre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des truc à jeter ? Contactez-nous
En somme, si vous avez des équipements techniques ou industriels dont vous n'avez (bientôt) plus l'usage, nous serons heureux d'en être informés à l'adresse email suivante : contact [AT] electrolab [POINT] fr , car ils peuvent encore être utiles et servir pendant de longues années. D'avance merci pour votre diligence.

28Déc/15Off

True Colors

Posted by Eric

The color of mauvais !
Afin de respecter un certain nombre de prescriptions normatives, une partie de nos locaux est peinte en rouge. Les coloriphiles et/ou les natifs du Sud-Ouest seront donc ravis d'apprendre que nous avons choisi un "rouge basque" pour peindre la plupart des poteaux de soutènement qui constituent la structure porteuse du bâtiment qui héberge l'Électrolab. Une fois le premier pot de peinture rouge de vingt litres vidé, il a fallu en approvisionner un second à la même GSB du coin où a été acquis le premier. Le magasin dispose d'une machine à colorer automatique qui teinte un pot de peinture blanche en ajoutant de manière très précise un certain nombre de colorants dûment étalonnés. Comme on s’approvisionne toujours au même endroit, la fidélité de la teinte demandée est censée être totale, vu qu'elle est directement enregistrée dans l'appareil. Malheureusement, le fait de mettre en œuvre une machine à colorer performante ne suffit pas pour garantir l'obtention de la teinte souhaitée.

Ainsi si la machine est déréglée ou mal approvisionnée, on a son "rouge basque" unique au monde, rien que pour soi. Enfin c'est ce qu'on finit par comprendre après quelques recoupements. Donc demander cette même couleur dûment référencée dans un autre magasin de la même enseigne disposant de la même machine ne permet pas de respecter la fidélité colorimétrique.

Un autre cas de figure, où la couleur attendue n'est pas la bonne, se manifeste si le processus de coloration s'interrompt de manière inopinée. En effet, au moment où s'effectue le mélange avec la peinture blanche, si l'un des colorants rouge vient à manquer dans la machine, la peinture est inutilisable 🙁 . La teinte est bien trop claire. On refuse de payer le pot qui ne nous est d'aucune utilité. Le vendeur est furax mais tant pis. Et évidemment, nos travaux de peinture ne peuvent pas avancer.

Autre tentative quelques temps plus tard. Dans la même GSB, on achète à nouveau un pot de peinture blanche et le faisons colorer sur place. Cette fois-ci, le processus se termine normalement : l'imprimante de la machine à colorer édite l'étiquette précisant la teinte. On y lien bien "rouge basque".
Ce second pot a été utilisé environ quinze jours après son achat. Au premier coup de pinceau, on observe une magnifique couleur rose framboise !µ¤¿¡#%¥¢ ...qui évidemment est très différente de ce qui a été commandé. Vu que le processus de coloration s'est déroulé sans encombre, l'hypothèse la plus plausible que l'on peut avancer, c'est que la machine a été remplie avec les mauvais colorants ou bien que ceux-ci ont été mis dans les mauvais bacs de stockage! Y'a pas à dire, mais là, question n'importe quoi, on a atteint la coupine. Les vendeurs de notre GSB locale ont indéniablement réussi à détraquer leur appareil de coloration.
Il est fort probable que ce même jour, la plupart des clients de l'enseigne ayant demandé la coloration d'un pot de peinture soient repartis avec une couleur un peu différente de ce qu'ils attendaient 🙁
Pour le moment, la GSB a refusé le remboursement du pot de peinture (100 EUR) et le siège social (maison mère) auquel l'Électrolab a écrit, fait la sourde oreille! Ça ne va pas tarder et on ne pourra plus les voir en peinture, ceux-là. Et bientôt on risque d'avoir envie de jouer en vrai grandeur à Splatoon® avec leur superbe rose framboise.

