Electrolab Il faut utiliser les choses comme elles doivent etre utilisees… ou pas !

8Avr/17Off

Moving forward, before moving upward

Posted by Damien Hartmann

Nous sommes toujours en course pour lancer l'Alpha Rocket de l'Electrolab en juillet prochain : il reste à peine plus de trois mois !

Parmi les nouvelles du projet depuis fin octobre, nous sommes très heureux d'avoir été rejoints par Zakaria et Vivien, qui apportent chacun des compétences précieuses en électronique, et une nouvelle dynamique à l'équipe.

Plein d'avancées ces derniers mois :

  • du côté de la télémètrie, nous avons finalement abandonné le Xbee, notamment parce que l'un des deux modules acquis initialement était en panne et qu'il n'était plus disponible à la vente. Nous sommes passés au protocole LoRa, avec deux modules dont la portée a été testée avec succès lors d'une froide soirée de janvier jusqu'à une portée de près d'un kilomètre. Avec une apogée autour de 1,5km, et compte tenu de la position du centre de contrôle et de la descente sous parachute, nous estimons avoir besoin d'une solution dont la portée atteint 3km.

Le test en cours d'un module LoRa : on ne voit pas Zakaria sur la photo, frigorifié 1 km plus loin au bout de la rue !

  • La partie mécanique du système de contrôle du roulis est prête, il ne manque que les ailerons. Et côté logiciel, il manque le logiciel !

  • Des tests ont été faits pour l'impression du support du miroir en forme de cône qui va permettre la prise de vue à 360°, à partir d'une simple mini-caméra 2D.

  • Le parachute a été découpé, cousu, et testé avec succès !

Ça aurait pu s'appeler "Atelier couture pour l'espace" !

La soufflerie dernier cri de l'Electrolab

  • Le PCB du séquenceur est prêt, le buzzer intégré, et nous avons enfin trouvé le dispositif final qui permettra l'ouverture de la porte d'éjection : une simple gâchette de porte, qui grâce à un ressort intégré se comporte exactement comme nous le voulons (ce n'était pas le cas du précédent solénoïde).

  • Le support et la case éjectable du parachute sont prêts, après de multiples tentatives d'impression 3D infructueuses : un grand merci à Vincent et Xavier pour leur aide et leurs conseils sur le sujet !

  • Et enfin, l'électronique de la trajectographie a fait un bon en avant, permettant en passant à Vivien de découvrir un nouveau pan des mathématiques qu'il ne connaissait pas  (le quaternion), tout en contrôlant que tous les composants acquis il y a plus d'un fonctionnent encore. Plus de détails sur le sujet dans le wiki.

Le schéma du système de trajectographie

La prochaine grosse étape, c'est l'intégration de tous ces éléments. Une réunion de toute l'équipe est prévue sur le sujet au lab le 29 avril prochain, puis nous aurons en ligne de mire la 3e rencontre des clubs espace des 3 et 4 juin où Planète Sciences donnera le go / no go pour la participation à la campagne de lancement.

Ces avancées sont super enthousiasmantes : nous comptons bien porter les couleurs de l'Electrolab plus haut qu'elles ne sont jamais allées d'ici le 21 juillet prochain !

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8Mar/17Off

Electrolab on Nanterre local station

Posted by Samuel Lesueur

Malgré le peu d'articles sur ce blog, l'activité de l'Electrolab n'a jamais été aussi forte !

Nous avons récemment été à la médiathèque Pierre et Marie Curie pour animer un atelier de présentation de l'impression 3D et un atelier d'initiation à la soudure de petits kits open source conçus maison.

Ce fut également l'occasion de dédier une émission de Radio Agora, la radio des initiatives citoyennes Nanterriennes au mouvement des makers.

Retrouvez l'émission sur le site de Radio Agora
Retrouvez la couverture de la journée par la webtv nanterrienne

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28Oct/16Off

How far from the rocket launch?

Posted by Damien Hartmann

Des tubes d'alu par ici, de la toile de parachute par là, des restes de tentatives d'impression 3D de supports pour case éjectable à d'autres endroits, de temps à autres des cris de joie après le "clac" d'une tige métal tirée au sein d'un solénoïde... La plupart des membres du lab sont au courant du fait que depuis un certain temps, une petite équipe travaille sur la conception et la fabrication d'une fusée expérimentale ("fusex").

La fabrication de fusées amateurs est très encadrée en France. C'est l'association Planète Sciences qui a reçu la délégation du CNES (l'agence spatiale française) pour encadrer et suivre les projets et organiser la campagne de lancement annuelle, baptisée C'Space. La prochaine, au cours de laquelle nous comptons lancer la "Alpha Rocket" de l'Electrolab, aura lieu du 16 au 22 juillet 2017.

rendualpha-rocket

Rendu de la fusée finale (environ 2m de longueur / 10cm de diamètre)

Notre équipe a officiellement commencé à travailler sur cette fusée en été 2015, avec l'objectif initial de lancer lors du C'Space de juillet 2016. Entre temps nous avons eu l'occasion de découvrir une bonne partie du sens de "It's rocket science" (les sous-systèmes ne fonctionnent pas comme ils devraient entre 95% et 99% du temps, ils tombent en marche 1 à 5% du temps...), ainsi que du fait que combiner activité professionnelle et/ou études en plus de l'activité fusex rend compliqué la tenue des échéances. Nous avons donc dû décider en juin 2016 de décaler le lancement à 2017.

Début octobre, au cours d'une réunion de re-lancement du projet pour la nouvelle année scolaire, nous avons fait le point sur les différents éléments à compléter :

  • organisation générale : nous utilisions jusque là la plateforme collaborative de gestion de projet Asana, finalement jugée pas naturelle pour la plupart des membres.  Nous allons désormais tenter d'utiliser les threads Google Groups comme base par sous-système, en gardant le fil pour un sous-sytème donné. L'autre point organisationnel, c'est d'essayer au maximum d'assigner les sous-systèmes par binôme, plutôt qu'à une seule personne jusqu'ici, afin d'entretenir la motivation mutuelle.
  • séquenceur (qui commande l'ouverture du parachute n secondes après le décolage) : il restait à la date de la réunion à débugger le circuit, ce qui a était fait entre temps. Le circuit est maintenant opérationnel, après plusieurs mois d'échecs (et d'apprentissage !) répétés.

Circuit du séquenceur

Vue du circuit du séquenceur sur breadboard, avec dans le fond le solénoïde et sa tige.

  • PCB pour le séquenceur : nous prévoyons de nous inscrire tous à une formation PCB du lab avec Philippe "pda" et d'en profiter pour réaliser le PCB final.
  • Support interne pour carte électronique du séquenceur  : pourrait être intégré au support du contrôle de roulis, Nicolas et Mohcine vont le concevoir ensemble pour que le tout s'intègre dans le raccord entre le segment bas et le segment central de la structure.
  • Parachute : après plusieurs tests de différents types d'accrochage des suspentes à la toile de spi, nous avons finalement trouvé cette semaine une solution qui a l'air de fournir la résistance satisfaisante. La prochaine étape est de coudre la toile finale, ronde, de la même façon.

Test couture toile de spi

Le dernier test de couture de la toile, avec bride intégrée dans la bordure, à laquelle les suspentes seront attachées.

  • structure interne (bagues d'alignement du moteur) : les bagues sont déjà conçues, il ne reste qu'à les imprimer via imprimante 3D.
  • structure interne (supports PCB) : reste à concevoir le support du PCB du système de prise de vue à 360° et de la télémétrie. Ce dernier sera intégré à la coiffe, qui sera imprimée 3D. Ils peuvent aussi être montés dans le raccord entre le segment central et le segment plexi haut, avec plancher et épaulement, comme le montre le schéma ci-dessous.

schema-raccord-support-pcb

Possible conception du support PCB.

  • Système de prise de vue à 360° : la prochaine étape est le montage à faire du cône pour tester la qualité de la caméra et du miroir.
  • Contrôle de roulis : il reste à ré-alèser les coupleurs, à re-designer et fabriquer les ailettes, et à redesigner le support avec intégration dans raccord.
  • Télémétrie : Antoine et Raphaël doivent revérifier le dernier montage xBee.
  • Coiffe : à designer.
  • Ailerons : on les garde pour la fin, afin de pouvoir les ajuster selon le poids final de la fusex et son centre de gravité.

Il nous reste encore beaucoup de choses à faire, mais forts de l'expérience de l'année écoulée nous sommes confiants sur le fait que ce soit réalisable d'ici le mois de juillet prochain !

Vous pouvez suivre les avancées du projet, et obtenir plus de détails sur les différents sous-systèmes, sur la page dédiée du wiki. Et si tout ça vous donne envie de participer, vous êtes les bienvenus ! Venez nous voir un soir d'ouverture (généralement le mardi), ou envoyez-nous un mail de contact sur fusex_electrolab@googlegroups.com.

équipe_Fusex

Nicolas, Antoine et Damien avec une partie de la Alpha Rocket

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31Juil/16Off

Various tooling machines repair actions

Posted by Eric

Comme de mise depuis les débuts de l'Électrolab, les membres consacrent une partie de leur temps à la maintenance et réhabilitation des équipements du lab. Outre la grande fraiseuse CNC Charlyrobot évoquée dans un précédent blog, plusieurs autres machines sont en cours de restauration ou réparation.
Par exemple, notre fidèle fraiseuse CNC de marque TOS FNG 40, qui mène bon train avec son poids de trois tonnes, a été upgradée ces dernières semaines avec un lot de pièces de rechange en bon état provenant d'une machine similaire.
Une poignée de membres s'est attachée à ce chantier d'envergure – environ deux cent heures – nécessitant de mettre sérieusement les mains dans le cambouis. Il convient de rappeler qu'aucun des intervenants n'est un professionnel ou un spécialiste de la réparation de machines-outil. En se documentant et en agissant méticuleusement et sans précipitation, ces travaux d'envergure peuvent être menés avec succès par des profanes sans grande expérience préalable. L'Internet regorge de howto, moocs et autres webminars de réparation mécanique qui – bien que ne s'appliquant pas spécifiquement à notre modèle de machine – contribuent à l'autoformation des membres pour réussir le challenge que constitue une telle action de maintenance.
Ainsi, le groupe hydraulique, l'écran de contrôle, le système de graissage centralisé,les plaques de parement des glissières, la règle de mesure et le lardon de l'axe Z ont été remplacés car fatigués ou en mauvais état.
De nombreuses autres pièces de rechange, tel la broche, la boîte boite de vitesse robotisée, la table rotative, le moteur et la pompe de graissage, les vis à billes, les étages de puissance, les servomoteurs et le système de compensation hydraulique, issues de la seconde machine, ont été démontées et sont désormais stockées afin de parer à bon nombre de dysfonctionnements, qu'ils soient bénins ou synonymes de réparation lourdes.

Fraiseuse CNC 4 axes TOS FNG 40

Fraiseuse CNC 4 axes TOS FNG 40 après restauration. Le capot de protection anti-éclaboussures n'a pas été réinstallé pour le moment

 

Mais il n'y a pas que les grandes machines outil qui sont aux bons soins des bricoleurs. Ainsi, le lab a récemment récupéré gratuitement une machine de thermoformage. L'appareil – quasiment neuf – était encore dans son carton d'origine et n'a jamais été utilisé par son premier propriétaire. Deux bricoleurs ont pu le réparer et le remettre en service en seulement trois heures. Les quelques menus problèmes tels qu'un défaut électrique, un moteur tombé de son socle et une pile au lithium à remplacer dans la minuterie sont les seuls points d'attention qui se sont présentés. L'équipement désormais réparé permet de mettre en œuvre le procédé dit de "formage sur moule positif par le vide" présenté ici à partir de la page cinq. Nul doute que les modélistes du lab sauront mettre à profit la possibilité de produire directement dans nos locaux des coques fines en plastique à partir de moules en plâtre ou en bois. Ce même procédé est intensivement utilisé dans l'industrie pour la réalisation de barquettes de stockage, ce qui est bien pratique si l'on doit créer des systèmes de rangement pour de petits objets de formes tarabiscotées.

Thermoformeuse récupérée par le lab. Les pannes étaient minimes et n'ont nécessité qu'une demi-journée pour la réparation

Thermoformeuse récupérée par le lab. Elle est désormais opérationnelle

Premier essai de thermoformage

Premier essai de thermoformage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit routeur CNC "(pour Computer Numerical Control", c'est-à-dire "piloté par ordinateur", pour faire simple) est également en cours de restauration par quelques membres. Comme souvent, ces machines d'une bonne vingtaine d'années ont une électronique de commande obsolète qu'il faut – sans hésiter – remplacer par du matériel moderne. En effet, le logiciel de gestion original – si tant est qu'on en dispose – et la carte de commande sont d'un autre âge et pas aisés à faire évoluer, vu que tout est propriétaire.
Plutôt que de faire fonctionner un OS MS DOS 3.11, que ce soit en natif ou dans une machine virtuelle, autant ne pas gaspiller son temps et opter d'emblée par le pilotage via un logiciel indexeur récent et des étages de puissance modernes, directement disponibles sur étagère (off the shelf, comme disent nos amis anglophones).
Une fois remis en service, ce routeur de capacité 200 x 200 mm sera dédié au perçage de circuits imprimés, notamment dans le cadre de la future mise en œuvre d'un procédé type "double-face trou métal" où le perçage des trous et vias est obligatoirement réalisé en CNC.