 

Même si la restitution des couleurs de l'image est loin d'être idéale, la couleur du du poteau de gauche – partiellement peint – tire nettement sur le rose sombre. La couleur souhaitée est celle du poteau sur la droite de l'image

La couleur du poteau de gauche – partiellement peint – tire nettement sur le rose. La couleur souhaitée est celle du poteau sur la droite de l'image

Pour résoudre notre problème d'approvisionnement en peinture ayant la teinte souhaitée, la seule solution fiable a consisté a sélectionner un autre fournisseur qui nous a créé notre teinte en analysant un échantillon peint à l'aide d'un spectrophotomètre en lumière visible. Ce dernier va piloter une machine à colorer afin de recréer une teinte identique. Même si ce nouveau pot nous a coûté quelques dizaines d'EUR de plus, les essais effectués sont tout à fait probants : on n'observe aucune nuance tinctoriale entre une surface peinte avec le premier pot (qui est pour nous la couleur de référence) et la peinture composée sur mesure. Mais pour en arriver là – outre le fait que cela a retardé certains chantiers pendant de nombreuses semaines – on en a vu de toutes les couleurs...

 

New (in the) Box
Si la zone « entreprises » de l’Électrolab comporte déjà deux pièces opérationnelles depuis février 2015, l’aménagement du troisième local ne s'est terminé qu'en octobre de cette même année. La complexité particulière du lieu ne permettait pas de terminer les travaux en synchronisme avec les deux autres espaces. Les stratèges du lab avaient initialement dédié ce troisième espace comme bureau de coworking sous forme d’un open space (bureaux en plateau ouvert) de huit places. La demande d’espaces privatifs étant plus importante que les espaces collaboratifs, la troisième pièce est actuellement louée in extenso à une seule structure. Des places de coworking pourront néanmoins être mises à disposition en d’autres endroits du lab. La transformation entre espace privatif et espace partagé se limite d’ailleurs à déplacer des bureaux et des armoires, ce qui est aisément réalisable et même, si nécessaire, parfaitement réversible.
Comme d’usage, les membres de l’Électrolab se sont mués en apprentis artisans pour mener à bien ce chantier. Ragréage, plâtre, isolation, ventilation, électricité, éclairage, réseau informatique, menuiserie métallique et peinture sont les principaux chantiers qu’il aura fallu mener pour transformer une ancienne zone de stockage en un lieu de travail agréable.
Bien entendu, aucun des membres du lab n’est un professionnel des corps de métiers usuellement sollicités pour aménager une pièce. Moralité : c'est réalisé – comme d’habitude – un peu à la «one again, version Électrolab » : comprendre, analyser, se documenter, apprendre des professionnels pour obtenir un résultat que n’importe quel expert du cru qualifierait indubitablement de modeste, mais qui est suffisant pour notre usage et pour les startups que nous accueillons : simple, propre et fonctionnel.

Box entreprise n°3 entièrement terminé et aménagé : il est prêt à être loué

Box entreprise n°3 entièrement terminé et aménagé : à peine achevé il est déja loué!

Finalement, pour des bénévoles agissant pro bono et sans compétences professionnelles avérées dans le second-œuvre, le résultat est – ma foi – fort honnête. D’ailleurs, l’évaluation est d’autant plus aisée et flatteuse lorsqu'on est juge et partie 🙂

 

Custom enclosure
Outre les réseaux d'eau et d'éléctricité, des gaines du système de ventilation parfois cachées, parfois apparentes parcourent les plafonds du lab. Dans le box entreprise n°3, deux tuyaux souples raccordés à une VMC doivent passer sous l'un linteau en béton armé qui supporte la dalle de l'étage supérieur. Le linteau étant un élément de structure qu'il est impossible de découper même partiellement sans risquer de le fragiliser, il n'y a pas d'autre solution qu'un passage sous-jacent des tubes. En conséquence, la hauteur du plafond est abaissé d'environ quinze centimètres sur une surface d'un demi-mètre carré. À cet endroit précis, les deux gaines de ventilation vont être cachées par un coffre sur mesure réalisé à partir d'élements d'ossature en acier pour plaques de plâtres. Deux membres se sont attelés à sa conception et sa réalisation lors d'un récent week-end de travaux, pour une mise en place pendant un soir de semaine. Le caisson sera amovible, facilitant ainsi une éventuelle inspection ou action de maintenance. On n'est jamais trop prudent 😉

Supports métalliques pour la réalisation d'un cache masquant les tuyaux de ventilation

Système d'ossature métallique amovible pour le caisson masquant les gaines de ventilation du box entreprise n°3