Mini routeur CNC en cours de restauration. Il servira exclusivement au perçage de circuits imprimés

Mini routeur CNC en cours de restauration. Il servira exclusivement au perçage de circuits imprimés

 

Le même groupe de bricoleurs termine également la remise en service d'un minuscule tour CNC. Vu les dimensions et les performances de la machine, son intérêt est plus pédagogique qu'opérationnel. Le tournage CNC de petites pièces en plastique et en bois est dans le domaine du possible. Par contre, le tournage de pièces en métal n'est pas vraiment réalisable. Autre limitation : à l'origine, la machine ne disposait pas de poupée mobile interdisant de fait le tournage entre pointes, la réalisation de perçages, et par extension, d'alésages dans les pièces usinées.
Les spécialistes de la fonderie et de l'usinage lourd du lab ont entrepris de contribuer à ce projet via la réalisation d'une contre-poupée de taille adaptée au petit tour pédagogique. Une fois réhabilité, il permettra aux profanes de découvrir de manière ludique le tournage par commande numérique, ce qui est quand même moins engageant que d'utiliser notre grand tour CAZENEUVE avec son mandrin surdimentionné ayant une capacité de serrage de 480 mm.

Mini-tour CNC. La machine a été entièrement restaurée par des membres

Mini-tour CNC. La machine a été entièrement restaurée par des membres

 

Second world war
Parfois, des matériels anciens peuvent être intéressants à restaurer. C'est le cas d'un petit tour parallèle conventionnel de précision fabriqué par la société Hardinge à Elmira, NY, qui excelle aujourd'hui encore dans ce domaine d'activité. Arrivé en France après la seconde guerre mondiale dans le cadre du plan Marshall, le tour a servi de longues années dans l'atelier d'une petite société de mécanique. Puis laissé un peu à l'abandon dans les années 2000, il est arrivé à l'Électrolab il y a quelques mois. Évidemment, en l'état, on constate le poids des ans. Mais la mécanique et solide et bien conçue. Ce tour de précision n'a d'ailleurs pas de mandrin : il utilise des pinces de serrage que nous avons reçues avec la machine, garantissant ainsi une excellente concentricité. Seul point faible, les verniers sont en mesures impériales, mais nous verrons plus loin qu'il y a des solutions pour remédier à cela.
Une fois validé le fait que les éléments essentiels de l'équipement sont tous présents et dans un état acceptable, décision est prise de le restaurer entièrement.
On commence par un démontage complet suivi d'un décapage du bloc principal – en fonte d'un seul tenant – constitué de la poupée fixe, du banc parallèle, du bac de récupération et du piètement. Après une première couche de peinture époxyde, l'effet visuel est déjà remarquable et rajeunit sensiblement la vieille machine. Plusieurs autres améliorations sont prévues : le moteur va être remplacé par un modèle triphasé récent, avec variateur de fréquence, ce qui limitera grandement le déplacement de courroie qui fait actuellement office de boîte boite de vitesse. L'ajout de règles de mesures et d'un DRO (un afficheur de position digital) palliera efficacement aux verniers gravés en pouces.
Au gré des semaines, une petite équipe de membres intervient régulièrement sur ce projet, contribuant ainsi au renouveau d'une machine-outil datant de l'immédiat après-guerre.
D'ici la fin de l'année, on pourra utiliser ce tour de précision pour toutes les pièces de petites tailles, parfois délicates à réaliser sur un grand tour parallèle, tel le Famot ou le Cazeneuve.

 

Tour Hardinge, dans l'état où l'on l'a reçu

Tour Hardinge, dans l'état où l'on l'a reçu

Tour Hardinge. Chariot transversal

Tour Hardinge. Chariot transversal

 

 

 

 

 

 

 

 

Tour Hardinge. Une belle collection de pinces de serrage

Tour Hardinge. Une belle collection de pinces de serrage

Tour Hardinge. Mise en place d'une pince de serrage dans le porte-pince

Tour Hardinge. Mise en place d'une pince de serrage dans le porte-pince

 

 

 

 

 

 

 

 

Tour Haridinge. Une première couche de peinture lui donne déjà quelque allure

Tour Haridinge. Une première couche de peinture lui donne déjà quelque allure

8Juin/16Off

Hot(te) rodders

Posted by Eric

Le bar de l'Électrolab sert principalement des boissons, mais on dispose également d'un four traditionnel et d'un micro-ondes, afin que les membres puissent faire réchauffer leurs lasagnes chèvre-épinards et les pizzas surgelées amenées sur place. Évidement, les flaveurs artificielles ajoutés à ces plats industriels dégagent une odeur de graillon qui finit par envahir la moitié du lab. Ce qui a pour conséquence de donner faim à tout le monde 🙂 . Pour limiter ces menus^^ désagréments, l'installation d'une hotte aspirante puissante devrait résoudre le problème. Vu qu'elle ne sert que ponctuellement, un modèle d'occasion modifié pour nos besoins spécifiques fera bien l'affaire. Nous avons toutefois choisi une version "cuisine collective" en acier, dotée d'une bonne capacité d'aspiration.

Hotte aspirante du bar. Découpe de la sortie "aspiration" au coupeur plasma

Hotte aspirante du bar. Découpe de la sortie du tuyau d'évacuation à la torche plasma

Hotte aspirante du bar. Mise en place des chevilles de fixation au mur. En haut le tuyau d'aspiration en DN250

Mise en place des chevilles de fixation pour la hotte aspirante du bar. En haut le tuyau d'aspiration en DN250

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hotte aspirante du bar. Ça y est elle est fixée au mur

Ça y est elle est fixée au mur

Hotte aspirante du bar. Installation terminée avec les grilles de de maintien des filtres métalliques

Installation terminée avec les grilles de maintien des filtres métalliques

 

 

 

 

 

 

 

 

L'aménagement du bar a nécessité de nombreux autres travaux, tant en plomberie-sanitaire qu'en construction et adaptation de meubles. Tout a été réalisé sur mesure afin d'optimiser la place disponible, en maximisant les fonctionnalités et la facilité d'entretien.

Découpe du plan de travail du bar

Découpe du plan de travail du bar

 

 

 

gazétage

 

 

Il y a quelques semaines, nous évoquions sur ce blog l'installation de notre chaudière au gaz. Le raccordement audit gaz est désormais en bonne voie. Le coffret compteur-vanne-détendeur a été installé par nos soins dans le mur d'enceinte de la propriété. La tranchée arrivant de la conduite principale située dans la rue jusqu'en limite de propriété a été creusée et le tuyau d'alimentation y a été déposé. Le raccordement a été effectué à chaque extrémité dudit tuyau par un professionnel du cru.

Désormais, il reste à réaliser l'autre côté du raccordement, à savoir du coffret de rue jusqu'à la chaufferie, soit vingt bons mètres de tranchée. Les bagnards membres sont toujours partants lorsqu'il s'agit de retrouver les gestes des cantonniers d'antan, excellant dans le maniement de la pelle et de la pioche. Seuls des êtres faibles et oisifs remplacent cette saine gymnastique par un chantier sans âme ni sueur réalisé à la pelleteuse mécanique.

Lorsque la conduite de gaz sera arrivée à l'entrée de la chaufferie, la dernière étape consistera à y raccorder notre chaudière et à modifier le branchement de notre circuit d'eau chaude. Une fois les vérifications de sécurité effectuées, l'opérateur devrait prochainement nous ouvrir les vannes (de gaz). Pour l'hiver prochain, tout sera opérationnel question chauffage.

Installation par nos soins d'un coffret gaz supplémentaire dans le mur d'enceinte.

Installation par nos soins d'un coffret gaz supplémentaire dans le mur d'enceinte.

 

Le sujet "gaz" a un second volet qui – après un long sommeil – vient récemment de sortie de sa léthargie. Du temps du lab V1, il y a cinq ans, un réseau d'air comprimé (et oui l'air est aussi un gaz) a été créé et mis en service dans nos petits locaux de 150 m². Il était simplement alimenté par un compresseur premier prix acheté en GSB, qui nous a créé pas mal de soucis car nous dépassions allègrement le facteur de marche pour lequel il était prévu. Il a donc rendu l'âme à deux reprises 🙁 .

Quand le lab s'est agrandi et que les zones existantes ont changé de place, le réseau d'air comprimé originel a été en grande partie démantelé. On pouvait encore trouver, courant le long des murs, quelque tuyau en polyéthylène haute pression, se terminant parfois par un raccord, parfois par ...rien.

Le manque de fiabilité du premier compresseur nous a rapidement encouragé à acquérir un modèle sérieux, de qualité professionnelle, disposant d'une pompe à palettes performante et relativement silencieuse. Ce nouveau compresseur est installé depuis un an en zone méca lourde où un tuyau libre alimentait alternativement, et au gré des besoins, des soufflettes, la fontaine de lavage, la presse hydraulique, le système de lubrification air-huile de la fraiseuse Charlyrobot et la perceuse inversée dédiée aux circuits imprimés.
Évidemment, le nombre d'appareils utilisant l'air comprimé augmentant, promener simplement le tuyau souple d'un endroit à l'autre du lab finit par lasser. Sans compter que s'il y a plusieurs utilisateurs simultanés, on doit à chaque fois bricoler un raccordement temporaire ou bien attendre son tour...

Cette situation dégradée est désormais révolue. Quelques membres ont consacré deux week-ends weekends et quelques soirées pour construire un nouveau réseau d'air comprimé centralisé. Environ cent mètres de tuyaux ont été installés en méca lourde, méca light, impression 3D et plusieurs points de raccordement ont été posés. Tout cela est alimenté par le compresseur à palettes déjà évoqué précédemment. L'air est séché par un sécheur d'air fonctionnant sur le principe de la climatisation, ce qui limite grandement la condensation d'eau dans les tuyaux. L'air comprimé est de ce fait délivré "sec", comme on est en droit de l'attendre dans tout bâtiment industriel. Enfin, une grande cuve spéciale "air comprimé" complète le dispositif en servant de tampon. Si requis, une lubrification d'huile est ajoutée localement aux équipements ayant ce besoin. Les différents consommateurs d'air comprimé susmentionnés sont en cours de raccordement au réseau, ce qui permettra de les utiliser simultanément et sans passer par des préparatifs fastideux.

Réseau d'air comprimé centralisé du lab. Réalisation à l'aide de tuyaux de polyéthylène

Réseau d'air comprimé centralisé du lab réalisé en partie à l'aide de tuyaux en polyéthylène

Réseau d'air comprimé centralisé du lab. Le sécheur d'air supprime quasiment toute l'humidité de l'air distribué. Un équipement indispensable tant l'air comprimé humide est problématique

Le sécheur d'air supprime quasiment toute l'humidité de l'air comprimé distribué. Un équipement indispensable tant l'air comprimé humide est problématique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le réseau d'air comprimé "sec" va encore s'étendre prochainement vers les zones projets, élec et élec avancée.
À moyen terme, il est prévu de mettre en service notre grand compresseur de 10CV à pompe rotative, permettant ainsi le raccordement de gros consommateurs, tels les équipements de sablage.
Et une fois le réseau d'air comprimé complètement achevé, on pourra sereinement planifier puis réaliser un nouveau chantier du même acabit : le réseau centralisé de vide^^.

 

(Laser) show off
Récemment, le lab a récupéré une découpeuse laser d'entrée de gamme de seconde main. La machine de fabrication asiatique aux fonctionnalités classiques dispose d'un laser CO2 de 70W à excitation haute-tension permettant toutes sortes de découpes et gravure sur planches de bois et plaques de plastique. Les premiers essais semblent plutôt concluants même si des logiciels spécifiques et un peu anciens sont requis pour piloter les moteurs pas-à-pas. Cela étant, si la mécanique et l'optique sont encore en bon état, il n'est pas exclu que la partie logicielle soit mise prochainement au standard 2016, ce qui accroîtra accroitra sa facilité d'exploitation.
Un tel appareil complète indéniablement les autres équipements de découpe du lab (cisailles et scie à ruban) et sera fort utile pour les activités tels les loisirs (ré)créatifs et le modélisme.