Cache des gaines de ventilation : mise en place des planches de contreplaqués

Le même caisson que ci-contre, après fixation des premières planches de contreplaqués

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Pressons pressons,
La réhabilitation de notre presse hydraulique d'atelier arrive à son terme. Il convient d'admettre qu'une poignée de membres n'a pas ménagé ses soirées et ses week-ends pour remettre sur pied cette machine acquise chez un ferrailleur.
Tout a été démonté, décapé puis remonté et repeint. Le système d'alimentation pneumatique - trop vétuste - a été remplacé par des éléments plus modernes.
Disposer d'une presse hydraulique, c'est l'assurance de pouvoir démonter et remonter sans heurt bon nombre d'assemblages et sous-ensembles mécaniques. Ainsi, la dépose ou la mise en place de roulements à billes est une opération courante qui s'effectue sans risque et très simplement à la presse, alors que l'on peut s'embarquer dans une galère sans nom sans un tel équipement.
Pour qu'une presse soit exploitable, il convient de lui adjoindre des outillages adaptés aux différentes actions à mener. L'Électrolab est désormais à un niveau d'équipement suffisant pour concevoir par ses propres moyens les indispensables "chasse roulements" que ce soient ceux de forme "tampon" ou de forme "cloche".
L'idéal étant de disposer à terme d'un lot relativement complet couvrant une vaste plage de diamètres, par exemple de 2 à 50 mm pour les tampons et de 8 à 150 mm pour les cloches.
Pour des usages plus spécifiques tel que le pliage de tôles et l'utilisation d'outils de brochage, des adaptateurs spéciaux devront être conçus. Enfin, il convient d'admettre qu'une presse hydraulique à déplacement lent comme celle-ci n'est pas idéale pour les travaux de découpe ou de déformation de tôles. De plus sa capacité n'est "que" de cinquante tonnes, ce qui est un peu juste. Mais en attendant mieux, on s'en contentera.

Presse hydraulique d'atelier Photo prise chez le ferrailleur en juin 2013

Presse hydraulique d'atelier. Capacité : cinquante tonnes
Photo prise chez le ferrailleur en juin 2013

 

Presse hydraulique de cinquante tonnes, entièrement réhabilitée par les membres

La même presse, entièrement réhabilitée par les membres de l'association

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Got us under pressure
Et justement le "mieux" est déjà arrivé au lab. En effet, au printemps 2015, notre association a pu rapatrier – parmi d'autres machines de métallerie – une imposante presse à vis de quatre vingt tonnes. C'est une presse "rapide" dont l'énergie de frappe est "stockée" dans deux lourdes roues à inertie, bien visibles en haut de la machine. Ce type d'équipement est idéal pour des travaux d'encochage et d'estampage de tôles, mais peut aussi servir de marteau-pilon de forge. Par chance, le précédent propriétaire disposait d'un lot de matrices de découpe de tôles qui, bien évidemment, a été récupéré par le lab. La machine de près de trois mètres de hauteur, qui pèse une bonne tonne, n'est pas encore opérationnelle : elle nécessite une action de réhabilitation conséquente pour la remettre en service et l'adapter un tant soit peu aux normes actuelles. Sûr que l'on trouvera parmi nos membres des personnes intéressées par un tel chantier.

Presse à vis 80 tonnes, à restaurer Un tel équipement est particulièrement adapté aux estampages et découpe d'encoches.

Presse rapide à vis ayant une capacité de quatre-vingt tonnes. La restauration complète reste à faire

 

Pestacle
L'Électrolab a accueilli en zone convi pendant une semaine une petite troupe de théatre, afin de leur permettre de répéter et de parfaire leur œuvre actuelle. En remerciement, les deux actrices et auteures du spectacle "Il était une fois Internet" ont assuré le jeudi 26 octobre une représentation colorée et vivante devant un public d'une cinquantaine de personnes. Si le conte présenté est principalement dédié aux plus jeunes à partir de huit ans, les thématiques et problématiques présentées ont également l'heur de sensibiliser les adultes aux enjeux de la toile, qu'ils soient des acteurs du numérique ou de simples utilisateurs d'Internet.

 

Spectacle "Il était une fois l'Internet"

Spectacle "Il était une fois l'Internet"

Spectacle "Il était une fois l'Internet"

Spectacle "Il était une fois l'Internet"