Découpeuse laser CNC à tube CO2 de 70W

Découpeuse laser CNC à tube CO2 de 70W

Pièces découpées au laser dans une plaque de plastique transparent

Pièces découpées au laser dans une plaque de plastique transparent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'ailleurs, on est en droit de se demander pourquoi un tel équipment n'arrive que maintenant à l'Électrolab ? Alors que notre structure a déjà cinq années d'existence! Et bien, l'Électrolab étant un hackerspace, il n'a pas vocation a concurrencer ou imiter ce qui se fait usuellement dans les fablabs, désormais nombreux en Île-de-France.
Les différences entre fablabs et hackerspaces sont certes subtiles et donc parfois délicates à expliquer. L'une des plus remarquable à nos yeux est qu'un hackerspace limite l'acquisition d'équipements neufs tel que défini dans la charte des fablabs du MIT afin de privilégier l'acquision de machines d'occasion, qui seront réparées puis remises en service par les membres de l'association. De même, nous encourageons fortement la conception et la fabrication de nos propres équipements, ce qui – dans de nombreux cas – permet d'obtenir des machines aux qualités raisonnables tout en maintenant la dépense au minimum.
Pour en revenir à la découpeuse laser, le fait de ne pas en disposer a sciemment permis d'éviter l'effet "membre d'un jour" qu'ont observé certaines structures mettant en avant la présence d'un tel équipement dans leurs locaux, ce qui a dans certains cas engendré de véritables files d'attente pour les travaux de découpe laser. Mais bon nombre d'utilisateurs ne venaient que pour cet équipement précis et ne participaient à aucune autre activité ou publication de leurs projets.
C'est bien la preuve que le besoin d'un service de découpe laser est avéré et doit être couvert par des acteurs économiques qui souhaitent le promouvoir. A contrario l'Electrolab n'a pas vocation à fournir de services à tiers, que ce soit en découpe laser ou autre : l'usage des équipements est réservés aux membres.
Mais finalement, n'est-il pas plus intéressant de concevoir sa propre découpe laser plutôt que de simplement se servir d'un modèle commercial? Dans ce domaine, on a deux projets dans les cartons et celles et ceux que cela intéresse peuvent prendre contact avec nous pour une petite visite. Inscrivez-vous sur contact [AT] electrolab [POINT] fr

 

World Wide Meb
Les équipements hors normes – vous le savez déjà – ont indéniablement leur place à l'Électrolab. Et bien, nous venons enfin d'entrer dans le cercle très fermé des hackerspaces disposant d'un "MEB", un Microscope Électronique à Balayage ("SEM", Scanning Electron Microscope en anglais). À notre connaissance, deux autres structures comparables à la nôtre disposent également d'un tel équipement, il s'agit de dɸ/dt en Californie et Pumping Station One à Chicago. Notre équipement de marque CAMBRIDGE, entièrement analogique, a un facteur de grossissement maximum de 280 000 fois ce qui doit permettre de résoudre jusqu'à 10 nanomètres environ. Comme bon nombre des équipements récupérés du lab, notre MEB a besoin d'une petite maintenance et va bénéficier de quelques modifications. Par exemple, l'ajout d'une seconde pompe turbomoléculaire directement au niveau du canon à électrons permettra l'obtention plus rapide d'un vide poussé. Le remplacement du tube photomultiplicateur par un modèle récent beaucoup plus sensible est aussi à l'étude.

Manifestement, les microscopes électroniques des autres hackerspaces précédement cités sont peu ou prou de la même époque que le nôtre : les années quatre vingt dix. Ils sont sortis du service actif du fait que les entreprises et institutions qui les utilisaient les ont désormais remplacés par des équipements plus performants tel les microscopes à force atomique (AFM) ou les microscopes à effets tunnel (STM), dont un superbe exemplaire combinant ces techniques, est mis en oeuvre à l' ESPCI de Paris.
À l'Électrolab, on se contentera d'un vénérable MEB d'ancienne génération, mais qui dans les prochains mois devrait néanmoins nous livrer quelques images intéressantes. Stay tuned, comme on dit 🙂

 

Microscope électronique à balayage. En cours de remise en état, afin de bientôt scruter l'infiniment petit. Pour parfaire le vide, on pense déja à lui rajouter une seconde pompe turbo-moléculaire

Microscope électronique à balayage. En cours de remise en état, il permettra bientôt de scruter l'infiniment petit

 

24Mai/16Off

Rent Space in our hackerspace: box 3 available now

Posted by Clement

Comme vous le savez, l'Electrolab V2 a la capacité d'accueillir trois startups ou projets en son sein pour leur permettre de mener à bien leurs projets dans de bonnes conditions.

En plus des bureaux et des aménagements classiques d'une pépinière d'entreprise (accès 24/7, internet très haut débit, espace de détente convivial, salles de réunion, machine à café etc), les locataires bénéficient (après formation et sur réservation) de l'accès aux équipements dont le lab dispose, ce qui leur permet de prototyper facilement leur projet de manière efficace, sans avoir besoin d'investir dans tout l'équipement, qui est ici mis à leur disposition pour un prix modique.

Après Immersive Robotics, victime de son succès qui avait du déménager vers plus grand, c'est au tour des occupants du box 3 de voler de leurs propres ailes. Arrivés en octobre 2015 à 3 personnes, ils sont aujourd'hui 6, avec 4 recrutements additionnels en cours : c'est tout le mal qu'on leur souhaitait en un peu plus de six mois !

Le troisième box entreprise de l'Electrolab, maintenant disponible à la location !

Le troisième box entreprise de l'Electrolab, maintenant disponible à la location !

Si vous souhaitez louer cet espace de 55 m² pouvant recevoir jusqu'à 8 personnes dans un lieu unique pour y développer votre entreprise, n'attendez pas : contactez nous rapidement, il n'y en a qu'un seul de disponible ! Il sera disponible dès juillet.

A noter que nous proposons toujours une adhésion pour les entreprises, leur donnant accès à notre local et à nos ressources même si elles ne sont pas locataire d'un box à part entière.

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7Mai/16Off

Another click on the wall

Posted by Eric

Les écrans tactiles sont désormais systématiquement utilisés lors de la mise en œuvre de logiciels de point de vente (POS pour "Point Of Sale" en anglais). Une dalle digitalo-tactile^^ est plus pratique que le couple clavier + souris : le logiciel présente directement les différents produits vendus sous forme de boutons et/ou d'aplats de couleur. L'interface graphique se manipule "aux doigts" : c'est rapide et d'un apprentissage très simple. Pour ce que soit agréable d'utilisation, la dalle tactile doit être bien fixée et ne pas vibrer ou bouger lorsqu'on appuie frénétiquement sur la surface sensible. En conséquence, les pieds de ces écrans tactiles sont particulièrement massifs et lourds. Pour notre bar ("des sciences", donc sans alcool 🙂 ), nous avons souhaité fixer l'écran tactile au mur : cela évite d'encombrer le zinc ou le plan de travail.
Les supports muraux pour écran sont aisés à approvisionner: moult revendeurs en proposent de nombreux modèles à la vente. Mais est on certain que celui que l'on aquière est à la fois compact, rigide et néanmoins aisément orientable? Bien entendu, on peut retourner un produit qui ne convient pas et se faire rembourser dans la foulée. Mais cela ne fait pas avancer le schmilblick et on reste finalement avec son problème en les mains. D'autre part, il existe de nombreuses configurations de position des vis qui assurent la fixation de l'écran au plateau orientable, pour lequel le standard "VESA" est le plus connu.
En conséquence, il a été acté que fabriquer notre propre support mural à partir de plats d'acier et tuyaux de chauffage complété d'une rotule récupérée sur un pied de moniteur, serait tout à fait réaliste. La découpe des bruts se fait à la scie à ruban à arc incliné, l'assemblage mérite la soudure TIG DC, la plus propre qui soit. Une fois le corps monté, on poursuit par le percement et le taraudage les trous de fixation de la rotule. Le travail s'achève par un dégraissage complet et deux couches de peinture.
Le support réalisé n'est certainement pas un summum en matière de design, mais il est robuste et fonctionnel. On n'en demande pas plus.

Bras de maintien réalisé sur mesure et sciemment surdimensionné pour l'écran tactile du bar

Bras de maintien réalisé sur mesure pour l'écran tactile du bar

Logiciel POS installé sur l'écran tactile

Logiciel POS installé sur l'écran tactile du bar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Large size CNC router
Le lab a récupéré voici quelques semaines une nouvelle fraiseuse CNC à portique de marque Charlyrobot. Ce modèle est de conception similaire à la machine dont on dispose déja et qui nous rend bien des services. Ce qui change, c'est la surface de travail qui avec 700 x 1000 mm est nettement plus conséquente et permet de ce fait l'usinage de planches de taille moyenne, tel les portes de meubles de cuisine. Actuellement cette machine oversized est démontée, nettoyée et remise au goût du jour. Le système de pilotage des moteurs original fabriqué par la société Isel est technologiquement obsolète. En conséquence, comme ce fût le cas pour la première Charly, on ne garde que la mécanique sans réutiliser le module de pilotage, préférant à ce dernier un système réalisé par nos soins par intégration de modules récents, qui ont l'avantage d'être immédiatement disponibles sur étagère. Disposer d'un système de pilotage identique pour les deux fraiseuses à portiques CNC – tant sur le plan matériel que logiciel – simplifie leur exploitation, leur maintenance et la gestion des pièces de rechange.

Une fois démonté l'ensemble des éléments mécaniques et autres sous-ensembles, il convient d'auditer chaque pièce afin de vérifier sa fonctionnalité et son état. Certains des paliers linéaires à billes sont manifestement défectueux : leur déplacement sur les arbres cylindriques en acier rectifié n'a plus la douceur et légèreté attendue : on ressent clairement des points de friction lorsqu'on déplace le chariot manuellement. Ces éléments n'étant pas réparables, un nouveau jeu de guides linéaires a été monté en lieu et place du système à barres rectifiées.

Il reste également à choisir un moteur de broche performant. Les expériences précédentes ont montré que les défonceuses que nous utilisions, toutes conçues sur la base d'un moteur dit "universel" – même si elles affichent 1 kW de puissance absorbée – sont très limitées. À faible vitesse, le rendement et le couple deviennent dérisoires : le moteur peine dès que l'on doit usiner ne serait-ce qu'une simple plaque de Duraluminium® et il donc difficile de définir un couple vitesse de broche et avance convenable.
Pour une telle fraiseuse, l'idéal est de disposer d'un routeur brushless triphasé de 3kW avec refroidissement liquide, variateur électronique et changeur d'outil automatique qui offrira une capacité d'usinage en rapport avec les dimensions et performances de la partie mécanique de la machine.

En dépit de la charge de travail conséquente – de l'ordre de deux a trois cent heures-homme – la réhabilitation de cette seconde fraiseuse à portique avance à grand pas. C'est grâce à l'implication assidue et régulière d'une poignée de membres que l'on a bon espoir de pouvoir mettre en service ce nouvel équipement d'ici l'été 2016.

Restauration du routeur CNC grand modèle de marque Charlyrobot. En haut de l'image on distingue la vis à billes logée dans le portique transversal

Restauration du routeur CNC grand modèle de marque Charlyrobot. En haut de l'image on distingue la vis à billes logée dans le portique transversal

Restauration du routeur CNC grand modèle de marque Charlyrobot. Envers de la table de fraisage

Envers de la table de fraisage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restauration du routeur CNC grand modèle de marque Charlyrobot. Remontage du piètement

Remontage du piètement

CharlyBig_Avec PanneauxDeCartérisation_30466

Les panneaux de cartérisation latéraux sont désormais en place. Sous la table, un tiroir à copeaux a été confectionné sur mesure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'électronique de commande de la fraiseuse a été entièrement repensée pour qu'elle soit en phase avec les attendus actuels. L'ensemble du système de pilotage est groupé dans un rack 19" 4U qui intègre le PC, les étages de puissance, la gestion de l'air comprimé pour le refroidissement et la lubrification des outils ainsi que toutes les alimentations électriques.

Fraiseuse Charlyrobot grand modèle : réalisation du rack de pilotage. Il intègre le PC de pilotage, les étages de puissance, la gestion de l'air comprimé pour le refroidissement et la lubrification des outils ainsi que toutes les alimentations. Pour fabriquer un tel sous-ensemble, comptez 100 heures de travail

Réalisation du rack de pilotage de la fraiseuse à portique Charlyrobot grand modèle. Comptez cent heures de travail pour intégrer tous les éléments d'un tel sous-ensemble et installer/paramétrer tous les outils logiciels

Susstudio
Notre zone convi et ses canapés moelleux permet d'organiser facilemement de petites présentations – tels les "lightenig talks" – ou formations pour un public de dix à vingt personnes. Afin que le speaker ne doive pas s'époumonner en cas de bruit de fond intempestif, quelques membres ont eu le bon goût gout d'installer une petite chaîne chaine d'amplification audio. En effet, il n'est pas exclu que de la pièce d'à-coté sourde la dissonante élégie d'une meuleuse dont le plateau abrasif égalise un lopin d'acier, dans un panache d'étincelles dorées. Le grondement sourd d'un transpalette ou une discussion animée sur ce qui se passait avant le big-bang, a également la fâcheuse tendance à brouiller le message du speaker et obérer l'attention de son auditoire.
Comme notre zone convi n'a pas la configuration d'un théâtre antique – où architecture et acoustique sont intimement liées – il faut trouver un autre moyen pour que celui qui parle puisse se faire entendre. En un mot il faut amplifier. Mais amplifier la voix de l'orateur n'est pas suffisant. Il faut aussi pouvoir diffuser le son des vidéos de présentation, mixer l'ensemble pour une diffusion en direct par Skype, enregistrer le tout pour une numérisation audiovisuelle ou pour la création d'un flux destiné à la baladodiffusion.
Évidemment, on ne s'improvise pas régisseur ou ingénieur du son du jour au lendemain. D'où quelques tâtonnements et petits ratés d'enregistrements voire de diffusion. L'inexpérience ajouté au fait que le matériel récupéré çà-et-là ne suffit ou ne convient pas imposait de réagir. En effet, les enceintes un peu vieillissantes manquaient de jus et nécessitaient d'être remplacées par des neuves sélectionnées dans la gamme d'un constructeur de référence. L'absence de micros propres au lab ne pouvait plus être compensé par les prêts des membres, car le besoin est récurrent et imposait de fait l'acquisition – dans un premier temps – de quelques exemplaires filaires. Les modèles sans fil, ce sera pour plus tard.
Au bout de quelques mois, le pilotage par ordinateur de la régie son s'affirme. La fiabilité, les fonctionnalités et la qualité de restitution en direct et en enregistrement s'améliorent. On est sur la bonne voix voie. À moyen terme, l'Électrolab va encore étoffer son équipement audio et vidéo tant pour un usage interne – tel la visioconférence – que pour un usage externe, par exemple pour la sonorisation et l'animation de stands lors de foires ou autres événements ponctuels auxquels notre association participe régulièrement.

Régie audio provisoire du lab

Régie audio du lab

 

 

 

3Mai/16Off

The Electrolab is part of the soul of Nanterre

Posted by Samuel Lesueur

L'émission "Cité Gagnant" sur la chaine LCP présente une sélection de villes dynamiques et originales en mettant l'accent sur les initiatives citoyennes qui sont moteur au sein de la communauté.

Cette édition de l'émission était sur notre ville de Nanterre, et ils sont donc venus nous rendre une petite visite 🙂

Voir l'émission complète sur le site de LCP

Voici le petit extrait qui se passe chez nous

Télécharger la vidéo : Extrait Electrolab / Emission Complete

Un grand merci à Aida Touihri et toute l'équipe de cité gagnante pour leur gentillesse !

Remplis sous: News Commentaires
10Mar/16Off

Smoking is not littering

Posted by Eric

La cigarette électronique, vous en avez certainement entendu parler, vu le nombre d'usagers qui vapotent et de boutiques spécialisées qui commercialisent ces produits. Mais saviez-vous qu'il existe aussi des cigarettes électroniques jetables ?  En cherchant un peu sur le Net, on peut trouver une évaluation d'un tel dispositif.

Mais pourquoi s'intéresser à un tel produit?
Il se trouve que le lab a à disposition une cinquantaine de cigarettes électroniques jetables, manifestement neuves mais qui ne fonctionnent pas, car leur pile interne est vide. Elles ont été trouvées par terre, éparpillées sur un trottoir d'une commune altoséquanaise 🙁

A battery life
En réalité, dans ces cigarettes jetables il n'y a pas de pile, mais un accumulateur Li-ion. Pourtant aucun dispositif ou connecteur destiné à la recharge n'a été prevu : l'accu est chargé "à bloc" à la fabrication, mais une fois celui-ci vide, on jette tout 🙁 . Idem pour le liquide qui produit la fumée artificielle : rien n'a été envisagé pour recharger en propylène glycol parfumé le petit linge humidifé qui sert de "réservoir". C'est vraiment un truc à usage unique. Une fois utilisé, le déchet qui subsiste n'est rien d'autre qu'un MÉGOT ÉLECTRONIQUE.
Et ça, ça ne s'invente pas !

A clever choice ?
On peut légitimement se demander pourquoi le fabricant de cigarettes jetables a sélectionné un accumulateur au lithium plutôt qu'un élement primaire. Le choix du métal est relativement aisé à comprendre : les éléments électrochimiques mettant en œuvre le lithium disposent de l'énergie massique la plus élevée, désormais supérieure aux piles alcalines. Comme l'énergie emagasinée sert au chauffage et donc à l'évaporation d'un liquide, il faut pouvoir la stocker le plus efficacement possible.
La raison du choix d'un accumulateur plutôt qu'une pile primaire est moins évidente. Les cellules primaires au lithium les plus courante sont soit au lithium-manganèse soit au lithium-chlorure de thionyle (SOCl2), ce dernier composé étant sous forme liquide. On peu arguer que la production des premières n'est pas très courante – ce qui rend l'élément coûteux – et que pour le second couple électrochimique, l'oxychlorure mis en œuvre est particulièrement corrosif, c'est qui pose un réel problème de sécurité si l'élément venait à être endommagé. Le choix d'un accumulateur Li-ion semble, in fine, raisonné et résulte d'une équation caractéristiques/coût établie en lumière d'une bonne connaissance des marchés et des technologies de stockage d'énergie électrique.

Enfin, on ne trouve trace sur la e-cig ou son emballage – un petit tube entièrement transparent en plastique – d'un quelconque symbole de recylage qui est censé se trouver sur tous les produits alimentés par pile ou accumulateur, depuis que les directives européennes ont imposé voilà une dizaine d'année, l'existence de filières de recyclage spécifiques à ces produits.

Teardown
À l'intérieur d'une cigarette électronique on trouve peu ou prou ça:

Un exemple de ce que l'on peut trouver dans une cigarette électronique jetable

Exemple de ce que l'on peut trouver dans une cigarette électronique jetable

 

Celles que l'on a récupérées semblent de construction un peu plus simpliste, mais les sous-ensembles essentiels – tels que présentés par les deux images ci-après – sont bien présents.

Cigarette électronique jetable dont on a extrait l'accumulateur Li-ion

Cigarette électronique jetable dont on a extrait l'accumulateur Li-ion. Tout à gauche, on distingue le capteur de pression différentielle duquel sortent trois petits fils électriques

Partie basse de l'image : la petite spirale métallique constituée de fil résistif entoure la mèche de fibre de verre. Ce minuscule chauffage assure l'évaporation du propylène glycol et produit ainsi de la fumée...sans feu :)

Partie basse de l'image : la petite spirale métallique constituée de fil résistif entoure la mèche de fibre de verre. Ce minuscule chauffage assure l'évaporation du propylène glycol et produit de ce fait de la fumée...sans feu 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Use or re-use ?
Outre le dispositif déclencheur (probablement un capteur de pression différentiel rudimentaire) qui peut mériter que l'on s'y intéresse, le plus utile dans la cigarette électronique "jetable" est l'accumulateur.
Après les avoir quelque peu requinqués, les spécialistes du lab ont observé qu'environ deux accumulateurs sur cinq étaient encore utilisables. La capacité indiquée sur l'élément est de 280 mAh. Sûr que les membres du lab sauront mettre en œuvre ces minuscules accus dans des montages électroniques un peu moins fumeux qu'une cigarette électronique jetable.

Oreillette Bluetooth en version "steampunk". L'accumulateur rectangulaire original était défectueux. Pour faire quelques essais, on le remplace temporairement par un modèle extrait d'une e-cig jetable

Oreillette Bluetooth en version "steampunk". L'accumulateur rectangulaire original (en bas sur l'image) était défectueux. Pour faire quelques essais avec l'oreillette, on le remplace temporairement par un modèle cyllindrique extrait d'une e-cig jetable

Remplis sous: Technology Commentaires
6Fév/16Off

Feel the heat

Posted by Eric

Au fur et à mesure que le nombre de pièces disponibles dans nos locaux s'accroît, il convient de les équiper pour que le travail y soit aisé et agréable. Bien que plusieurs de ces pièces soient efficacement isolées, leur chauffage en hiver est indispensable, car même la présence de dizaines de personnes et leur naturelle chaleur humaine 😉 ne suffit pas à garantir une température agréable. Jusqu'à présent, l'Électrolab a surtout chauffé ses locaux à l'électrique, car c'est un moyen qui est efficient en cas de présence occasionnelle dans les lieux, ce qui était le cas jusqu’à un passé récent.

Désormais, le lab est ouvert toute la journée en semaine, souvent en soirée et la nuit, ainsi que le week-end, ce qui rend le chauffage électrique bien moins compétitif. Si certaines zones excentrées restent pour le moment dotés de convecteurs, les zones de grande taille à proximité de la nouvelle entrée vont désormais être équipées d'un chauffage au gaz. Plus exactement, c'est une unique chaudière au gaz naturel (= gaz de ville) qui va – à terme – alimenter plusieurs aérothermes soufflant de l'air chaud. Nous avons opté pour une chaudière récente de 170kW qui pèse un peu plus de 400 kg et qui a l’avantage appréciable de n’avoir rien coûté du tout, puisqu'il s'agit d'un appareil de récupération qui nous été aimablement offert 🙂 . Ça fait chaud au cœur.

Nettoyage d'un aérotherme de récupération au Karcher

Désembouage du circuit d'eau d'un aérotherme de récupération à l'aide d'un nettoyeur haute pression

La chaudière était rangée dans notre stock depuis quelques mois. Restait à la positionner à son emplacement définitif dans la chaufferie du bâtiment. Cette petite promenade de chaudière fut exécutée magistralement le week-end dernier. Et comme il s’agit d’une chaudière « sur pattes », elle sait aussi prendre l’escalier, enfin presque !

Déplacement de la chaudière: ça passe tout juste!

Déplacement de la chaudière: après l'escalier, ça passe tout juste en hauteur!

Ça y est, la chaudière de 400 kg est en place!

Ça y est, la chaudière a atteint son emplacement définitif !

 

 

 

 

 

 

 

 

Joke on the water
La chaudière désormais en place, il reste bien évidemment à construire le réseau de tuyauterie d'eau de chauffage.
Haha la bonne blague ! Le coût d'une telle installation effectuée par un professionnel étant incompatible avec les moyens financiers du lab, c'est donc tout naturellement que les membres de l'association s'improvisent apprentis chauffagistes avec mise en pratique immédiate dans l’objectif de construire le réseau de tuyauteries en acier entre la chaudière et les aérothermes. Il va sans dire que pour un bâtiment industriel tel que le nôtre et les exigences normatives qui s’y appliquent, toute solution à base de tuyauterie plastique (PER) tel que mis en œuvre désormais dans les appartements et maisons individuelles est inadaptée. Et il serait souhaitable que ce réseau soit terminé avant l'arrivée des véritables frimas d’hiver, qui par chance, tardent franchement cette année. Bref, une équipe soudée travaille actuellement tous les week-ends sur le chantier chauffage, climatisation et ventilation qui a encore besoin de bras supplémentaires. On embauche dare-dare.

Préparation des raccords en acier

Préparation des raccords en acier

Installation des tuyaux de chauffage

Installation des tuyaux de chauffage

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça gaze
Mais il n'y pas que la tuyauterie du circuit de chauffage à construire. Le raccordement à la cheminée impose quelques travaux de fumisterie. Plus fâcheux, la puissance de la chaudière est telle que le raccordement en gaz de ville actuel du bâtiment est sous-dimentionné: il faut une nouvelle conduite en provenance du pipeline de gaz principal qui court dans la rue, à un bon mètre sous terre. Il est donc illusoire de vouloir mettre en service notre chaudière cet hiver: la nouvelle dérivation de gaz ne sera installée que courant 2016 par une entreprise spécialisée, qui a la capacité de mener ce type de chantiers.

Et en attendant, on sautille sur place pour ne pas avoir trop froid ?
Par chance, il existe une autre chaudière dans le bâtiment qui abrite l'Électrolab et son propriétaire accepte que l'on y branche temporairement notre réseau de chauffage. Bien entendu, l'énergie soustirée sera mesurée afin que l'on puisse dédommager le propriétaire de la seconde chaudière en raison du surcroît de gaz qu'il va consommer.

On dirait un arbre de Noël tel que ceux qui surmontent les puits de pétrole. Pourtant le lab ne s'est pas (encore) lancé dans l'exploitation pétrolière. Ce n'est que le tuyau de liaison entre deux réseaux de chaleur, réalisé par des membres

Cela ressemble fort à un arbre de Noël tel que ceux surmontant les puits de pétrole. Pourtant le lab ne s'est pas – du moins pour le moment – lancé dans l'exploitation pétrolière. Ce n'est qu'un élement de liaison entre deux réseaux d'eaux de chauffage, réalisé par des membres. On distingue les vannes et le circulateur triphasé.

Heat pipe
Plus de cent mètres de tuyauteries acier en DN40 ont déja été intallées par les chauffagistes en herbe du lab. Le réseau actuel va encore être modifié et étendu de manière notoire. Mais ce qui est en place est déja opérationnel et permet de chauffer efficacement l'entrée du lab et l'ensemble de la zone convi. Le flux d'air crée par plusieurs extracteurs puissants permet d'amener cette chaleur dans d'autres pièces. De même, le passage des tuyaux (volontairement) non isolés dans d'autres zones du lab a le bon goût d'élever leur température de quelques degrés.
Certes, ces travaux de chauffage sont loin d'être terminés. Des sous-ensembles majeurs, telle la centrale de traitement d'air (CTA) sont encore en constuction et de nombreux autres tuyaux et gaines sont en attente d'installation. Dans les semaines à venir, on espère progressivement diminuer la consommation électrique nécessaire au chauffage de nos locaux, tout en étant paré contre les prochaines offensives de l'hiver.

Installation provisoire d'un aérotherme à eau chaude dans le bar. Puissance de chauffe : 50 kW

Installation provisoire au plafond du bar d'un aérotherme à circuit d'eau chaude. Puissance de chauffe : 50 kW